Ma vie qu'ai-je fait de toi ?
Ma vie, qu'ai-je fait de toi ?
Nous étions tous les deux des enfants au soleil
et nous voici déjà la mi-chemin passée,
plongés dans le dédale des sentes détournées
et cheminant à l'ombre des forêts de l'hiver.
Jadis ce fut la plage et l'onde prometteuse.
Où passa le printemps qui parlait d'avenir ?
Grimpe, grimpe la pente ensemencée d'épines.
Je vais près des marais où s'enlise l'espoir.
Y hurle le vent maigre au ciel gris et tremblant
tandis qu'au loin la mer, écume mugissante,
où se creuse la vague, où la nuit se tourmente,
où pleurent mes amis dans les brouillards perdus
semble hurler mon nom qui lui était promis.
Le large ainsi m'appelle en sa crête mouvante
où dansent tous ceux-là que j'ai laissés partir.
A chaque lame un nom, à chaque rêve un deuil.
Laquelle m'emportera quand ce sera mon tour ?
Oh ! que dure est la mer et frêle le navire
lorsque le doute est à la barre !
petits écrits de NUIT (les Nuits d'hiver)
Nous étions tous les deux des enfants au soleil
et nous voici déjà la mi-chemin passée,
plongés dans le dédale des sentes détournées
et cheminant à l'ombre des forêts de l'hiver.
Jadis ce fut la plage et l'onde prometteuse.
Où passa le printemps qui parlait d'avenir ?
Grimpe, grimpe la pente ensemencée d'épines.
Je vais près des marais où s'enlise l'espoir.
Y hurle le vent maigre au ciel gris et tremblant
tandis qu'au loin la mer, écume mugissante,
où se creuse la vague, où la nuit se tourmente,
où pleurent mes amis dans les brouillards perdus
semble hurler mon nom qui lui était promis.
Le large ainsi m'appelle en sa crête mouvante
où dansent tous ceux-là que j'ai laissés partir.
A chaque lame un nom, à chaque rêve un deuil.
Laquelle m'emportera quand ce sera mon tour ?
Oh ! que dure est la mer et frêle le navire
lorsque le doute est à la barre !
petits écrits de NUIT (les Nuits d'hiver)
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3 commentaires
micheline1940 · le mercredi 16 avril 2014 à 12:46
http://www.mespoemes.net/micheline1940
J'aime énormément ce texte, et vous aimez la mer, la grande, celle qui gronde et ensevelit tout, et les corps et les biens. Êtes-vous un marin ? De ceux dont l'âme vague, au-dessus de la vague, et qui se sent à terre trop ancré dans le sol ? Qui a besoin de se sentir bercer en houle, allongé sur le pont et l'oeil planté au ciel ?
Bonne journée au poète et amitié de Micheline
rivaudais · le mercredi 16 avril 2014 à 18:39
http://www.mespoemes.net/rivaudais
oliverjane1950 · le mardi 6 mai 2014 à 23:13
Moi aussi, j'aime ce texte. Bonne soirée. Amitiés. Oliver
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950
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