Au Casino du Temps
La vie est longue et lourde et lente.
Le coeur est sombre et sourd et las.
Le temps s'étire, aux nuits s'argente.
Le temps se tire et rien ne va.
Que le Temps qui s'en va pourtant
Vers le Grand Trou de l'Après-Temps.
Quel gnôme affreux et ridicule
A dit "Sésame" au Désamour?
Le libérant au crépuscule
Encrant désormais chaque jour.
Quand, immobiles sur la scène
Qui vit le Bonheur danser là,
Trônent les cactus de la Haine,
Dure est la chute au Rêve en bas !
Le Temps n'entend, le Temps n'attend,
Le Temps se tend vers le Néant.
L'Espoir a buté sur la traîne
Du Malheur en habit de roi,
Cassant le vase et la verveine
Et libérant le Désarroi.
Faites vos jeux. Impair et manque .
Le rouge et le noir sont mêlés.
Rien ne va plus et dans sa gangue
L'Enfant-Amour vient d'avorter.
Temps tu t'en vas. Tu t'en vas tant
Que l'Amour n'a pas eu son temps.
La Vie est courte et lourde et blème.
Le Songe est mort avant d'avoir
Sû qu'il n'était au fond lui-même
Qu'un pis-aller au Désespoir.
Pleure la Reine à l'âme en peine.
Coule l'onde aux désirs perdus.
Finit l'Enfance Souveraine
Aussitôt les rêves déçus.
Le Temps s'ennuie et, nuit, s'enfuit.
Le Temps s'épuise au puits. Et puis...
Enfin la Fin ! Et puis.... ET PUIS ?...
Du recueil "Au Naufrage du Temps" (épuisé)
Deuxième tirage Edition Ardal
Le coeur est sombre et sourd et las.
Le temps s'étire, aux nuits s'argente.
Le temps se tire et rien ne va.
Que le Temps qui s'en va pourtant
Vers le Grand Trou de l'Après-Temps.
Quel gnôme affreux et ridicule
A dit "Sésame" au Désamour?
Le libérant au crépuscule
Encrant désormais chaque jour.
Quand, immobiles sur la scène
Qui vit le Bonheur danser là,
Trônent les cactus de la Haine,
Dure est la chute au Rêve en bas !
Le Temps n'entend, le Temps n'attend,
Le Temps se tend vers le Néant.
L'Espoir a buté sur la traîne
Du Malheur en habit de roi,
Cassant le vase et la verveine
Et libérant le Désarroi.
Faites vos jeux. Impair et manque .
Le rouge et le noir sont mêlés.
Rien ne va plus et dans sa gangue
L'Enfant-Amour vient d'avorter.
Temps tu t'en vas. Tu t'en vas tant
Que l'Amour n'a pas eu son temps.
La Vie est courte et lourde et blème.
Le Songe est mort avant d'avoir
Sû qu'il n'était au fond lui-même
Qu'un pis-aller au Désespoir.
Pleure la Reine à l'âme en peine.
Coule l'onde aux désirs perdus.
Finit l'Enfance Souveraine
Aussitôt les rêves déçus.
Le Temps s'ennuie et, nuit, s'enfuit.
Le Temps s'épuise au puits. Et puis...
Enfin la Fin ! Et puis.... ET PUIS ?...
Du recueil "Au Naufrage du Temps" (épuisé)
Deuxième tirage Edition Ardal
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
7 commentaires
Michel (Signes de Vie) · le dimanche 12 avril 2015 à 09:39
Rien ne va plus !
... Et pourtant ...
Salus · le dimanche 12 avril 2015 à 12:28
très musical !
je t'échange un exemplaire d"Au Naufrage du Temps" contre un "Pangolin des landes"*
(mes premiers poèmes, c'est un bon placement, il te suffit d'être patient, dans 100 ans, ça vaudra de l'or !)
* proposition sérieuse
José · le dimanche 12 avril 2015 à 15:36
rivaudais · le dimanche 12 avril 2015 à 16:29
Salus · le dimanche 12 avril 2015 à 22:32
Je t'en offre un quand tu veux !
(demande à Loïc de me faire passer ton adresse, je t'envoie ça !)
Lucille · le dimanche 12 avril 2015 à 23:51
Milkyway · le lundi 13 avril 2015 à 20:27
J'espère également que tu retrouveras un exemplaire. C'est incroyable que l'éditeur n'ait pas voulu te donner de copies.
Bonne soirée !
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.