DE L’EGO DU POÈTE
DE L’EGO DU POÈTE
Je ne sais s’il est bon de vous le préciser,
Quand je parle d’amour, ça n’engage que moi,
Il me vient à l’esprit un double, un siamois
Que ma plume s’entête à immortaliser.
Il est "je", il est "tu", il est "nous" tour à tour,
Mais c'est moi chaque fois, vous le reconnaîtrez
Dans le moindre détail, dans quelque sous-titré
Le poète est partout, escorté de sa cour.
Un simple mot suffit pour qu'il monte au pinacle
Car il hait le silence et tremble quand se tait
La foule des badauds qui jadis revêtaient
Leurs habits de velours dans la cour des miracles.
Face à la poésie, nous sommes tous égaux,
N'en déplaise aux ascètes et autres cénobites,
La terre est assez vaste pour que cohabitent
Des millions de poètes et chacun son ego.
Faisons fi des discours de tous les m'as-tu vu,
La plaie ne saignera que le temps d'un écrit
S'il faut égratigner, éraflons sans rescrit,
Pour découvrir ce qui gît sous le superflu.
Car l'ego du poète est un mal pour un bien
Tant qu'il reste amarré aux rives du plaisir,
Qu'il nous parle d'amour plutôt que de gésir
Sous le manteau frileux d'un académicien.
Je ne sais s’il est bon de vous le préciser,
Quand je parle d’amour, ça n’engage que moi,
Il me vient à l’esprit un double, un siamois
Que ma plume s’entête à immortaliser.
Il est "je", il est "tu", il est "nous" tour à tour,
Mais c'est moi chaque fois, vous le reconnaîtrez
Dans le moindre détail, dans quelque sous-titré
Le poète est partout, escorté de sa cour.
Un simple mot suffit pour qu'il monte au pinacle
Car il hait le silence et tremble quand se tait
La foule des badauds qui jadis revêtaient
Leurs habits de velours dans la cour des miracles.
Face à la poésie, nous sommes tous égaux,
N'en déplaise aux ascètes et autres cénobites,
La terre est assez vaste pour que cohabitent
Des millions de poètes et chacun son ego.
Faisons fi des discours de tous les m'as-tu vu,
La plaie ne saignera que le temps d'un écrit
S'il faut égratigner, éraflons sans rescrit,
Pour découvrir ce qui gît sous le superflu.
Car l'ego du poète est un mal pour un bien
Tant qu'il reste amarré aux rives du plaisir,
Qu'il nous parle d'amour plutôt que de gésir
Sous le manteau frileux d'un académicien.
Note : 6/10
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29 commentaires
Agrippa · le dimanche 8 juillet 2007 à 20:20
macada · le dimanche 8 juillet 2007 à 20:39
Bliss · le dimanche 8 juillet 2007 à 20:40
philco · le dimanche 8 juillet 2007 à 23:22
Réjane · le lundi 9 juillet 2007 à 07:28
Lorraine · le mercredi 11 juillet 2007 à 12:29
Pauley · le mercredi 11 juillet 2007 à 17:05
Pauley · le mercredi 11 juillet 2007 à 17:28
Alice HUGO · le mercredi 11 juillet 2007 à 20:17
Alice HUGO · le mercredi 11 juillet 2007 à 20:26
Réjane · le mercredi 11 juillet 2007 à 21:52
Domenica · le jeudi 12 juillet 2007 à 23:28
Nhand · le vendredi 13 juillet 2007 à 14:29
Réjane · le dimanche 15 juillet 2007 à 23:28
Ghislain qui ne doit pas passer avant Réjane dans les coms. · le mardi 17 juillet 2007 à 15:53
Réjane · le mardi 17 juillet 2007 à 21:48
sabineb · le mercredi 18 juillet 2007 à 11:48
René Poète · le jeudi 19 juillet 2007 à 10:46
lasidonie · le jeudi 19 juillet 2007 à 20:33
Réjane · le jeudi 19 juillet 2007 à 20:56
khenissa lyess · le dimanche 5 août 2007 à 11:47
Réjane · le lundi 6 août 2007 à 21:31
Dago Laborel · le jeudi 16 août 2007 à 22:30
Jean-Pierre · le samedi 25 août 2007 à 00:25
Réjane · le samedi 25 août 2007 à 13:14
belady · le vendredi 7 septembre 2007 à 15:46
Réjane · le mardi 11 septembre 2007 à 19:15
Pauley · le mercredi 21 novembre 2007 à 00:10
Réjane · le mercredi 21 novembre 2007 à 17:00
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