DEUX MINUTES ONT SUFFI
DEUX MINUTES ONT SUFFI
Il n’aura pas fallu plus de cent vingt secondes
Pour envoyer valser les brunes et les blondes,
Deux minutes ont suffi, pour que brille au grand jour
Le vain de l’indécis, étranger de séjour.
Pourtant hier encor, dans le salon dortoir
Tous les rires d’enfants retentissaient le soir,
Et j’aimais chaque jour alimenter gaiement
La bonne humeur offerte avant l’abattement.
Bien sûr je le savais, on ne peut pas construire
Ce que tant d’inhumains s’entêtent à détruire,
La vie serait trop belle, et ce monde trop beau,
La conscience en sommeil éteindrait le flambeau.
Deux minutes ont suffi, minute improvisée,
Pour atteindre la cible où elle était visée,
Quand le vin est tiré, complaisamment le boire,
Au diable les regrets, savourons la victoire.
Pourtant, sans hésiter, demain, après-demain
J’ouvrirai grand mes bras et je tendrai la main
A celui qui s’écroule, à celle qui trébuche,
A l’enfant dans son coin, seul avec sa peluche.
Bien sûr j’ai trop rêvé, les marques d’affection
Pâlissent au soleil, se mettent au diapason
D’un tabloïd ancien, baratin libertin,
Pour disparaître enfin quand la lune s’éteint.
Il n’aura pas fallu plus de cent vingt secondes
Pour envoyer valser les brunes et les blondes,
Deux minutes ont suffi, pour que brille au grand jour
Le vain de l’indécis, étranger de séjour.
Pourtant hier encor, dans le salon dortoir
Tous les rires d’enfants retentissaient le soir,
Et j’aimais chaque jour alimenter gaiement
La bonne humeur offerte avant l’abattement.
Bien sûr je le savais, on ne peut pas construire
Ce que tant d’inhumains s’entêtent à détruire,
La vie serait trop belle, et ce monde trop beau,
La conscience en sommeil éteindrait le flambeau.
Deux minutes ont suffi, minute improvisée,
Pour atteindre la cible où elle était visée,
Quand le vin est tiré, complaisamment le boire,
Au diable les regrets, savourons la victoire.
Pourtant, sans hésiter, demain, après-demain
J’ouvrirai grand mes bras et je tendrai la main
A celui qui s’écroule, à celle qui trébuche,
A l’enfant dans son coin, seul avec sa peluche.
Bien sûr j’ai trop rêvé, les marques d’affection
Pâlissent au soleil, se mettent au diapason
D’un tabloïd ancien, baratin libertin,
Pour disparaître enfin quand la lune s’éteint.
Note : 9/10
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18 commentaires
Michel (Signes de Vie) · le vendredi 9 avril 2010 à 19:35
PS : Tu fais bien de poster de temps à autre, sinon ton site pourrait bien aussi disparaître, et ce serait vraiment dommage.
Amitié
666eldiablo · le samedi 10 avril 2010 à 08:26
http://www.mespoemes.net/666eldiablo
Absolument somptueux à lire...J'aime beaucoup ces vers où se mêlent nostalgie et espoir d'un autre lendemain....Merci...Tres amicalement
rimailleur · le samedi 10 avril 2010 à 17:24
http://www.mespoemes.net/rimailleurUn ensemble très plaisant à lire, on "sent " la bonne inspiration.Il aura suffi de 2 minutes pour bien te lire....Patrick
Nirina · le mardi 13 avril 2010 à 20:06
paulette · le lundi 19 avril 2010 à 05:15
Maryse · le jeudi 22 avril 2010 à 23:11
Nhand · le vendredi 23 avril 2010 à 18:31
rejane · le dimanche 25 avril 2010 à 18:52
Merci à tous pour votre passage (nini, tu en fais trop :p) (Nhand, tiens bon, tu as mon soutien ;)) (bisous Maryse, toujours un plaisir de te voir te poser là ;))
nirina · le dimanche 25 avril 2010 à 21:07
Nhand · le dimanche 25 avril 2010 à 23:25
Le Lutin de Paname · le lundi 26 avril 2010 à 14:46
rejane · le samedi 1 mai 2010 à 08:43
Réjane · le dimanche 2 mai 2010 à 16:37
rejane · le dimanche 2 mai 2010 à 17:46
Pierre · le mercredi 5 mai 2010 à 20:22
nirina · le samedi 8 mai 2010 à 22:11
worrell02 · le lundi 24 mai 2010 à 22:29
J'ai bien apprécié ta reponse!
Nous sommes que des passants sur cette terre; il suffit de moins de deux minutes pour disparaitre!
Amitiés
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02
rejane · le mardi 25 mai 2010 à 20:40
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