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chroniques et rimailles

Petite Fille

Le lundi 2 juillet 2007 à 14:10, posté par patrick · 664 lectures

Illustration du poème « Petite Fille »
Petite fille tu as si mal au fond de toutes tes douleurs
Paralysée par tes pensées, tu n'arrives plus à comprendre
L'insidieuse dépression, dégringolade tu touches le fond
Inguérissable malheur, naguère, tu vivais dans le bonheur.

Petite fille qui sans cesse se fait du mal pour rien
Stupidement tu te montes la tête à t'en faire mal
Tu ne sais plus vivre la simplicité, les choses banales
Inguérissable douleur, ta vie t'en veut tu le sais bien.

Petite fille toi qui désormais ne sait même plus pleurer
Car à trop se déverser tes glandes lacrimales sont asséchées.
Désolation que sont tes jours, mourir plutôt que penser
Que ce matin là, de battre, son petit coeur a céssé.

Petite fille toi qui maudis les Dieux et tous leurs Saints
Tu tournes le dos aux gens d'église, tu as été trahie
Aucune prière ne peut t'apaiser ni demain, ni aujourd'hui
Car bien trop tragique, pour toi, se veut ton destin.

Petite fille, ton coeur, du bonheur, est à jamais tari
Parce qu'un après midi de mars, une voiture a surgi
Sur un passage clouté, traversait tranquillement Amélie
Fauchée en pleine jeunesse, elle aurait seize ans aujourd'hui.

C'était il y a moins de sept ans, on en a parlé à la télé
Cet homme qui au tribunal,même une larme n'a pas versé
Il était ivre mais pas de demande de pardon n'a prononcé
Du centre de détention, la semaine dernière, fut libéré.

Quatorze années de prison pour meurtre et délit de fuite
Mais naturellement, comme toujours l'on connait la suite
A peine une petite moitié, car ces établissements sont surpeuplés
Petite fille de le savoir à nouveau libre ta rage en toi a explosée.

Petite fille , tu te dis, à quoi donc de réunir douze jurés
Qui en leur âme et conscience, une incarcération ont décidé
Tu pestes contre tous les médias, qui plaignent les prisonniers
Tu n'as plus ce que certains appellent, de la sensibilité.

Petite fille rien jamais ne masquera tes flots de lourde peine
Un bouquet de sept roses jaunes, chaque jeudi est déposé
Sur un piquet, juste là, où se trouve le passage clouté
Pour que toujours et tout le temps, l'automobiliste se souvienne.

Petite fille, tous mes sanglots convergent vers toi.
Patrick le rimailleur le 2 juillet 2007

6 commentaires

ct570 · le lundi 2 juillet 2007 à 16:58

Ton poème est tellement touchant encore une fois Patrick. Un sentiment de révolte m'envahit à la lecture de tes mots. Je pense à cette petite et son chagrin. Toute mon amitié à toi et cette petite. Bravo pour en avoir écrit un joli texte. Catherine

niala · le lundi 2 juillet 2007 à 17:15

ton poème est poignant de cris d'horreurs....que faire devant une telle injustice, les mots ne sont pas assez fort pour exprimer cette souffrance endurée....bises amitié

Vincent · le lundi 2 juillet 2007 à 21:41

une enfant n'est qu'innocence dans sa noblesse dans sa pureté, la vie ne peut s'éteindre pour une vapeur éphémere d'alcol ou de désir ! la vie est essentiel à chacun et chacune que la compaiosn guide ce monde Vincent

wendy · le lundi 2 juillet 2007 à 23:27

merci Patrick, on ne parle pas assez de la violence routière - se comporter en adulte responsable n'est pas si compliqué que cela ! on peut dire aussi "respect" de la vie !! tout simplement - amitié bisous

Elisa · le mardi 3 juillet 2007 à 19:48

Ces les larmes aux yeux que j'ai lu ce poème...J'ai perdu mon unique frère il y a trois ans à 1 semaine des ses 48 ans. Merci pour eux et pensée pour cette petite..Comme toujours tu sais toucher les lecteurs par tes mots et ton coeur..Bisous Amitié

esperance · le mercredi 4 juillet 2007 à 21:30

tres touchant Patrick c est injuste ceux qui font du mal ne sont jamais ou parfois meme pas punis Amitié

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