Une aube en ma pupille

C'était un jour d'hiver, un lourd manteau de neige
Habillait au dehors d'une unique couleur
Le silence et le jour. suspendant son arpège
L'oiseau laissait au vent le ton de la primeur.
J'avais neuf ou dix ans, avec comme cortège
Une œuvre poétique au charme ravageur,
Les bijoux de Victor, j'avais ce privilège
Être tranquille au chaud et me remplir le cœur
Du céleste savoir, cette harpe qui réveille
L'art en chacun de nous, sous chaque mot sommeille
La gerbe d'un avril, c'est bien ce jour premier
En découvrant les vers qu'Hugo fît pour sa fille,
Qu'une larme est tombée au fond de l'encrier,
Depuis s'est mit à croître une aube en ma pupille.
Habillait au dehors d'une unique couleur
Le silence et le jour. suspendant son arpège
L'oiseau laissait au vent le ton de la primeur.
J'avais neuf ou dix ans, avec comme cortège
Une œuvre poétique au charme ravageur,
Les bijoux de Victor, j'avais ce privilège
Être tranquille au chaud et me remplir le cœur
Du céleste savoir, cette harpe qui réveille
L'art en chacun de nous, sous chaque mot sommeille
La gerbe d'un avril, c'est bien ce jour premier
En découvrant les vers qu'Hugo fît pour sa fille,
Qu'une larme est tombée au fond de l'encrier,
Depuis s'est mit à croître une aube en ma pupille.
3 commentaires
rivaudais · le dimanche 27 mars 2022 à 23:51
rivaudais · le dimanche 27 mars 2022 à 23:55
plumeflore · le jeudi 31 mars 2022 à 11:04
Marc!
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