Bavans parle à mon coeur

Blotti frileusement à l'abris de la brise
Quand l'aube aux cheveux d'or l'inonde de rubis
Le village s'éveille aux ordres de l'église
C'est au pied du clocher de luzerne envahis
Vers ce qui fut jadis une admirable école
Que j'aime revenir, au soleil de la cour
En plein cœur de juillet quand l'hirondelle affole
Le ruban de l'azur et les toits à l'entour
Seule reste à mes yeux la pierre familière
Les bancs ont-ils gardé leur place d'autrefois?
Le tilleul est bien là, couronné de lumière
Je goûte près de lui le charme villageois
Bavans parle à mon cœur aux travers de l'enfance
Un point dans ma poitrine autant qu'un violon
M'enveloppe soudain d'amour et d'innocence
Je savoure en rêvant le retour du grillon
Cet instant hors du temps d'une ineffable ivresse
Fidèle aux souvenirs exhale gentiment
Tel un humble bouquet une onde enchanteresse
Sa cascade se plait à couler dans mon sang
Comme un vieux manuscrit aux pages séduisantes
Ainsi de fleur en fleur mon cher village aimé
Inonde ma raison de ses âmes absentes
Du temps évanoui plein de félicité
A l'ombre je peux voir couler tout à son aise
Le temps du porte-plume et du cartable en cuir
Même à mon âge d'or ces jours restent de braise
Sur l'aile de mes vers, puissent-ils ne finir.
Quand l'aube aux cheveux d'or l'inonde de rubis
Le village s'éveille aux ordres de l'église
C'est au pied du clocher de luzerne envahis
Vers ce qui fut jadis une admirable école
Que j'aime revenir, au soleil de la cour
En plein cœur de juillet quand l'hirondelle affole
Le ruban de l'azur et les toits à l'entour
Seule reste à mes yeux la pierre familière
Les bancs ont-ils gardé leur place d'autrefois?
Le tilleul est bien là, couronné de lumière
Je goûte près de lui le charme villageois
Bavans parle à mon cœur aux travers de l'enfance
Un point dans ma poitrine autant qu'un violon
M'enveloppe soudain d'amour et d'innocence
Je savoure en rêvant le retour du grillon
Cet instant hors du temps d'une ineffable ivresse
Fidèle aux souvenirs exhale gentiment
Tel un humble bouquet une onde enchanteresse
Sa cascade se plait à couler dans mon sang
Comme un vieux manuscrit aux pages séduisantes
Ainsi de fleur en fleur mon cher village aimé
Inonde ma raison de ses âmes absentes
Du temps évanoui plein de félicité
A l'ombre je peux voir couler tout à son aise
Le temps du porte-plume et du cartable en cuir
Même à mon âge d'or ces jours restent de braise
Sur l'aile de mes vers, puissent-ils ne finir.
7 commentaires
Susan* Coquelicot * · le jeudi 31 janvier 2019 à 07:40
Votre village où coule le Doubs sera pour toujours dans votre coeur ...
Vos souvenirs d'enfance vous les retrouver aussi dès que vos pas vous y emmènent !!!
Merci encore d'avoir partager vos belles émotions ...
Belle journée à vous Marc.
Susan
peauaime · le jeudi 31 janvier 2019 à 08:14
Les souvenirs d'enfance ont écris de tendres mots qui surgissent dans ton poème avec une douce empreinte d'émotions simples.
Un beau partage.
Bonne journée,
Emmanuel
debbie · le jeudi 31 janvier 2019 à 13:05
Belle journée
Debbie
henridurtal · le jeudi 31 janvier 2019 à 15:22
me dis-je en bavant d'admiration! Bravo Marc pour ces alexandrins d'une si belle facture.
Rêveuse · le jeudi 31 janvier 2019 à 17:12
je pense que vous pourriez faire un somptueux recueil de toutes ces poésies si touchantes et bien écrites!!!!
merci beaucoup avec mes meilleures amitiés !
domidom · le jeudi 31 janvier 2019 à 17:31
De beaux souvenirs d'enfance...
Existe t'il encore beaucoup d'écoles avec des tilleuls dans la cour, des bureaux en bois avec des petits trous pour enchâsser l'encrier, le tableau noir, la craie, la blouse grise du prof...
Qu'il est lointain ce temps....
Merci pour ce magnifique poème que je viens de lire, et relire avec beaucoup d'émotions...
A plus, Domie...
debbie · le jeudi 31 janvier 2019 à 18:46
Belle soirée !
Debbie
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