Impossible pour moi de vivre loin des fleurs

J'ai trouvé en Bourgogne, une terre promise
Où la plaine en été se couvre d'un soleil
Tellement fraternel, qu'il invite l'église
A partager son or et son éclat vermeil.
Du côté de Tannay, que ceinture la vigne,
Où vit le jour mon père, aux portes du Morvan;
Même encore aujourd'hui sa campagne bénigne
Me parle d'un passé qui demeure présent.
Fontaines, abreuvoirs là-bas existent encore,
Ainsi que chaque soir le bruit sourd des sabots,
L'habitant de ce lieu se nomme le pécore,
Son travail pastoral n'est pas de tout repos.
Par les beaux jours de juin, enivré de rosée,
En pleine floraison, il faut voir ce pays
Au mille diamants, où l'aube est un trophée.
Quand la chaleur en paix prépare ses épis
Au début des moissons quand le geai délibère,
Que l'aurore caresse avec grâce les fleurs,
Que d'antiques lueurs remontent de la terre,
On ne sait si le jour, pousse la nuit ailleurs
Où si la nuit se cache aux niches du feuillage
Et quand le jour découd les ombres des vallons;
Partout sur les hauteurs, la quiétude voyage
Aux mesures du vent, des riches floraisons.
Il est beau cet endroit que la verdure ronge
Et quand le soir sans bruit verse ses écus d'or,
Un paisible bonheur, comme un matou s'allonge,
C'est toujours tendrement que le terroir s'endort.
Parfois un chant d'oiseau déchire le silence
Sur l'ourlet de l'orée où dansent les lueurs
Amoureuses du jour, qui semble de faïence;
Le temps marque le pas sous ses airs enchanteurs.
Inondé par l'éther la campagne ruisselle,
Dans le limpide ciel du riche Nivernais,
C'est des jours bienheureux, que signe l'hirondelle,
Universellement l'amour est aux aguets.
Paradis du vulcain, de l'argus, du silène,
Je ne puis être heureux , sous d'autres Cieux ailleurs,
Je suis cet écureuil amoureux de son chêne,
Impossible pour moi de vivre loin des fleurs.
Où la plaine en été se couvre d'un soleil
Tellement fraternel, qu'il invite l'église
A partager son or et son éclat vermeil.
Du côté de Tannay, que ceinture la vigne,
Où vit le jour mon père, aux portes du Morvan;
Même encore aujourd'hui sa campagne bénigne
Me parle d'un passé qui demeure présent.
Fontaines, abreuvoirs là-bas existent encore,
Ainsi que chaque soir le bruit sourd des sabots,
L'habitant de ce lieu se nomme le pécore,
Son travail pastoral n'est pas de tout repos.
Par les beaux jours de juin, enivré de rosée,
En pleine floraison, il faut voir ce pays
Au mille diamants, où l'aube est un trophée.
Quand la chaleur en paix prépare ses épis
Au début des moissons quand le geai délibère,
Que l'aurore caresse avec grâce les fleurs,
Que d'antiques lueurs remontent de la terre,
On ne sait si le jour, pousse la nuit ailleurs
Où si la nuit se cache aux niches du feuillage
Et quand le jour découd les ombres des vallons;
Partout sur les hauteurs, la quiétude voyage
Aux mesures du vent, des riches floraisons.
Il est beau cet endroit que la verdure ronge
Et quand le soir sans bruit verse ses écus d'or,
Un paisible bonheur, comme un matou s'allonge,
C'est toujours tendrement que le terroir s'endort.
Parfois un chant d'oiseau déchire le silence
Sur l'ourlet de l'orée où dansent les lueurs
Amoureuses du jour, qui semble de faïence;
Le temps marque le pas sous ses airs enchanteurs.
Inondé par l'éther la campagne ruisselle,
Dans le limpide ciel du riche Nivernais,
C'est des jours bienheureux, que signe l'hirondelle,
Universellement l'amour est aux aguets.
Paradis du vulcain, de l'argus, du silène,
Je ne puis être heureux , sous d'autres Cieux ailleurs,
Je suis cet écureuil amoureux de son chêne,
Impossible pour moi de vivre loin des fleurs.
3 commentaires
imparfaitlibre · le samedi 9 mars 2024 à 21:04
Merci pour cette balade et qu'il doit être beau ce pays de Bourgogne!!! Que la France est belle sous la plume du poète et que de doux moments tu sembles avoir partagé là-bas près de ceux que tu aimes.
Un magnifique partage qui sent bon le terroir et qui nous laisse imaginer le chant des oiseaux, le vent sur les épis de blé et la caresse tiède du soleil.
J'aime ces poèmes qui nous chuchotent la nature et nous plongent dans la quiétude de l'instant.
Belle soirée et doux rêves de Bourgogne Marc
Amitiés à vous deux
mariepaule · le dimanche 10 mars 2024 à 08:42
Tes vers nous parlent de ta passion pour cet région de France;
Tous tes quatrains sont doux et surtout on peut imaginer ce que ta passion écrit pour nous, de découvrir ton endroit où ton regard en admirant sa flore te donne du bonheur...
Doux dimanche
Marie
Susan*Coquelicot* · le dimanche 10 mars 2024 à 15:00
Merci pour cette belle promenade, dans cette belle région, je ne connais pas Tannay, mais en te lisant j’ai l’impression de sillonner mon petit village de Haute Marne !
La photo illustre ta poésie ainsi tu nous offres des moments de sérénité et d’apaisement.
J’aime beaucoup les deux derniers vers.
Bon après-midi !
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.