le Gitan
Les oliviers, sous le soleil,ont des feuilles d'argent.
Dans l'ombre des collines,dessous leurs fruits sombres
flotte toujours l'odeur du sang.
Sang du taureau ou sang des poètes
pendant qu'au soleil orphéonne la fête.
Au coin d'une forge vit un gitan
vêtu de noir,ridé,lunaire,
il pleure le temps,à l'heure de l'été ibère
qu'il vit comme un trop long hiver.
A la lune,le soir, il raconte des histoires ;
il chante ses regrets,la mort,le désespoir,
sous la colline où dort Lorca,d'un éternel sommeil.
Sur des sentiers cachés, courent des rêves de cristal
tachés de sang en flot vermeil,
sous les pas de cavaliers noirs plantés contre le ciel.
Dans Grenade la ville rouge , écoute ces murmures
aux cours de l'Albaicin qui cachent des ombres pures.
Sous les orangers en fleurs on a vu mourir des poètes
dans des rumeurs au parfum suave.
Leur mémoire imprègne les ruelles , et les regards graves,
derrière ce chien noir qui boite dans l'ombre bleue.
Au fond des yeux du gitan , au fond de son regard,
les braises d'un feu qui s'éteint lentement ce soir ;
au fond des grottes, bientôt , on allumera d'autres feux.
On y entendra le Cante Hondo, Le Chant profond,
la plainte de l'âme , et derrière les flammes ,
dans l'ombre rougeoyante, dans la brise des arpèges
aux accords dissonants,l'esprit du Romancero
viendra, avec tous ses sortilèges,
peupler l'Andaluz de rêves rémanents.
Dans l'ombre des collines,dessous leurs fruits sombres
flotte toujours l'odeur du sang.
Sang du taureau ou sang des poètes
pendant qu'au soleil orphéonne la fête.
Au coin d'une forge vit un gitan
vêtu de noir,ridé,lunaire,
il pleure le temps,à l'heure de l'été ibère
qu'il vit comme un trop long hiver.
A la lune,le soir, il raconte des histoires ;
il chante ses regrets,la mort,le désespoir,
sous la colline où dort Lorca,d'un éternel sommeil.
Sur des sentiers cachés, courent des rêves de cristal
tachés de sang en flot vermeil,
sous les pas de cavaliers noirs plantés contre le ciel.
Dans Grenade la ville rouge , écoute ces murmures
aux cours de l'Albaicin qui cachent des ombres pures.
Sous les orangers en fleurs on a vu mourir des poètes
dans des rumeurs au parfum suave.
Leur mémoire imprègne les ruelles , et les regards graves,
derrière ce chien noir qui boite dans l'ombre bleue.
Au fond des yeux du gitan , au fond de son regard,
les braises d'un feu qui s'éteint lentement ce soir ;
au fond des grottes, bientôt , on allumera d'autres feux.
On y entendra le Cante Hondo, Le Chant profond,
la plainte de l'âme , et derrière les flammes ,
dans l'ombre rougeoyante, dans la brise des arpèges
aux accords dissonants,l'esprit du Romancero
viendra, avec tous ses sortilèges,
peupler l'Andaluz de rêves rémanents.
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4 commentaires
didou · le mercredi 10 avril 2013 à 13:38
Merci de ce partage
amitié didou
quetzal · le mercredi 10 avril 2013 à 13:56
Lorca ,la poésie, la musique,
sensibilité et violence
ombre et lumière, forment un tout
faisant de l'Andalousie ,un mystère.
domidom · le mercredi 10 avril 2013 à 22:00
Amitiés, Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
quetzal · le jeudi 11 avril 2013 à 09:26
j'essaie, difficilement; de restituer une atmosphère vécue au travers du voyage et de la poésie
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