BÉBÉ LION
BÉBÉ LION
Un livre s’ennuyait, relégué dans un coin
Du salon déserté depuis que l’enfant tendre
Avait quitté les lieux un matin de décembre,
Emporté par les cris d’une sirène au loin.
Une petite fille à l’hôpital urbain,
Dans un demi-sommeil rêvait au bébé Lion,
Son compagnon de jeux, son roi, son Pygmalion,
Unique suppléant de maman au turbin.
Elle est triste maman, Noël viendra bientôt,
Dans le salon sans joie depuis qu’elle est partie,
Rien n’a bougé, pourtant, elle sent qu’aujourd’hui,
La vie prend le dessus, se desserre l’étau.
Nonchalamment, ses yeux se posèrent alors
Sur le livre oublié dans le coin du salon,
Et surgit tout à coup un petit bébé lion,
Plus vivant que jamais, réel dans son décor.
Au même instant là-bas, dans l’hôpital urbain,
Deux grands yeux étonnés ont ouvert le rideau
Pour éclairer la chambre pâle aux murs vert d’eau
Et colorer les joues trop blêmes du bambin.
Habituée pourtant aux revers du destin,
Toute émue l’infirmière veut dissimuler
La buée qui soudain remplit ses yeux baissés,
Devant ce pur miracle où la vie nous revient.
Le téléphone sonne, insistant, au salon,
_ »Venez, dit le docteur, elle a rouvert les yeux,
Ses propos sont confus, mais elle se sent mieux,
Elle veut sa maman, son papa, et son lion … »
Noël peut arriver, sous le grand sapin blanc
La fillette bientôt retournera en classe,
Le livre à son chevet a retrouvé sa place,
Bébé Lion continue son voyage troublant.
Un livre s’ennuyait, relégué dans un coin
Du salon déserté depuis que l’enfant tendre
Avait quitté les lieux un matin de décembre,
Emporté par les cris d’une sirène au loin.
Une petite fille à l’hôpital urbain,
Dans un demi-sommeil rêvait au bébé Lion,
Son compagnon de jeux, son roi, son Pygmalion,
Unique suppléant de maman au turbin.
Elle est triste maman, Noël viendra bientôt,
Dans le salon sans joie depuis qu’elle est partie,
Rien n’a bougé, pourtant, elle sent qu’aujourd’hui,
La vie prend le dessus, se desserre l’étau.
Nonchalamment, ses yeux se posèrent alors
Sur le livre oublié dans le coin du salon,
Et surgit tout à coup un petit bébé lion,
Plus vivant que jamais, réel dans son décor.
Au même instant là-bas, dans l’hôpital urbain,
Deux grands yeux étonnés ont ouvert le rideau
Pour éclairer la chambre pâle aux murs vert d’eau
Et colorer les joues trop blêmes du bambin.
Habituée pourtant aux revers du destin,
Toute émue l’infirmière veut dissimuler
La buée qui soudain remplit ses yeux baissés,
Devant ce pur miracle où la vie nous revient.
Le téléphone sonne, insistant, au salon,
_ »Venez, dit le docteur, elle a rouvert les yeux,
Ses propos sont confus, mais elle se sent mieux,
Elle veut sa maman, son papa, et son lion … »
Noël peut arriver, sous le grand sapin blanc
La fillette bientôt retournera en classe,
Le livre à son chevet a retrouvé sa place,
Bébé Lion continue son voyage troublant.
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5 commentaires
Nhand · le lundi 1 octobre 2012 à 06:08
Content de te relire, Réjane. Bises. NH
piersarro · le mardi 2 octobre 2012 à 19:57
bises.
rejane · le mardi 2 octobre 2012 à 21:39
Nhand, tu sais combien j'affectionnais nos "défis", qui avaient le don de booster l'imagination et nous réservait souvent de belles surprises. Pour ce texte là, je me suis laissée aller sur le thème "il était une fois ... un livre". Alors tu vois, Pierre, pas de récit personnel, juste quelques vers fruits de l'imaginaire. C'est un genre d'exercice que j'aime bien pratiquer, rien que pour l'amour des mots et de la rime.
Merci de votre visite :)
Sido (lunatique) · le samedi 8 décembre 2012 à 08:53
rejane · le jeudi 10 janvier 2013 à 16:12
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http://www.mespoemes.net/rejane
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