Lettre à Patricia
Chère Patricia, vous dites que peut-être,
Vous ne connaissez pas le sentiment d'amour,
Ce chemin lumineux qui fait aimer un être
Bien au-delà de tout. pourquoi est-ce qu'un jour
Nous sentons sourdre en nous l'incandescente braise
Qui nous ronge les sens, alors que notre cœur
Se gorge de tendresse, ouvre une parenthèse
Et dont l'unique but est celui du bonheur
Et quel en soit le prix pour l'être que l'on aime,
Aucun n'est si profond que ce sentiment là,
Et cet élan fougueux c'est l'oubli de soi-même,
Qui mène à l'absolu; d'un geste délicat
Notre félicité, pour que l'autre s'élève,
Renouvelle les mots, les plus beaux, les plus doux,
D'un regard faire naître en sa mémoire, un rêve
Pour fleurir chaque jour, son âme de bijoux.
Le secret du bonheur n'est point une chimère,
C'est de croire à l'amour, d'y croire à en mourir,
Il suffit d'un regard, d'une larme sincère
Pour que s'éveille en nous la flamme d'un désir.
Qu'est-ce donc que l'amour, une souffle insaisissable?
Un sentiment profond? c'est avant tout l'espoir
De vivre à deux heureux, de façon mémorable;
C'est aussi ce billet d'amour dans un tiroir
Qu'il est bon de trouver quand un moment de peine
Nous envahit soudain, mélancoliquement,
Parce qu'évidemment, dans chaque tête humaine,
Se retrouve un esprit, à chacun différent,
Plus ou moins bouillonnant; si pour mon propre compte,
j'évoque avec délice un brûlant souvenir,
C'est d'un profond bonheur que j'expose sans honte
La femme aux lèvres d'or, qu'un jour je vis jaillir
Et comment l'oublier, c'était un cinq septembre,
Elle était devant moi, sa volupté criait,
Dans ses longs yeux d'enfant , flottait un éclat d'ambre.
Je jure devant Dieu, si beau, son corps semblait
Dans son nid de satin, la huitième merveille
Et l'on eut dit vraiment, une rose carmin
Dans les draps de l'aurore; une source vermeille
Alimentait mon sang et je buvais son teint,
Linceul si délicat, victime de la foudre,
De l'amour, je devins amoureux sur le coup,
Voilà seize ans de ça, tant de soleil à moudre,
De bonheur à couver, j'ai encore le goût,
De ce charmant moment, de cet instant magique
Et j'aime certains soirs, la regarder dormir,
Je trouve à chaque fois, que son profil épique
Est le plus beau cadeau qu'elle puisse m'offrir.
Je la nomme souvent "ma divine adorée,
C'est un ravissement de lui tenir la main;
Comme un miracle ardent, elle hâle ma pensée
D'un suprême suaire où l'or est un chemin.
Rien que de la savoir dans mon abord intime
Me cause un tel plaisir, un tel contentement,
Que s'en est émouvant, c'est l'être que j'estime
Le plus au monde, elle est mon délice présent.
Je me dis simplement, comment vivre sans elle?
Bien souvent je chéris, la chance et le destin;
Ce qui me plaît chez elle, est une douce échelle
Vers des mots merveilleux qu'eut salué Rodin.
Sur leur unique amour, certains veulent se taire,
Pour vivre heureux vivons caché, cette façon
De voir, je la comprends, mais moi, ce qui m'éclaire
C'est bien de partager la flèche à cupidon.
https://youtu.be/mWwkf9-6tiw?si=xAlyD_A4EUF_5ggg
https://youtu.be/rvbifKowsFU?si=LFGd2OYuBI9lot7w
Vous ne connaissez pas le sentiment d'amour,
Ce chemin lumineux qui fait aimer un être
Bien au-delà de tout. pourquoi est-ce qu'un jour
Nous sentons sourdre en nous l'incandescente braise
Qui nous ronge les sens, alors que notre cœur
Se gorge de tendresse, ouvre une parenthèse
Et dont l'unique but est celui du bonheur
Et quel en soit le prix pour l'être que l'on aime,
Aucun n'est si profond que ce sentiment là,
Et cet élan fougueux c'est l'oubli de soi-même,
Qui mène à l'absolu; d'un geste délicat
Notre félicité, pour que l'autre s'élève,
Renouvelle les mots, les plus beaux, les plus doux,
D'un regard faire naître en sa mémoire, un rêve
Pour fleurir chaque jour, son âme de bijoux.
Le secret du bonheur n'est point une chimère,
C'est de croire à l'amour, d'y croire à en mourir,
Il suffit d'un regard, d'une larme sincère
Pour que s'éveille en nous la flamme d'un désir.
Qu'est-ce donc que l'amour, une souffle insaisissable?
Un sentiment profond? c'est avant tout l'espoir
De vivre à deux heureux, de façon mémorable;
C'est aussi ce billet d'amour dans un tiroir
Qu'il est bon de trouver quand un moment de peine
Nous envahit soudain, mélancoliquement,
Parce qu'évidemment, dans chaque tête humaine,
Se retrouve un esprit, à chacun différent,
Plus ou moins bouillonnant; si pour mon propre compte,
j'évoque avec délice un brûlant souvenir,
C'est d'un profond bonheur que j'expose sans honte
La femme aux lèvres d'or, qu'un jour je vis jaillir
Et comment l'oublier, c'était un cinq septembre,
Elle était devant moi, sa volupté criait,
Dans ses longs yeux d'enfant , flottait un éclat d'ambre.
