Premier printemps

Fouillant mes souvenirs, me revient aujourd'hui
Comme un parfum de fleur, la toile romantique
Que mon regard ridé trouve encore idyllique.
Afin de vous la peindre avec un bon crédit
Il faut que je retouche une exact tendresse,
Alors, je veux ce soir laisser parler mon cœur,
Échoir pour un instant à cet âge enchanteur
Où tout semble envoûtant, dès que l'esprit progresse.
J'ai peut-être treize ans où peut-être un peu plus,
En plein adolescence, une force m'appelle,
Quelque chose en mon for, tendrement bat de l'aile.
Face à mes sentiments mes rêves sont confus.
Parmi les verts sentiers, un frisson invisible
Caresse ma raison, je découvre d'un coup,
Que c'est le vent d'avril et l'appel du coucou
Qui fait de l'âme humaine, une corde sensible.
Tandis qu'un doux signal caresse mes tympans,
Je ressens le besoin de cueillir des jonquilles.
D'un sourire innocent, ignorant tout des filles
J'apprends que tout envie apparaît au printemps.
C'est bien dès cet instant que je sens une emprise,
Par le besoin d'écrire et cet embrasement,
Répand en moi de l'or, s'écoule doucement;
De ce songe amoureux je veux faire une église,
Et quel meilleur moment que la saison des fleurs,
A l'ombre d'un pommier, pour coucher un poème
Qui puisse dire en vers, chère âme je vous aime;
Ma mémoire a gardé de ce temps les saveurs.
La belle que mon cœur avait pris pour cible
Était un ange blond, au sourire joyeux,
Les étoiles du ciel habitaient dans ses yeux,
Elle était simplement craquante irrésistible.
Comme un parfum de fleur, la toile romantique
Que mon regard ridé trouve encore idyllique.
Afin de vous la peindre avec un bon crédit
Il faut que je retouche une exact tendresse,
Alors, je veux ce soir laisser parler mon cœur,
Échoir pour un instant à cet âge enchanteur
Où tout semble envoûtant, dès que l'esprit progresse.
J'ai peut-être treize ans où peut-être un peu plus,
En plein adolescence, une force m'appelle,
Quelque chose en mon for, tendrement bat de l'aile.
Face à mes sentiments mes rêves sont confus.
Parmi les verts sentiers, un frisson invisible
Caresse ma raison, je découvre d'un coup,
Que c'est le vent d'avril et l'appel du coucou
Qui fait de l'âme humaine, une corde sensible.
Tandis qu'un doux signal caresse mes tympans,
Je ressens le besoin de cueillir des jonquilles.
D'un sourire innocent, ignorant tout des filles
J'apprends que tout envie apparaît au printemps.
C'est bien dès cet instant que je sens une emprise,
Par le besoin d'écrire et cet embrasement,
Répand en moi de l'or, s'écoule doucement;
De ce songe amoureux je veux faire une église,
Et quel meilleur moment que la saison des fleurs,
A l'ombre d'un pommier, pour coucher un poème
Qui puisse dire en vers, chère âme je vous aime;
Ma mémoire a gardé de ce temps les saveurs.
La belle que mon cœur avait pris pour cible
Était un ange blond, au sourire joyeux,
Les étoiles du ciel habitaient dans ses yeux,
Elle était simplement craquante irrésistible.
6 commentaires
Susan*Coquelicot* · le lundi 25 mars 2024 à 06:36
Il est magnifique ce poème.
On suit cet enfant ou plutôt cet adolescent face à ce qui pourrait être un premier amour dans un décor divinement printanier.
L’avant dernier quatrain me plait beaucoup.
Souvent je me pose sous un arbre en bord de Marne en y laissant courir mon imagination ; je fais des photos et je griffonne sur un papier, jusqu’à la naissance d’un poème …
Je te souhaite une belle semaine Marc !
Philip (Jardin de Lune) · le lundi 25 mars 2024 à 09:09
Il était bienvenu de poster, à la suite de ton beau "Porte d'Or" cependant ce poème, tout aussi romantique mais où les couleurs du Printemps (et l'adolescence n'est-elle pas un printemps de la vie ?) festoient dans tes mots.
Une petite confession issue de souvenirs.
Où tout respire l'insouciance et juste la saveur des moments heureux parce que bat notre coeur.
J'ai beaucoup aimé ton intention, exprimée dans un quatrain, de "retoucher" le tableau de ces souvenirs. Pour retrouver au plus près l'émotion et le sentiment, le restituer dans sa perfection....comme si c'était hier
Belle journée de printemps, Marc.
imparfaitlibre · le lundi 25 mars 2024 à 09:55
Le printemps est à l'origine de beaucoup d'insouciance, d'envie, de plaisir, de renaissance mais il a aussi cette faculté de provoquer des besoins, qu'ils soient au coeur de la nature sauvage comme dans le corps et l'esprit de la nature humaine et tes vers en sont un véritable témoignage.
La jeunesse, l'adolescence provoquent ces remous qui font battre le coeur et offrent aux jeunes gens leurs premières palpitations mais, bien souvent, cette saison développe chez eux un besoin de s'ouvrir à l'autre de manière romantique alors, ils griffonnent délicatement, soit sur un bout de papier, soit sur une pierre, soit dans l'écorce d'un arbre ou le bois d'un bureau, les premières initiales de leurs émois!!!
J'ai pris plaisir à suivre cette émotion qui fait de l'adolescent romantique, un poète à part entière.
Merci encore pour ce partage qui nous rappelle que le printemps ne fleurit pas que notre nature environnante mais qu'elle nous touche aussi intimement sans qu'on en prenne parfois conscience.
Belle journée de lundi Marc
Amitié à vous deux.
mariepaule · le lundi 25 mars 2024 à 15:49
Les souvenirs de l'adulte remonte vers le temps où il mes semble est né le premier amour...
Amicalement
Marie
José · le lundi 25 mars 2024 à 20:59
Belle soirée
lucille · le mardi 26 mars 2024 à 00:32
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