DERNIÈRES LARMES
DERNIÈRES LARMES
À trop frôler le feu, tu t’es brûlé la peau,
Et l’oiseau malheureux a fui à tire d’ailes
Il ne reviendra pas, plus la moindre étincelle
N’éclaire ton chemin, tu repars à zéro.
Peut-on parler d’amour quand on parle sans mots,
La passion en retour ne sera jamais celle
Que tu avais rêvée, pourtant la vie est belle,
Si tu mets de côté tes rêves d’idéaux.
Relève-toi, l’ami, le soleil au-dehors
T’appelle à l’unisson, dans un doux corps à corps.
Chaque jour qui se lève éloigne le chagrin,
Il soigne les blessures, apaise les regrets,
Emporte dans le vent les larmes du matin
Versées fébrilement sur un dernier feuillet.
À trop frôler le feu, tu t’es brûlé la peau,
Et l’oiseau malheureux a fui à tire d’ailes
Il ne reviendra pas, plus la moindre étincelle
N’éclaire ton chemin, tu repars à zéro.
Peut-on parler d’amour quand on parle sans mots,
La passion en retour ne sera jamais celle
Que tu avais rêvée, pourtant la vie est belle,
Si tu mets de côté tes rêves d’idéaux.
Relève-toi, l’ami, le soleil au-dehors
T’appelle à l’unisson, dans un doux corps à corps.
Chaque jour qui se lève éloigne le chagrin,
Il soigne les blessures, apaise les regrets,
Emporte dans le vent les larmes du matin
Versées fébrilement sur un dernier feuillet.
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10 commentaires
Pierrot · le jeudi 20 novembre 2014 à 13:13
"Courons vers l'horizon, il est tard, courons vite
Pour attraper au moins un oblique rayon"
louis · le jeudi 20 novembre 2014 à 14:51
Et l'on se désaltère à l'eau du "Vieux Lavoir",
On aime s'y plonger, quelle béatitude!
Merci pour vos écrits prompts à nous émouvoir!
louis · le jeudi 20 novembre 2014 à 14:56
Amicalement. Richard.
louis · le jeudi 20 novembre 2014 à 19:04
Les vers qu'il évoque sont de Baudelaire:" Coucher du soleil romantique".
Et alors, relisant le sonnet de cet auteur (que j'affectionne particulièrement), je note:
-vers2: "explosion" en diérèse.
-vers 3: "bienheureux" en synérèse.
-vers 4:"glorieux" en diérèse.
Que penser de ces constructions qui altèrent l'homogénéité d'ensemble?
Bien sûr, tout commentateur ou commentatrice, peut me répondre.
Amitiés à toutes et à tous. Richard.
Réjane · le jeudi 20 novembre 2014 à 22:47
Richard, si on se réfère au traité de prosodie de Gilles Sorgel, la diphtonque "ien" ne représente qu'une syllabe, alors que "ieu" et "ion" en comptent deux (suivant les cas pour "ion". On peut aussi considérer que ce poème de Baudelaire si joli est assimilé à du néo classique plutôt qu'à du classique pur, mais pour te répondre plus parfaitement, c'est l'autre Pierre (http://www.mespoemes.net/nemo/) que tu devrais consulter, il reste mon maître en la matière. Pierrot, à ma connaissance, ne possède pas de site, juste un amoureux de la poésie, et c'est déjà beaucoup :)
louis · le vendredi 21 novembre 2014 à 10:17
Dans ma hâte, j'avais omis de me référer à Gilles Sorgel, que l'on trouve sans doute sur le net.
Au départ, mon idée consistait en un problème d'homogénéité: ou tout en diérèse ou tout en synérèse. Votre remarque, bien entendu, obère cette façon de voir et éclaire la compréhension du poème de Baudelaire auquel le premier commentateur s'était référé.
Je ne peux que vous remercier, d'autant que je suis sûr de ne pas appliquer moi-même les règles de Sorgel!
Amicalement. Richard.
Lucille · le vendredi 21 novembre 2014 à 13:41
réjane · le vendredi 21 novembre 2014 à 22:49
Nhand · le samedi 13 décembre 2014 à 17:48
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http://nh75online.canalblog.com
Réjane · le dimanche 14 décembre 2014 à 13:54
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