Mon père

Parfois lorsque le Doubs, au soir se nimbe d'or,
Qu'une paix souveraine installe sa mouvance,
Que les lueurs du jour ne sont plus qu'une essence,
Se trame en mon esprit un émouvant décor.
Je revois à Bavans, mon père avant sa mort,
Il pêche en plein courant, sous un ciel de faïence;
C'est toujours près des eaux que revient son absence
Et ce rêve pesant qui retrouve son port;
D'un crépuscule étrange est comme un jour d'automne,
Il pleure au fond de moi, sa neige monotone,
Image en noir et blanc qui fleure mon pays,
Ce souvenir d'enfance est un bouquet de noce,
Il trouble mon hiver, colportant ses rubis
Et sera mon fleuron jusqu'au bord de la fosse.
Qu'une paix souveraine installe sa mouvance,
Que les lueurs du jour ne sont plus qu'une essence,
Se trame en mon esprit un émouvant décor.
Je revois à Bavans, mon père avant sa mort,
Il pêche en plein courant, sous un ciel de faïence;
C'est toujours près des eaux que revient son absence
Et ce rêve pesant qui retrouve son port;
D'un crépuscule étrange est comme un jour d'automne,
Il pleure au fond de moi, sa neige monotone,
Image en noir et blanc qui fleure mon pays,
Ce souvenir d'enfance est un bouquet de noce,
Il trouble mon hiver, colportant ses rubis
Et sera mon fleuron jusqu'au bord de la fosse.
1 commentaire
imparfaitlibre · le jeudi 22 février 2024 à 09:44
Il y a des absences qui nous bouleversent jusqu'au plus profond de nous et qui nous inspire une grande douceur et laisse dans notre coeur et notre esprit un souvenir éternel.
Ton sonnet est plein de cette douceur et de cet amour qui résonnent encore après le dernier vers.
Merci Marc, j'aurai aimé écrire un sonnet avec autant de bons souvenirs concernant mon propre père mais.....
Amitiés poétiques Marc et belle journée à toi
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