Au clocher de mon cœur

Jamais ciel aussi beau ne contente ma lyre,
Quand revient la saveur de mes printemps passés,
J'entends bruire une source habile à me séduire
Ce souffle évanescent c'est la voix du passé.
Au clocher de mon cœur s’époumone une cloche,
Au soir, ruisselant d'ombre où sont mes chers défunts,
Un limbe étincelant au bord tellement proche
Qu'il offre aux souvenirs, leurs notoires parfums.
Ressuscite l'amour d'une authentique enfance,
Sa flèche fait jaillir comme un frisson de fleur;
Tout un vol de pinsons que l'aurore finance,
Alors les yeux ouverts, j'imagine rêveur
Mon pays aujourd'hui, ses antiques demeures,
Où dort le piano, les rires de jadis,
Sur les murs surannés l'archet amble des heures.
C'est dans ce cadre ancien, couleur myosotis
Que passe inapaisé, les notes que protège
Ma blanche nostalgie, offerte au bon vouloir
Des belles moissons d'or, cette pâleur qui neige
Ne peut être pour moi, qu'un candide miroir.
Là-bas brillent encor toutes les fleurs que j'aime,
Dans l'école et sa cour macère le parfum
Qui compose mon âme et dans l'air une même
Saveur, fait s'écouler le temps, comme le vin,
Sur un doré lutrin où des pages vermeilles
Restaurent le bonheur d'un livre tant aimé,
Qu'on peut apercevoir le vol blond des abeilles
Et le feuillage exquis du décor enchanté.
Il est en nous des jours, véritable fortune
Qui laissent dans le cœur un bouquet solennel,
Ce rayon de soleil, qu'une larme importune,
c'est le gardien vivant d'un temple originel.
Quand revient la saveur de mes printemps passés,
J'entends bruire une source habile à me séduire
Ce souffle évanescent c'est la voix du passé.
Au clocher de mon cœur s’époumone une cloche,
Au soir, ruisselant d'ombre où sont mes chers défunts,
Un limbe étincelant au bord tellement proche
Qu'il offre aux souvenirs, leurs notoires parfums.
Ressuscite l'amour d'une authentique enfance,
Sa flèche fait jaillir comme un frisson de fleur;
Tout un vol de pinsons que l'aurore finance,
Alors les yeux ouverts, j'imagine rêveur
Mon pays aujourd'hui, ses antiques demeures,
Où dort le piano, les rires de jadis,
Sur les murs surannés l'archet amble des heures.
C'est dans ce cadre ancien, couleur myosotis
Que passe inapaisé, les notes que protège
Ma blanche nostalgie, offerte au bon vouloir
Des belles moissons d'or, cette pâleur qui neige
Ne peut être pour moi, qu'un candide miroir.
Là-bas brillent encor toutes les fleurs que j'aime,
Dans l'école et sa cour macère le parfum
Qui compose mon âme et dans l'air une même
Saveur, fait s'écouler le temps, comme le vin,
Sur un doré lutrin où des pages vermeilles
Restaurent le bonheur d'un livre tant aimé,
Qu'on peut apercevoir le vol blond des abeilles
Et le feuillage exquis du décor enchanté.
Il est en nous des jours, véritable fortune
Qui laissent dans le cœur un bouquet solennel,
Ce rayon de soleil, qu'une larme importune,
c'est le gardien vivant d'un temple originel.
2 commentaires
Susan*Coquelicot* · le dimanche 14 avril 2024 à 06:52
Merci pour ce joli bouquet solennel , ce rayon de soleil que ta plume nous a si joliment décrit !
Gardons dans nos coeurs les souvenirs de notre village , celui où gamins nous gambadions et où nous avons usé nos vêtements sur les bancs de l'école !
Belle poésie !
Bon dimanche à vous deux !
Amitiés
Susan
imparfaitlibre · le lundi 15 avril 2024 à 13:43
Des souvenirs comme les tiens qui chantent aux rythme des alexandrins, c'est un bonheur que tu nous offres en partage!
Je me souviens aussi du clocher de l'église de mon enfance quand j'allais à la messe tous les dimanches matins afin de préparer mes deux communions puis de ce joli village où on pataugeait dans l'Auxance claire qui coulait sous un petit pont.
Merci pour ce retour en arrière qui fait du bien et qui nous rend nostalgique de cette période.
Aujourd'hui ce joli village est devenu une ville avec plein de lotissements dans lesquels les maisons neuves poussent comme des champignons!
Belle journée de lundi cher Marc
Amitié à toi et à Marie et aux chats bien sûr!!!(sourire)
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