DÉLIRES VERSIFIÉS
DÉLIRES VERSIFIÉS
A trop compter les pieds, j'ai perdu tous mes doigts,
Riez, alexandrins, vous n'aurez point de moi
La logique qui veut qu'au delà de dix doigts
Je m'emmêle les pieds pour des rimes à la noix
Pour cent cinquante pages accordez moi le droit
D'une entorse à la règle et que pour une fois
Un délire versifié s'épanche de mes doigts
Sur un pauvre clavier qui, ce soir, reste coi
Une plume à la main, il n'en est point question,
Pour des pattes de mouches, se crêper le chignon,
Quand mon vieil azerty décline la leçon,
Pour jeter aux orties tous ces mots moribonds
Délires versifiés, ou bien vers en délire,
Sans présent, sans passé, et sans plus d'avenir,
Il eût fallu bien peu pour qu'alors je déchire
Cette page insensée avant que je n'expire.
Mais je la garderai pour la postérité,
Pour que mes descendant disent "ah si vous saviez
A quel point certains soirs elle pouvait délirer",
Peut-être à ce moment vous ferai-je pitié.
Elle n'a pas plus de poids, ni plus belles images,
Elle est bien mieux que ça : cent cinquantième page,
Et je la garderai, un peu comme un otage,
Une raison de plus de me mettre à l'ouvrage.
A trop compter les pieds, j'ai perdu tous mes doigts,
Riez, alexandrins, vous n'aurez point de moi
La logique qui veut qu'au delà de dix doigts
Je m'emmêle les pieds pour des rimes à la noix
Pour cent cinquante pages accordez moi le droit
D'une entorse à la règle et que pour une fois
Un délire versifié s'épanche de mes doigts
Sur un pauvre clavier qui, ce soir, reste coi
Une plume à la main, il n'en est point question,
Pour des pattes de mouches, se crêper le chignon,
Quand mon vieil azerty décline la leçon,
Pour jeter aux orties tous ces mots moribonds
Délires versifiés, ou bien vers en délire,
Sans présent, sans passé, et sans plus d'avenir,
Il eût fallu bien peu pour qu'alors je déchire
Cette page insensée avant que je n'expire.
Mais je la garderai pour la postérité,
Pour que mes descendant disent "ah si vous saviez
A quel point certains soirs elle pouvait délirer",
Peut-être à ce moment vous ferai-je pitié.
Elle n'a pas plus de poids, ni plus belles images,
Elle est bien mieux que ça : cent cinquantième page,
Et je la garderai, un peu comme un otage,
Une raison de plus de me mettre à l'ouvrage.
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10 commentaires
Bernard Pichardie · le jeudi 11 novembre 2004 à 10:41
Réjane · le jeudi 11 novembre 2004 à 14:10
Bernard Pichardie · le jeudi 11 novembre 2004 à 19:40
Réjane · le jeudi 11 novembre 2004 à 22:25
Gardenia · le vendredi 12 novembre 2004 à 07:20
Gardenia · le vendredi 12 novembre 2004 à 07:21
Danis · le vendredi 12 novembre 2004 à 10:43
Panopa · le lundi 15 novembre 2004 à 11:13
Maryse · le jeudi 2 août 2007 à 21:27
Réjane · le jeudi 2 août 2007 à 21:48
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