DE TOUTES LES COULEURS
DE TOUTES LES COULEURS
Ils m’en auront fait voir de toutes les couleurs
Ces poètes épris des filles et des fleurs,
Alors que dans mon coin je n’aspirais qu’à rire
Et parader de loin aux cris de l’oiseau-lyre.
J'étais bien heureuse dans ma verte campagne
Tel un petit monarque au pays de Cocagne.
Je rêvais de douceur, d'amitié, de bonheur
La vie s'écoulait là sur le mode mineur
J'avais, pour me combler, besoin de peu de choses
C'était, convenons-en, un peu la vie en rose.
Mais il aura suffi que des chantres moqueurs
Aux sourires mutins, aux mots agitateurs,
Jaillissent un matin en traversant la toile
Et troublent le répit de ma paisible étoile,
Pour que d’un blanc nacré mon visage soudain
Prenne rapidement cette couleur carmin.
Rouge de la colère ou de la peine amère,
N'avais-je donc vécu que de vaines chimères?
Mon ego malmené passait au laminoir
Et je me complaisais à peindre tout en noir.
Or, depuis fort longtemps je ne suis plus oie blanche.
Il est hors de question que sous les coups je flanche.
Jadis dans mon pupitre nichait l’oiseau-lyre,
A chaque punition je le voyais pâlir,
Avant de s’envoler vers l’azur argenté
Pour mieux me revenir serti de vérités
Qu’il épelait alors d’un air de connivence
Tandis qu’au tableau noir s’affichait la sentence :
Pour les affreux fauteurs, la volée de bois vert
Et pour moi quelques temps, d'emblée, me mettre au vert.
Je m'en vais de ce pas soigner mes bleus à l'âme
Rien ne vaut quelques vers pour ranimer la flamme!
Duo avec Jakline
Ils m’en auront fait voir de toutes les couleurs
Ces poètes épris des filles et des fleurs,
Alors que dans mon coin je n’aspirais qu’à rire
Et parader de loin aux cris de l’oiseau-lyre.
J'étais bien heureuse dans ma verte campagne
Tel un petit monarque au pays de Cocagne.
Je rêvais de douceur, d'amitié, de bonheur
La vie s'écoulait là sur le mode mineur
J'avais, pour me combler, besoin de peu de choses
C'était, convenons-en, un peu la vie en rose.
Mais il aura suffi que des chantres moqueurs
Aux sourires mutins, aux mots agitateurs,
Jaillissent un matin en traversant la toile
Et troublent le répit de ma paisible étoile,
Pour que d’un blanc nacré mon visage soudain
Prenne rapidement cette couleur carmin.
Rouge de la colère ou de la peine amère,
N'avais-je donc vécu que de vaines chimères?
Mon ego malmené passait au laminoir
Et je me complaisais à peindre tout en noir.
Or, depuis fort longtemps je ne suis plus oie blanche.
Il est hors de question que sous les coups je flanche.
Jadis dans mon pupitre nichait l’oiseau-lyre,
A chaque punition je le voyais pâlir,
Avant de s’envoler vers l’azur argenté
Pour mieux me revenir serti de vérités
Qu’il épelait alors d’un air de connivence
Tandis qu’au tableau noir s’affichait la sentence :
Pour les affreux fauteurs, la volée de bois vert
Et pour moi quelques temps, d'emblée, me mettre au vert.
Je m'en vais de ce pas soigner mes bleus à l'âme
Rien ne vaut quelques vers pour ranimer la flamme!
Duo avec Jakline
Note : 1/10
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5 commentaires
dago laborel (rivages et tombants) · le mercredi 10 juin 2009 à 23:05
Nhand · le vendredi 12 juin 2009 à 14:14
Réjane · le dimanche 14 juin 2009 à 00:11
Nhand · le mardi 28 juillet 2009 à 19:32
rejane · le mercredi 7 octobre 2009 à 21:38
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http://www.mespoemes.net/rejane
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