DES SOUVENIRS
DES SOUVENIRS
Des souvenirs de toi qui me tiennent le cœur
Quand dehors il fait froid et que le monde a peur,
Ce sentiment de trop, de trop ou pas assez
Quand l’hiver au galop réveille les regrets.
Araignée du matin, j’efface mon chagrin,
Araignée du tantôt, merci pour ce cadeau,
Araignée de ce soir, je n’ai plus peur du noir,
Araignée de la nuit, royaume de l’oubli.
J’ai repris tant de fois ce vers de Baudelaire
« J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans »,
Toutes mes fleurs du mal hument la fritillaire
À l’heure où le tocsin rappelle le bilan.
Le temps rêvé, dit-on, ne réalise pas
Les songes merveilleux qu’on savait bien trop grands,
Mais tout au fond de moi, je sais qu’elle était là
L’étincelle d’amour éteinte par le vent.
Des souvenirs perdus au gré de mes saisons,
Une toile figée par la rosée glacée,
Le printemps reviendra rajeunir les gazons
Et tout refleurira dans le livre froissé.
Des souvenirs de toi qui me tiennent le cœur
Quand dehors il fait froid et que le monde a peur,
Ce sentiment de trop, de trop ou pas assez
Quand l’hiver au galop réveille les regrets.
Araignée du matin, j’efface mon chagrin,
Araignée du tantôt, merci pour ce cadeau,
Araignée de ce soir, je n’ai plus peur du noir,
Araignée de la nuit, royaume de l’oubli.
J’ai repris tant de fois ce vers de Baudelaire
« J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans »,
Toutes mes fleurs du mal hument la fritillaire
À l’heure où le tocsin rappelle le bilan.
Le temps rêvé, dit-on, ne réalise pas
Les songes merveilleux qu’on savait bien trop grands,
Mais tout au fond de moi, je sais qu’elle était là
L’étincelle d’amour éteinte par le vent.
Des souvenirs perdus au gré de mes saisons,
Une toile figée par la rosée glacée,
Le printemps reviendra rajeunir les gazons
Et tout refleurira dans le livre froissé.
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7 commentaires
domi/amimots · le mercredi 6 mai 2015 à 12:00
Milkyway · le mercredi 6 mai 2015 à 12:26
La dernière strophe est particulièrement sublime, avec ce retour au présent dans le livre de la vie. C'est si bien dit ! Amitiés. Justin
sandou70 · le mercredi 6 mai 2015 à 15:31
Amitiés sandou
Lucille · le jeudi 7 mai 2015 à 23:39
Nhand · le lundi 11 mai 2015 à 01:20
Je suis d'accord avec Lucille, le plaisir de pouvoir lire un inédit de toi se paie au prix d'une longue attente mais quelle récompense quand on y est !
Que dire ! Ce poème éveille en moi tant de choses, bien des émotions, ce serait beaucoup trop long de les énumérer.
Les souvenirs sont là, mais la mémoire n'en fait qu'à sa tête. On aimerait ne garder que les meilleurs, hélas, quelques pires parviennent toujours à remonter à la surface. Cependant, bons ou moins bons, ils continuent de nous parler de ceux qu'on a parfois perdus de vue ou qui s'en sont seulement allés vers le pays d'où l'on ne revient pas.
Le vers de Baudelaire que tu cites, qu'est-ce qu'il est parlant ! C'est absolument vrai, même si la vie est toujours beaucoup trop courte.
Bravo pour ce poème, je le trouve magnifique, avec des images splendides.
Bises.
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http://nh75online.canalblog.com
Pierrot · le lundi 11 mai 2015 à 14:46
Ta fritillaire hume-t-elle "l' odeur d'un flacon débouché" ?
Je désespérais de ton retour, mais là, tu nous gâtes.
Bises.
Réjane · le lundi 11 mai 2015 à 22:56
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