Transparence de la porte
TRANSPARENCE DEVANT LA PORTE
Transparence des arbres dans le printemps frais.
Feuilles céladon juste écloses. Paysage
clair qui danse dans la ramure des cyprès.
Transparence et promesse au bout des branchages.
Beauté de la transparence à travers les choses.
Il faut être deux pour que vive le mystère.
Quand Françou devant la porte en contre-jour pose,
c’est par la lumière qu’elle a cette manière.
Aussi de la matière vient la transparence.
Par le carreau de fenêtre on voit le pays.
Sous sa robe légère avec fine apparence
de ma Françou se silhouette l’anatomie.
De la vitre ou de la robe, comme une brume,
se forme l’utile distance qui gêne,
et qu’on nomme à tort transparence par coutume,
car le vrai jamais n’apparaît dans l’oxygène.
La vraie Françou n’est pas celle sous ses dessous.
Si du paysage on peut saisir la beauté,
de Françou même nue transparaît rien du tout,
car de l’esprit on ne perçoit qu’opacité.
La transparence naît de mon regard hélas.
Je la veux pour qu’elle maintienne le désir.
Elle crée cet intermédiaire avec grâce,
laissant au rêve le temps de ne pas choisir.
Mais de Françou aussi comme de tous les êtres,
doit-on attendre une image pellucide,
celle où trop de détails dans la tête pénètrent,
et du dedans montrerait un mal translucide ?
Le garde-fou des apparences nous protège
du réel. Allongez-vous là belle Françou,
à l’ombre des fleurs de printemps, blanc sortilège
auquel nous croyons, pour ne pas douter de vous.
Raoul
Transparence des arbres dans le printemps frais.
Feuilles céladon juste écloses. Paysage
clair qui danse dans la ramure des cyprès.
Transparence et promesse au bout des branchages.
Beauté de la transparence à travers les choses.
Il faut être deux pour que vive le mystère.
Quand Françou devant la porte en contre-jour pose,
c’est par la lumière qu’elle a cette manière.
Aussi de la matière vient la transparence.
Par le carreau de fenêtre on voit le pays.
Sous sa robe légère avec fine apparence
de ma Françou se silhouette l’anatomie.
De la vitre ou de la robe, comme une brume,
se forme l’utile distance qui gêne,
et qu’on nomme à tort transparence par coutume,
car le vrai jamais n’apparaît dans l’oxygène.
La vraie Françou n’est pas celle sous ses dessous.
Si du paysage on peut saisir la beauté,
de Françou même nue transparaît rien du tout,
car de l’esprit on ne perçoit qu’opacité.
La transparence naît de mon regard hélas.
Je la veux pour qu’elle maintienne le désir.
Elle crée cet intermédiaire avec grâce,
laissant au rêve le temps de ne pas choisir.
Mais de Françou aussi comme de tous les êtres,
doit-on attendre une image pellucide,
celle où trop de détails dans la tête pénètrent,
et du dedans montrerait un mal translucide ?
Le garde-fou des apparences nous protège
du réel. Allongez-vous là belle Françou,
à l’ombre des fleurs de printemps, blanc sortilège
auquel nous croyons, pour ne pas douter de vous.
Raoul
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