Je jure devant Dieu, si beau, son corps semblait
Dans son nid de satin, la huitième merveille
Et l'on eut dit vraiment, une rose carmin
Dans les draps de l'aurore; une source vermeille
Alimentait mon sang et je buvais son teint,
Linceul si délicat, victime de la foudre,
De l'amour, je devins amoureux sur le coup,
Voilà seize ans de ça, tant de soleil à moudre,
De bonheur à couver, j'ai encore le goût,
De ce charmant moment, de cet instant magique
Et j'aime certains soirs, la regarder dormir,
Je trouve à chaque fois, que son profil épique
Est le plus beau cadeau qu'elle puisse m'offrir.
Je la nomme souvent "ma divine adorée,
C'est un ravissement de lui tenir la main;
Comme un miracle ardent, elle hâle ma pensée
D'un suprême suaire où l'or est un chemin.
Rien que de la savoir dans mon abord intime
Me cause un tel plaisir, un tel contentement,
Que s'en est émouvant, c'est l'être que j'estime
Le plus au monde, elle est mon délice présent.
Je me dis simplement, comment vivre sans elle?
Bien souvent je chéris, la chance et le destin;
Ce qui me plaît chez elle, est une douce échelle
Vers des mots merveilleux qu'eut salué Rodin.
Sur leur unique amour, certains veulent se taire,
Pour vivre heureux vivons caché, cette façon
De voir, je la comprends, mais moi, ce qui m'éclaire
C'est bien de partager la flèche à cupidon.
https://youtu.be/mWwkf9-6tiw?si=xAlyD_A4EUF_5ggg
https://youtu.be/rvbifKowsFU?si=LFGd2OYuBI9lot7w
2 commentaires
vertflo · le lundi 24 février 2025 à 17:40
Après la Lettre à Elise, cette pièce musicale, nous avons ce poème avec la Lettre à Patricia.
Je dis ça, parce que ce poème pourrait très bien être récité sur le fond musical de ce titre.
J'ai moi même plusieurs fois enregistré mes textes avec une musique de fond appropriée et tout en restant modeste, si la musique est bien choisie, souvent le rendu est pas mal.
Cela dit, la flèche de Cupidon a tapée en plein coeur, mais avec délicatesse, sans blesser car en amour une blessure c'est presque une mort.
On voit bien que tu sais de quoi tu parles et que le sujet (ou plutôt la ''sujette'') n'a pas de mystère pour toi.
C'est assez rare quand même de voir une personne aussi comblée que toi par l'amour.
On pourrait même dire par l'amour fou, mais sans prendre ce mot dans un sens péjoratif.
Il s'agit plutôt d'un grain de folie douce qui a été bien semé et qui a bien pris.
En tout cas, si après ta lecture on ne tombe pas amoureux, alors là il y a du souci à se faire.
Je ne veux pas faire le rabat joie, mais je pense à cette phrase d'un philosophe dont je partage la pensée et qui disait quand il avait mon âge :75 ans :
''Heureusement que j'ai 75 ans, au moins, je suis à l'abri de tomber amoureux''
A t-il tort ?
Je laisse chacun avoir sa réponse.
En tout cas, chapeau car sur ce sujet universel où tout a été presque dit, tu es arrivé grâce à ta fibre romantique à redonner encore l'envie d'aimer à certains sûrement.
Bien amicalement
Claude
imparfaitlibre · le mardi 25 février 2025 à 11:33
Si je suis incapable de parler ou d'écrire sur l'amour, je vois que, de ton côté, la source est intarissable pour le plus grand plaisir de nous lecteurs et lectrices et surtout pour le plus grand plaisir de ta belle qui est la muse de l'amour!
C'est certainement un sentiment profond que je n'ai jamais connu ni dans le ventre de ma mère, ni auprès de mes parents qui étaient tout sauf des parents.... Ni auprès des autres membres de ma famille alors, on se construit comme on naît, comme on grandit, comme on vit et ce n'est pas mes relations amoureuses souvent toxiques et pourries qui m'ont donnée envie d'
"Aimer à perdre la raison
Aimer à n’ en savoir que dire
A n’ avoir que toi d’ horizon
Et ne connaître de saison
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison"
Comme le dit si bien la très belle chanson de Jean Ferrat.
Pour rebondir sur la réflexion philosophique que Claude nous rappelle :
"'Heureusement que j'ai 75 ans, au moins, je suis à l'abri de tomber amoureux''
Je suis encore loin des 75 ans, mais ce dont je suis certaine c'est que mon passé amoureux plus que houleux, me met également à l'abri de retomber amoureuse un jour.
Aujourd'hui je suis en couple et je suis bien et cela suffit à faire mon bonheur!!!!
Merci pour cette pensée, pour ta vision magistrale de l'amour avec un grand A.
Merci également pour les deux belles musiques.
Belle journée à vous deux
Bises poète Marc, et bises à Marie
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