Il est un bout de France

Pas loin de la Lorraine et des Vosges sauvages
Il est un bout de France où se tournent mes yeux
Là-bas pas d'Océan, d'affolants paysages
Pas de riches manoirs, de châteaux merveilleux
Mais des vallons secrets que la verdure enlace
Où poussent des sapins, des chênes indomptés
Où des ramures d'or volent l'art à la grâce
Avec tant de vents fous qu'au bois naissent des blés
Des tâches de soleil d'où le bonheur s'élève
Tandis que des coteaux dans leur robe de lin
Deviennent au mois d'avril, basilique de rêve
Cathédrale de paille où fabuleux écrin
Dans un coin de mon coeur , sous des fleurs angéliques
La terre où ma jeunesse effleurait le foin blond
Les gours silencieux, les rocs mélancoliques
Me vaut bien des émois, ensoleille mon front
Pays de cerisiers, de champignons, de chasse
Le vin tombait à flot dans de jolis bistros
Muguet où marronniers où cafè de la place
Le bonheur y coulait au long des apéros
Comme luit un joyau caressé par l'aurore
Je revois mon village à l'heure des moissons,
Sous la neige en hiver, flamboyant par la flore
Ce terroir me parlait par le chant des grillons
Enlacé par le Doubs, par de longues verdures
Mon royaume natal restera le témoin
De mon premier amour sous les riches dorures
A l'ombre d'un pommier sur un lit doux de foin
Enfant j'aimais jouer dans la forêt paisible
Ainsi le vert Mont-Bart serti d'un anneau d'or
Aux jours de mon printemps d'un plaisir indicible
Imbibé de senteurs devenait mon décor
Quand la plaine flambait, à l'âge du sourire
Sous l'azur éclatant parmi les foins coupés
Chaque aubépine en fleur devenait mon empire
J'admirais l'argus bleu sur l'or des prés dorés
On à beau me parler, callanques à Marseille
Du pays de cocagne à deux pas de Paris
Du rivage Breton de sa vague vermeille
Des cols Pyrénéens de moutons envahis
Rien ne pourra jamais effacer de mon âme
Les branches de mon nid qu'angélisent les Cieux
Je parlerai toujours avec en moi la flamme
Du clocher Bavanais, du sol de mes aïeux
Et puis au fond de moi, des jours mélancoliques
Arriment mon esprit à des ombres, des croix
Ainsi mon encrier parfumé de colchiques
S'il chante bien souvent, tombe en pleurs quelquefois
Pourtant quand je reviens, si je verse une larme
Le charme Franc-Comtois dépose sur mon front
L'authentique splendeur d'une auréole parme
En retrouvant Bavans refleurit ma raison
Il est un bout de France où se tournent mes yeux
Là-bas pas d'Océan, d'affolants paysages
Pas de riches manoirs, de châteaux merveilleux
Mais des vallons secrets que la verdure enlace
Où poussent des sapins, des chênes indomptés
Où des ramures d'or volent l'art à la grâce
Avec tant de vents fous qu'au bois naissent des blés
Des tâches de soleil d'où le bonheur s'élève
Tandis que des coteaux dans leur robe de lin
Deviennent au mois d'avril, basilique de rêve
Cathédrale de paille où fabuleux écrin
Dans un coin de mon coeur , sous des fleurs angéliques
La terre où ma jeunesse effleurait le foin blond
Les gours silencieux, les rocs mélancoliques
Me vaut bien des émois, ensoleille mon front
Pays de cerisiers, de champignons, de chasse
Le vin tombait à flot dans de jolis bistros
Muguet où marronniers où cafè de la place
Le bonheur y coulait au long des apéros
Comme luit un joyau caressé par l'aurore
Je revois mon village à l'heure des moissons,
Sous la neige en hiver, flamboyant par la flore
Ce terroir me parlait par le chant des grillons
Enlacé par le Doubs, par de longues verdures
Mon royaume natal restera le témoin
De mon premier amour sous les riches dorures
A l'ombre d'un pommier sur un lit doux de foin
Enfant j'aimais jouer dans la forêt paisible
Ainsi le vert Mont-Bart serti d'un anneau d'or
Aux jours de mon printemps d'un plaisir indicible
Imbibé de senteurs devenait mon décor
Quand la plaine flambait, à l'âge du sourire
Sous l'azur éclatant parmi les foins coupés
Chaque aubépine en fleur devenait mon empire
J'admirais l'argus bleu sur l'or des prés dorés
On à beau me parler, callanques à Marseille
Du pays de cocagne à deux pas de Paris
Du rivage Breton de sa vague vermeille
Des cols Pyrénéens de moutons envahis
Rien ne pourra jamais effacer de mon âme
Les branches de mon nid qu'angélisent les Cieux
Je parlerai toujours avec en moi la flamme
Du clocher Bavanais, du sol de mes aïeux
Et puis au fond de moi, des jours mélancoliques
Arriment mon esprit à des ombres, des croix
Ainsi mon encrier parfumé de colchiques
S'il chante bien souvent, tombe en pleurs quelquefois
Pourtant quand je reviens, si je verse une larme
Le charme Franc-Comtois dépose sur mon front
L'authentique splendeur d'une auréole parme
En retrouvant Bavans refleurit ma raison
6 commentaires
Susan* Coquelicot * · le dimanche 25 novembre 2018 à 17:12
J'aime lorsque vous évoquez ce coin de France ...
Vous en parlez si bien que vos vers me renvoient toujours vers mon bout de France !!!
*Pas loin de la Lorraine et des Vosges sauvages
Il est un bout de France où se tournent me yeux
Là-bas pas d'Océan, d'affolants paysages
Pas de riches manoirs, de châteaux merveilleux
Mais des vallons secrets que la verdure enlace
Où poussent des sapins, des chênes indomptés *
Ces magnifiques paysages sont aussi les miens !!!
Un petit village de Haute Marne à quelques km des Vosges ...
*Rien ne pourra jamais effacer de mon âme ...*
Merci Marc j'ai adoré votre belle poésie, en vous lisant les images défilaient ...Quelle bonheur !!!
Belle soirée à vous et merci encore !
Rêveuse · le dimanche 25 novembre 2018 à 18:06
Quel bel hommage poétique rendu à votre région , c'est superbe et tout l'amour que vous ressentez pour elle, passe dans vos vers, au point que pour moi qui ne la connais pas....elle existe à mes yeux !
Merci pour ce partage magnifique!
bonne soirée avec mes amitiés cher poète!
debbie · le lundi 26 novembre 2018 à 12:13
Belle journée
Debbie
gerleg · le lundi 26 novembre 2018 à 13:43
Un réel talent poétique ainsi qu'une succession de vers rimés et ciselés dans l'âme.
rainbow · le lundi 26 novembre 2018 à 15:01
littéraires, vous avez depuis très
longtemps dépassé le Rimbaud du
"Dormeur du Val" et de toute sa 1ère
période classique !!! Amitiés Marc !
Pierre ( Dreampoems )
peauaime · le mercredi 28 novembre 2018 à 21:23
De jolis paysages en partage emprunts de nostalgie écrits avec tendresse.
Amitiés,
Emmanuel
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.