MAGNIFICAT

Drapé de son lin bleu la plaine s’incendie
Sous le baiser ardent la blondeur des moissons
Se consume sans fin, fardant les floraisons
Le long soupir du vent attise l'harmonie
Seul le soleil étend sur l'eau sa pierrerie
L'été retient son souffle et laisse les grillons
Marqués leur territoire en délicieux frissons
A l'ombre du sous-bois ivre de rêverie
Le troupeau du berger se languit sans émoi,
Le bijou de l'azur qui sans cesse s'accroît
Dans son écrin serti de croquante verdure
Absorbe l'horizon constellant la nature
Le jour bande son arc sa flèche va bondir
C'est l'heure de rêver pour ne pas défaillir
Sous le baiser ardent la blondeur des moissons
Se consume sans fin, fardant les floraisons
Le long soupir du vent attise l'harmonie
Seul le soleil étend sur l'eau sa pierrerie
L'été retient son souffle et laisse les grillons
Marqués leur territoire en délicieux frissons
A l'ombre du sous-bois ivre de rêverie
Le troupeau du berger se languit sans émoi,
Le bijou de l'azur qui sans cesse s'accroît
Dans son écrin serti de croquante verdure
Absorbe l'horizon constellant la nature
Le jour bande son arc sa flèche va bondir
C'est l'heure de rêver pour ne pas défaillir
4 commentaires
claude · le vendredi 1 mars 2013 à 00:49
La beauté d'un texte sait parfois dissiper la laideur du monde grace à la Poésie. Chapeau madame
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 1 mars 2013 à 08:07
Ce frais portrait d'une nature apaisée - alors que sous mes fenêtres parisiennes, mon horizon est fait de grisaille - ne pouvait mieux porter de titre que "Magnificat" ! Loin de l'agitation de la ville, apaisement, sérénité, calme infini. Merci pour ce partage. Amitiés. Philip.
domidom · le vendredi 1 mars 2013 à 22:15
Amitiés....Domie...
José · le samedi 2 mars 2013 à 08:22
Loin des agitations humaines, le miroir de la Nature invite au retour sur soi, à l'humilité, à la sérénité.
Amitiés.
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