Nos jours ensoleillés
Les plus beaux souvenirs souvent nous font pleurés
Troublés de longs adieux, de larmes, de prières
Ils caressent nos jours, de parfums vénérés
Et mêlent mortes eaux et remous de rivières
Nos jours ensoleillés, comme angélus des soirs
S'envolent dolemment vers le ciel nostalgique
Leur arpège éclatant, au linceul d'écrits noirs
Déroule un ruban d'or, vaporeux et mystique
Quand l'âme du passé, d'un souffle monte en nous
Vers d'infinis désirs, le présent nous invite
Le soleil au couchant embrase les blés roux
Sur la plage Bretonne une barque est en rade
Dans ce pays de spleen, parcourus de frissons
A l'heure exquise où se fane le crépuscule
S'émeut d'étranges voix, au charme des moissons
Le jour qui meurt ruisselle est la chouette hulule
Dans l'odorant jardin les rêves sont permis
Une éternelle paix récite Lamartine
La maison de Milly, le lac, le crucifix
Sous les chênes d'antan le bonheur s'imagine
Troublés de longs adieux, de larmes, de prières
Ils caressent nos jours, de parfums vénérés
Et mêlent mortes eaux et remous de rivières
Nos jours ensoleillés, comme angélus des soirs
S'envolent dolemment vers le ciel nostalgique
Leur arpège éclatant, au linceul d'écrits noirs
Déroule un ruban d'or, vaporeux et mystique
Quand l'âme du passé, d'un souffle monte en nous
Vers d'infinis désirs, le présent nous invite
Le soleil au couchant embrase les blés roux
Sur la plage Bretonne une barque est en rade
Dans ce pays de spleen, parcourus de frissons
A l'heure exquise où se fane le crépuscule
S'émeut d'étranges voix, au charme des moissons
Le jour qui meurt ruisselle est la chouette hulule
Dans l'odorant jardin les rêves sont permis
Une éternelle paix récite Lamartine
La maison de Milly, le lac, le crucifix
Sous les chênes d'antan le bonheur s'imagine
3 commentaires
debbie · le vendredi 28 septembre 2018 à 16:51
Belle soirée à vous Marc
Avec mon Amitié
Debbie
Rêveuse · le vendredi 28 septembre 2018 à 18:38
Ce spleen empli de souvenirs "qui font pleurer", je l'ai ressenti en vous lisant et il m'a émue!
Mais cela ne vous empêche pas, bien au contraire de ciseler vos vers comme de belles pépites poétiques émouvantes
"Dans ce pays de spleen, parcourus de frissons
A l'heure exquise où se fane le crépuscule
S'émeut d'étranges voix, au charme des moissons
Le jour qui meurt ruisselle est la chouette hulule"
Merci pour cette superbe poésie à lire et relire!
avec mes amitiés
Susan* Coquelicot * · le dimanche 30 septembre 2018 à 09:09
Dans vos vers on sent le spleen, sans doute lié au changement de saison …
Votre poésie est belle et émouvante …
Dans le dernier quatrain, j’ai revu une merveilleuse promenade que j’ai fait durant l’été, celle où je visitais la maison de Jean Cocteau , La Chapelle Saint-Blaise et le magnifique jardin odorant…
Ces lieux sont à Milly !!!
Bon dimanche à vous et merci pour ce beau poème qui m’a rendue nostalgique de l'été !!!
Amitiés.
Susan
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