Ne cherchez pas ailleurs seul l'âme est un miroir

Il n'est pas un de nous, à deux pas de la tombe
Qui ne garde en son cœur le parfum d'un amour,
L'ébauche d'un baiser, les yeux d'une colombe;
C'est quand revient le soir juste à la fin du jour
Quand l'astre se fiance aux arbres de l'orée
Que remontent de loin les troublants souvenirs
De candides bonheurs assiègent la pensée
Maintes fois rappelés par le feu des plaisirs
Où des rêves perdus ruisselant de tendresse
D'une poussière d'or imitent la moisson
Fleurs écloses en mai que le présent redresse
Tout comme le ciel bleu d'un fier regard profond
La braise du passé est un cierge fragile
Un souffle peut l'éteindre au col de l'encensoir
Pour entendre l'écho pas besoin d'évangile
Ne cherchez pas ailleurs seul l'âme est un miroir
Il est bon de venir aux pages de l'automne
Paisiblement songer à l'ombre d'un pommier
Alors que la chaleur paresse monotone
Que les doigts du soleil arrosent le hallier
Ces souvenirs perdus c'est un peu de nous-mêmes
Chacun de nous comprend au fond qu'il est tout seul
Que rien ne changera malgré bien des poèmes
Même au coeur de la nuit notre âme est un linceul
De sa mère au tombeau chacun a son histoire
D'impénétrables jours caressent notre esprit
Du glaive aux bouquets d'or le coeur est une armoire
Et pour rêver encore il reste l'infini
Il est des jours anciens dont le souffle m'inspire
Cette clarté d'aurore éveille au fond de moi
Le sourire éclatant d'un ange qui soupire
Il reste de mon père un astre d'or qui croît
https://youtu.be/voQhp1K2TSk
Qui ne garde en son cœur le parfum d'un amour,
L'ébauche d'un baiser, les yeux d'une colombe;
C'est quand revient le soir juste à la fin du jour
Quand l'astre se fiance aux arbres de l'orée
Que remontent de loin les troublants souvenirs
De candides bonheurs assiègent la pensée
Maintes fois rappelés par le feu des plaisirs
Où des rêves perdus ruisselant de tendresse
D'une poussière d'or imitent la moisson
Fleurs écloses en mai que le présent redresse
Tout comme le ciel bleu d'un fier regard profond
La braise du passé est un cierge fragile
Un souffle peut l'éteindre au col de l'encensoir
Pour entendre l'écho pas besoin d'évangile
Ne cherchez pas ailleurs seul l'âme est un miroir
Il est bon de venir aux pages de l'automne
Paisiblement songer à l'ombre d'un pommier
Alors que la chaleur paresse monotone
Que les doigts du soleil arrosent le hallier
Ces souvenirs perdus c'est un peu de nous-mêmes
Chacun de nous comprend au fond qu'il est tout seul
Que rien ne changera malgré bien des poèmes
Même au coeur de la nuit notre âme est un linceul
De sa mère au tombeau chacun a son histoire
D'impénétrables jours caressent notre esprit
Du glaive aux bouquets d'or le coeur est une armoire
Et pour rêver encore il reste l'infini
Il est des jours anciens dont le souffle m'inspire
Cette clarté d'aurore éveille au fond de moi
Le sourire éclatant d'un ange qui soupire
Il reste de mon père un astre d'or qui croît
https://youtu.be/voQhp1K2TSk
4 commentaires
debbie · le mardi 13 novembre 2018 à 17:02
Belle fin de journée à vous
Avec mon Amitié Poétique
Debbie
Rêveuse · le mardi 13 novembre 2018 à 18:12
Ce "miroir de l'âme " a su lui aussi m'inspirer des vers, il n'y a pas longtemps alors j'y crois profondément et votre poème en est un merveilleux témoignage!
les souvenirs de nos parents, les beautés de la nature, tout est là pour permettre la méditation même si elle nous renvoie à la "solitude" de l'être humain!!!!
"La braise du passé est un cierge fragile
Un souffle peut l'éteindre au col de l'encensoir
Pour entendre l'écho pas besoin d'évangile
Ne cherchez pas ailleurs seul l'âme est un miroir "
merci à vous de nous enchanter dans la joie ou la mélancolie!!!!
belle soirée avec mes amitiés !
henridurtal · le mardi 13 novembre 2018 à 20:44
gerleg · le vendredi 16 novembre 2018 à 10:55
Comment ne pas être séduit par vos vers si réguliers autant que par l'expression de l'âme qui s'en dégage.
Gerleg.
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