A l'ombre du vieux chêne

Quand je m'assieds le soir à deux pas du village
A l'ombre du vieux chêne où je m'en viens souvent
Un silence troublant fait frémir le feuillage
Chaque jour davantage un lent dépeuplement
Enterre le passé de l'ordre millénaire
Où sont les fenaisons, les blés en éventail
Les courageux faucheurs illuminant la terre
Et le frisson léger quand rentre le bétail
Qui monte du terroir jusqu'aux murs de l'église
Tant de siècles chargés de travaux et d'odeurs
De plateaux parfumés par l'aile de la brise
Et de chemins poudreux émerveillé de fleurs
La triste vérité bat le temps sur l'enclume
Les fruits de longs labeurs meurent à petit feu
Tandis que les murets, sous la ronce posthume
Témoin des jours heureux S'écroulent pour si peu
Quand tinte l'angélus aux traits du crépuscule
Au couvert de l'orée où plane la douceur
Palpite le désir de l'humble renoncule
La vie intemporelle héberge le rêveur
Je m'arrête parfois près d'une étable vide
Où règne l'abandon, les vaches aux doux yeux
N'habitent plus ce lieu, tout me parait sordide
Sans les charmants bovins, sans les veaux bienheureux
Je sens passer en moi, quand le soleil s'incline
Emouvant, vaporeux, le chagrin solennel
Plein de regrets dorés qu'un souvenir dessine
L'amour de mon pays, ce lien originel
Déverse dans mon cœur le chant d'une fontaine
Dans cet adieu du jour une larme me vient
Alors je sens mourir mon enfance lointaine
Quand l'âme est en jachère il ne nous reste rien
A l'ombre du vieux chêne où je m'en viens souvent
Un silence troublant fait frémir le feuillage
Chaque jour davantage un lent dépeuplement
Enterre le passé de l'ordre millénaire
Où sont les fenaisons, les blés en éventail
Les courageux faucheurs illuminant la terre
Et le frisson léger quand rentre le bétail
Qui monte du terroir jusqu'aux murs de l'église
Tant de siècles chargés de travaux et d'odeurs
De plateaux parfumés par l'aile de la brise
Et de chemins poudreux émerveillé de fleurs
La triste vérité bat le temps sur l'enclume
Les fruits de longs labeurs meurent à petit feu
Tandis que les murets, sous la ronce posthume
Témoin des jours heureux S'écroulent pour si peu
Quand tinte l'angélus aux traits du crépuscule
Au couvert de l'orée où plane la douceur
Palpite le désir de l'humble renoncule
La vie intemporelle héberge le rêveur
Je m'arrête parfois près d'une étable vide
Où règne l'abandon, les vaches aux doux yeux
N'habitent plus ce lieu, tout me parait sordide
Sans les charmants bovins, sans les veaux bienheureux
Je sens passer en moi, quand le soleil s'incline
Emouvant, vaporeux, le chagrin solennel
Plein de regrets dorés qu'un souvenir dessine
L'amour de mon pays, ce lien originel
Déverse dans mon cœur le chant d'une fontaine
Dans cet adieu du jour une larme me vient
Alors je sens mourir mon enfance lointaine
Quand l'âme est en jachère il ne nous reste rien
Enfance Le temps qui passe Nature
3 commentaires
debbie · le mercredi 3 juillet 2019 à 12:51
Mais l'enfance ne meurt jamais car elle reste pour toujours au fond du coeur. Merci du partage !
Belle journée
Debbie
domidom · le mercredi 3 juillet 2019 à 18:22
Comme il est beau ce poème, beau et dur à la fois, plus rien de ce que j'ai connu n'existe, tout change, trop vite, où sont nos belles prairies, nos gerbiers, nos foins que nous avions plaisir à engranger, les vaches qui broutaient l'herbe tendre des près, que de souvenirs dans ce poème, j'ai adoré, une fois de plus....
Je te dis, merci, car tu m'as fait revivre mon enfance..
Toujours un bonheur de te lire...
je vs embrasse, Domie
joeydu30210 · le jeudi 4 juillet 2019 à 18:09
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.