Je croyais que le temps

Je croyais que le temps effacerait l'histoire,
Comme l'herbe nouvelle étoffe le fossé,
Que la chape des ans scellerait ma mémoire,
Que coulerait de l'eau sur le destin brisé.
Et voilà que les fleurs, les tendres babillages
Font renaître une flamme au foyer de mon cœur,
Alors que sous mes yeux renaît des paysages;
Un lointain souvenir traîne en accroche-cœur
Le bonheur éclatant de ma folle jeunesse,
C'est le même parfum, des moments merveilleux,
C'est le même frisson, la pareille tendresse,
Aux travers de ces pleurs qui coulent de mes yeux.
Tout chavire au refrain du printemps sémantique,
L'hirondelle en plein ciel, signe le renouveau,
Ainsi que la jonquille à la pâleur mythique
En belles lettres d'or complète le tableau.
Ce moment suspendu, cet amour véritable,
Qui flotte dans le vent, puisque le merle noir
Le confesse au sous-bois d'un séduisant vocable,
Ne puis-je pas offrir à la brise du soir?
Ma sublime douleur, ne puis-je pas l'inscrire
D'un romantique élan à l'écorce d'un tronc?
Ou bien la suggérer quand le soleil expire,
De même que Alphonse à l'écho du vallon.
Comme l'herbe nouvelle étoffe le fossé,
Que la chape des ans scellerait ma mémoire,
Que coulerait de l'eau sur le destin brisé.
Et voilà que les fleurs, les tendres babillages
Font renaître une flamme au foyer de mon cœur,
Alors que sous mes yeux renaît des paysages;
Un lointain souvenir traîne en accroche-cœur
Le bonheur éclatant de ma folle jeunesse,
C'est le même parfum, des moments merveilleux,
C'est le même frisson, la pareille tendresse,
Aux travers de ces pleurs qui coulent de mes yeux.
Tout chavire au refrain du printemps sémantique,
L'hirondelle en plein ciel, signe le renouveau,
Ainsi que la jonquille à la pâleur mythique
En belles lettres d'or complète le tableau.
Ce moment suspendu, cet amour véritable,
Qui flotte dans le vent, puisque le merle noir
Le confesse au sous-bois d'un séduisant vocable,
Ne puis-je pas offrir à la brise du soir?
Ma sublime douleur, ne puis-je pas l'inscrire
D'un romantique élan à l'écorce d'un tronc?
Ou bien la suggérer quand le soleil expire,
De même que Alphonse à l'écho du vallon.
2 commentaires
vertflo · le mardi 11 avril 2023 à 23:08
Je passe de temps en temps pour lire certains '' auteurs '' qui postent sur le site.
C'est toujours pour moi un vrai délice de suivre votre plume qui ne se pose jamais tant elle a de beautés à nous dévoiler.
J'aimerai tant que ma plume soit aussi belle, légère et aussi soyeuse que la vôtre.
Vous atteignez toujours le point sublime du romantisme.
Lamartine, Musset, De Vigny, Chénier auraient certainement été admiratifs et peut être même jaloux de vos superbes et très sensibles écrits.
Bien à vous
Claude
plumeflore · le vendredi 14 avril 2023 à 09:24
Marc!
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.