Le tendre testament
Au cas ou mon départ se fasse tout d'un coup,
Sans prémices, sous peu, j'aimerais qu'une lettre
Adoucisse ce glas, que mon geste avant tout
Soulage ton esprit; que l'épître secrète
Dont le sort est témoin, puisse dire à tes yeux
Combien j'idolâtrais ta louable personne,
Ton admirable front, combien fut merveilleux
De vivre à tes côtés mes plus beaux jours d'automne
Devenus de printemps; qu'un message adoré,
Distille son encens, que sans faire fortune,
Une avalanche d'or de son ciel étoilé
Offre à cet imprévu, les baumes de la lune.
De Ronsard à Rostand, je veux puiser les mots,
Au berceau de l'amour, au nid de ma tendresse,
En les tenant au chaud, sous de rose rideaux,
Pour que leur vif éclat, te soit une caresse.
Un jour tu trouverais, par chance où par hasard,
Attribut du passé, la céleste enveloppe,
Son émouvante entête au style bien Lombard,
Bruirait sur ta raison d'un vent digne d’Ésope;
Déposer sous des draps où même carrément
Au sommeil d'un tiroir, parmi quelque breloque
Présents et souvenirs d'un limpide serment.
Mon billet parlerait de la plus belle époque,
Son timide parfum épouserait le vœu
De rendre à ton grand cœur, un peu de son empire,
A tout ce qui fut nous, par l'amour, par son jeu;
Une église de vers plus douce qu'un sourire.
Sur un lit de lavande, un éminent vélin,
Succulent de bonté, bonbon épistolaire,
Par un frisson de fleurs, tracerait le chemin,
Sous les arceaux d'avril de ta beauté solaire.
Pour que jamais ton phare, en ville comme au pré,
Ne puisse être caché, de même se confondre
Avec les plats flambeaux, du jour où du passé,
La seule qui pourrait, à ton charme répondre
N'est que mythologique, Oh! charmante Vénus
Étais-tu par avance, icône de ma belle?
Par son chemin d’œillets mon modeste angélus
Rappellerait nos soirs sous la verte tonnelle.
Mon tendre testament serait là justement
Pour dire à ton chagrin, que l'amour n'a pas d'âge,
Que toujours il persiste et croît infiniment,
Quelque-soit le destin son souvenir voyage;
Et rien ne peut compter autant au fond d'un cœur,
Que le nom de celui, que celle que l'on aime;
Du printemps à l'hiver, l'entendre est enchanteur,
De tous les sentiments l'amour est le suprême.
Sans prémices, sous peu, j'aimerais qu'une lettre
Adoucisse ce glas, que mon geste avant tout
Soulage ton esprit; que l'épître secrète
Dont le sort est témoin, puisse dire à tes yeux
Combien j'idolâtrais ta louable personne,
Ton admirable front, combien fut merveilleux
De vivre à tes côtés mes plus beaux jours d'automne
Devenus de printemps; qu'un message adoré,
Distille son encens, que sans faire fortune,
Une avalanche d'or de son ciel étoilé
Offre à cet imprévu, les baumes de la lune.
De Ronsard à Rostand, je veux puiser les mots,
Au berceau de l'amour, au nid de ma tendresse,
En les tenant au chaud, sous de rose rideaux,
Pour que leur vif éclat, te soit une caresse.
Un jour tu trouverais, par chance où par hasard,
Attribut du passé, la céleste enveloppe,
Son émouvante entête au style bien Lombard,
Bruirait sur ta raison d'un vent digne d’Ésope;
Déposer sous des draps où même carrément
Au sommeil d'un tiroir, parmi quelque breloque
Présents et souvenirs d'un limpide serment.
Mon billet parlerait de la plus belle époque,
Son timide parfum épouserait le vœu
De rendre à ton grand cœur, un peu de son empire,
A tout ce qui fut nous, par l'amour, par son jeu;
Une église de vers plus douce qu'un sourire.
Sur un lit de lavande, un éminent vélin,
Succulent de bonté, bonbon épistolaire,
Par un frisson de fleurs, tracerait le chemin,
Sous les arceaux d'avril de ta beauté solaire.
Pour que jamais ton phare, en ville comme au pré,
Ne puisse être caché, de même se confondre
Avec les plats flambeaux, du jour où du passé,
La seule qui pourrait, à ton charme répondre
N'est que mythologique, Oh! charmante Vénus
Étais-tu par avance, icône de ma belle?
Par son chemin d’œillets mon modeste angélus
Rappellerait nos soirs sous la verte tonnelle.
Mon tendre testament serait là justement
Pour dire à ton chagrin, que l'amour n'a pas d'âge,
Que toujours il persiste et croît infiniment,
Quelque-soit le destin son souvenir voyage;
Et rien ne peut compter autant au fond d'un cœur,
Que le nom de celui, que celle que l'on aime;
Du printemps à l'hiver, l'entendre est enchanteur,
De tous les sentiments l'amour est le suprême.
2 commentaires
alba15 · le mercredi 28 mai 2025 à 19:18
Une plume lyrique, un sentiment passionné, c'est très beau !
Alba
imparfaitlibre · le mercredi 4 juin 2025 à 16:48
Comme il est beau et plein d'amour ce testament que tu laisses à ta belle et comme tu as raison de prendre le temps de lui clamer cet amour éternel.
Parfois je me dis que si la mort m'emporter du jour au lendemain, comme ça, sans prévenir, mon plus grand regret sera de ne pas avoir pris le temps ou de ne pas avoir osé dire à ceux que j'aime, combien je les aime d'amour comme d'amitié c'est sans doute pour cela que ton poème me touche beaucoup.
Merci pour la beauté du message et pour l'émotion qu'il dégage.
Belle soirée à vous deux
Bises Marc, bises à Marie également
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