Le coffret

Petit enfant déjà déchiré de tendresse,
J'écrivais à ma mère en verbes assez fort
De candides envois, dont la seule richesse
Était tout mon amour, souvent avec effort
Ma pudique écriture empruntait au poème,
L'image au mille éclats, la fleur et le velours.
Je pillais le printemps pour lui dire je t'aime,
Ma muse lui disait, je t'aimerai toujours.
Même encore aujourd'hui et depuis mon jeune âge,
Je ne manque jamais de captiver son cœur;
Je l'assure en mots d'or du plus brûlant hommage
Et tous ces chers billets ont pour elle valeur.
Puisque depuis longtemps de façon romantique,
Au moins un demi-siècle elle classe mes plis
Au fond d'un vieux coffret, où dort ma sémantique,
Des lettres, des feuillets, seul les miens sont admis.
Et je sais que parfois dans la paix de sa chambre,
Elle porte un regard sur mes écrits d'antan
Quand au ciel de son cœur se régale septembre,
Les soirs où sans parler, simplement en lisant,
Lui donne ainsi l'effet, au moins de ma présence.
Si son âme l'avoue alors j'ai le devoir,
De prolonger mes dons, sans être une jouvence,
C'est un plaisir pour elle à défaut de me voir.
J'écrivais à ma mère en verbes assez fort
De candides envois, dont la seule richesse
Était tout mon amour, souvent avec effort
Ma pudique écriture empruntait au poème,
L'image au mille éclats, la fleur et le velours.
Je pillais le printemps pour lui dire je t'aime,
Ma muse lui disait, je t'aimerai toujours.
Même encore aujourd'hui et depuis mon jeune âge,
Je ne manque jamais de captiver son cœur;
Je l'assure en mots d'or du plus brûlant hommage
Et tous ces chers billets ont pour elle valeur.
Puisque depuis longtemps de façon romantique,
Au moins un demi-siècle elle classe mes plis
Au fond d'un vieux coffret, où dort ma sémantique,
Des lettres, des feuillets, seul les miens sont admis.
Et je sais que parfois dans la paix de sa chambre,
Elle porte un regard sur mes écrits d'antan
Quand au ciel de son cœur se régale septembre,
Les soirs où sans parler, simplement en lisant,
Lui donne ainsi l'effet, au moins de ma présence.
Si son âme l'avoue alors j'ai le devoir,
De prolonger mes dons, sans être une jouvence,
C'est un plaisir pour elle à défaut de me voir.
3 commentaires
mariepaule · le lundi 11 mars 2024 à 06:42
Un bel écrit où flotte l'amour de deux êtres. l'un pour l'autre..
C'est touchant et émouvant
Joyeux lundi Marc
Marie
imparfaitlibre · le lundi 11 mars 2024 à 09:52
Oui, comme le dit si bien Marie, un bel écrit touchant et plein d'émotion dans lequel on ressent tout l'amour et l'attachement que tu portes à ta maman.
Le temps passe souvent bien trop vite alors il faut savoir se fabriquer des souvenirs et surtout dire à ceux qu'on aime, combien on les aime fort et combien ils occupent une place importante dans notre vie.
Merci Marc pour la délicatesse de tes mots et pour cet amour immense.
Belle journée à vous deux
Amitiés Marc
Susan*Coquelicot* · le lundi 11 mars 2024 à 10:36
Merci de nous avoir partagé ces vers avec délicatesse.
Ton poème est émouvant, on sent les sentiments très forts entre ta maman et toi.
C’est très beau de continuer à écrire à ta maman, elle qui garde précieusement les mots doux de son enfant…
Je te souhaite une bonne journée !
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