La Sylphide parfaite

Elle avait la beauté précieuse d'un marbre,
D'un éclatant linceul, le don d'une blancheur
Digne d'un jour d'hiver, prêtait à sa pâleur
Les pinceaux fabuleux du soleil dans un arbre.
Sa douceur dispensait la paix d'un candélabre;
Était-elle d'un Dieu l'adorable splendeur,
Comment donc en douté? l'héroïque sculpteur
Avait-il épousé, quand l'aurore se cabre
Sa ligne éblouissante afin de l'ennoblir?
Elle-avait le succès d'être belle à mourir.
Pardon de la croquer sans le faire en cachette;
J'aimerais que mes vers se recouvrent de fleurs,
Pour que vous puissiez voir ses vivantes couleurs
Puisqu’elle est dans mon cœur la Sylphide parfaite
D'un éclatant linceul, le don d'une blancheur
Digne d'un jour d'hiver, prêtait à sa pâleur
Les pinceaux fabuleux du soleil dans un arbre.
Sa douceur dispensait la paix d'un candélabre;
Était-elle d'un Dieu l'adorable splendeur,
Comment donc en douté? l'héroïque sculpteur
Avait-il épousé, quand l'aurore se cabre
Sa ligne éblouissante afin de l'ennoblir?
Elle-avait le succès d'être belle à mourir.
Pardon de la croquer sans le faire en cachette;
J'aimerais que mes vers se recouvrent de fleurs,
Pour que vous puissiez voir ses vivantes couleurs
Puisqu’elle est dans mon cœur la Sylphide parfaite
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