A quinze ans
A quinze ans consumé de ravissement
Mon intérieur labouré d'impétueux désirs
Ruisselait de brûlantes ondées
D’ex-voto coupable, au parvis de mes rêves
Détonnant de beauté,
Me tourmentait d'amour
D'anges crépuscules
C'est derrière un rideau de dentelle
Que j'imaginais des contes immoraux,
Parmi des arches fleuries,
De ma forteresse d'enfance
Je me gavais de soleils féminins,
D'odeurs tendres, de volupté
M'infligeant de ferventes tortures
D’excitants satins, outrageaient ma tendresse
J'abandonnais mon romantisme
Aux fleurs tièdes de mes songes,
Aux limpides ténèbres de mes quêtes
Mon âme, pauvre jouet abandonnée aux rêves
D'une traînée d'étoiles
Rutilait de flammes impérissables
Dans des lisières d'impudeurs
J'éclaboussais l'ombre, de mystiques péchés
Et fantasmais mes nuits
Aux invisibles cordes de ma soumission
Poursuivant la biche au fond des bois
Mes doigts cueillaient le jour
Au nid de la luxure
Jusqu'au confins du dénouement
Foudroyé de stupeur
J'arpégeais d'or incandescent, mon sang.
Mon intérieur labouré d'impétueux désirs
Ruisselait de brûlantes ondées
D’ex-voto coupable, au parvis de mes rêves
Détonnant de beauté,
Me tourmentait d'amour
D'anges crépuscules
C'est derrière un rideau de dentelle
Que j'imaginais des contes immoraux,
Parmi des arches fleuries,
De ma forteresse d'enfance
Je me gavais de soleils féminins,
D'odeurs tendres, de volupté
M'infligeant de ferventes tortures
D’excitants satins, outrageaient ma tendresse
J'abandonnais mon romantisme
Aux fleurs tièdes de mes songes,
Aux limpides ténèbres de mes quêtes
Mon âme, pauvre jouet abandonnée aux rêves
D'une traînée d'étoiles
Rutilait de flammes impérissables
Dans des lisières d'impudeurs
J'éclaboussais l'ombre, de mystiques péchés
Et fantasmais mes nuits
Aux invisibles cordes de ma soumission
Poursuivant la biche au fond des bois
Mes doigts cueillaient le jour
Au nid de la luxure
Jusqu'au confins du dénouement
Foudroyé de stupeur
J'arpégeais d'or incandescent, mon sang.
3 commentaires
vertflo · le vendredi 7 mars 2025 à 22:27
Je vois que toi aussi tu te mets à écrire dans un style différent de celui auquel nous sommes habitués.
Serais-ce Rachelle qui nous aurait déteint dessus ? (rire)
Il est vrai que selon que l'on passe de l'alexandrin à une prose plus libre, cela donne une autre dimension à un texte et le lecteur lui aussi doit s'habituer à une autre ''respiration rythmique '' des mots et des phrases.
Je pense qu' à quinze ans, tu devais déjà écrire des poèmes.
En général, l' amour pour la poésie commence très tôt dés la plus jeune enfance, en tout cas, c'est mon cas.
Je vois quand même que A quinze ans, tu étais déjà bien déssalé (rire)
Tu nous parles d' impétueux désirs, de contes immoraux, d'excitants satins, de gavage de soleils féminins ( il n' a pas que les oies qui sont gavées ! )de lisières d'impudeurs et de biche que tu poursuivais !!!!
Hé bien c'est la description d'un vrai Satyre !!! (rire) Casanova c'est du pipi à côté de toi !
Avec toi, la biche était renne (pardon reine)
Mais d'après tes derniers poèmes, je pense que ton appétit amoureux n'est jamais rassasié.
Avec l'âge, tu te bonifie (rire)
Bonne fin de soirée
Amitié
Claude
José · le samedi 8 mars 2025 à 09:02
Merci Marc
imparfaitlibre · le mardi 11 mars 2025 à 17:48
Je dirais comme José, les premiers émois et les premières sensations restent à tout jamais gravés dans la mémoire même si parfois ils ne faisaient battre que notre coeur et n'émoustillaient que notre corps!!!!
A quinze ans la première sève monte à l'arbre de la jeunesse avec la pudeur d'un enfant.
Belle journée Marc
Bises à vous deux
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