Plénitude
Le ciel est au-dessus de moi,
poème peint dans l'ineffable.
La campagne a du vague à l'âme.
Mon rêve est au-dessus des toits.
La ville* est quelque part, ailleurs...
Mais je ne sais plus ses lumières.
Morte saison, amis perdus.
Où sont les ans que j'ai vécus.
Ici la nature s'impose
dans le balancement des jours
pareils aux branches qui s'effeuillent.
Automne sonne monotone.
Se peut-il que tout soit si calme ?...
Lorsque la rage en nous bouillonne,
que le coeur est lourd d'impuissance
et que l'espoir nous abandonne.
Je me sens las du poids des autres.
J'ai le blue des amour trahies.
Le souvenir bleu d'un regard
me brûle au sceau de son silence.
Le ciel est fort comme un grand frère
qui sait la profondeur des choses,
le pourquoi de l'homme et des roses.
Le ciel est beau comme un oubli.
La vie est là comme un appel.
L'important, c'est le temps présent.
...Mes yeux ont réserve de pluie
mais je connais la paix de l'âme.
Car ton amour, humble et tenace,
illumine nos jours d'ensemble.
Fond la grisaille des tourments
à la croisée de ton sourire.
L'eau du temps glisse sur les songes
et dans l'air, doux à en mourir,
un souffle étrange et triste emporte
la danse de l'ultime feuille.
Nous allons vers le rendez-vous
où nous saurons ce que nous fûmes.
Mais si la mort n'est qu'un début,
quand seront vrais nos rêves fous
NOUS DEVIENDRONS CE QUE NOUS SOMMES
AU FOND DE NOUS.
Betton (35)octobre 1982.
Explication; mon épouse m'avait dit quelques jours avant qu'elle savait, qu'elle sentait, était sûre qu'elle n'atteindrait pas ses cinquante ans. Elle avait raison hélas !
* Paris où nous avons vécus et dont le souvenir s'éloignait peu à peu.
poème peint dans l'ineffable.
La campagne a du vague à l'âme.
Mon rêve est au-dessus des toits.
La ville* est quelque part, ailleurs...
Mais je ne sais plus ses lumières.
Morte saison, amis perdus.
Où sont les ans que j'ai vécus.
Ici la nature s'impose
dans le balancement des jours
pareils aux branches qui s'effeuillent.
Automne sonne monotone.
Se peut-il que tout soit si calme ?...
Lorsque la rage en nous bouillonne,
que le coeur est lourd d'impuissance
et que l'espoir nous abandonne.
Je me sens las du poids des autres.
J'ai le blue des amour trahies.
Le souvenir bleu d'un regard
me brûle au sceau de son silence.
Le ciel est fort comme un grand frère
qui sait la profondeur des choses,
le pourquoi de l'homme et des roses.
Le ciel est beau comme un oubli.
La vie est là comme un appel.
L'important, c'est le temps présent.
...Mes yeux ont réserve de pluie
mais je connais la paix de l'âme.
Car ton amour, humble et tenace,
illumine nos jours d'ensemble.
Fond la grisaille des tourments
à la croisée de ton sourire.
L'eau du temps glisse sur les songes
et dans l'air, doux à en mourir,
un souffle étrange et triste emporte
la danse de l'ultime feuille.
Nous allons vers le rendez-vous
où nous saurons ce que nous fûmes.
Mais si la mort n'est qu'un début,
quand seront vrais nos rêves fous
NOUS DEVIENDRONS CE QUE NOUS SOMMES
AU FOND DE NOUS.
Betton (35)octobre 1982.
Explication; mon épouse m'avait dit quelques jours avant qu'elle savait, qu'elle sentait, était sûre qu'elle n'atteindrait pas ses cinquante ans. Elle avait raison hélas !
* Paris où nous avons vécus et dont le souvenir s'éloignait peu à peu.
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6 commentaires
pointbleu-Âme · le mardi 1 mars 2016 à 05:24
Ta femme est toujours dans tes rêves, et tu as du vague à l'âme, tu crois oublier par certains côtés, mais le calme de ton âme et ton coeur lourd, te font des souvenirs douloureux. la vie t'appelle à la vie, mais l'espoir est en déclin. Tu trouves que le temps présent est important et ton âme est en paix. Les autres te semblent assez lourds et tes souvenirs gardent ta douleur dans le silence. Tu pleurs et te sens impuissant. Tu vois la mort comme un tremplin vers notre vrai nature. Mais malgré tout ta colère est bien là pour l'instant.
Très beau poème en mémoire...
Amicalement Âme
Micheline 1940 · le mardi 1 mars 2016 à 05:30
Votre poème est si touchant, qu'il laisse au coeur un grand sanglot, et je ressens ici pour vous, l'immense tristesse que je connais. Tout comme vous, j'ai appris de la bouche de mon aimé qu'il lui avait été prédit qu'il mourrait très jeune... et à 58 ans, ce fut hélas, ce qui arriva. Il me disait toujours en riant que de toute façon, il défunterait plus jeune que quiconque, car né un 29 Février, il ne prenait une année que tous les quatre ans !Il aurait eu hier 88 ans ! Ces trente années sans Lui furent si longues ... Pardonnez-moi de vous avoir écrit bien maladroitement ces choses douloureuses de la vie qui nous arrachent l"âme...
Bien amicalement,
Micheline.
Stella · le mardi 1 mars 2016 à 08:11
je ne veux que déposer des mots "Silence" sur votre poème... il y a beaucoup d'émotions...
Prenez soin de vous.
Je vous embrasse.
Amicalement.
Stella.
ps : Douces Pensées Pour Micheline.
rivaudais · le mardi 1 mars 2016 à 23:27
rivaudais · le mercredi 2 mars 2016 à 11:04
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 2 mars 2016 à 11:51
J'arrive bien entendu avec un peu de retard, comme souvent.
Ah ce poème commence fort et très joliment :
"le ciel est un poème peint dans l'ineffable" !
Je le ressens plus d'une fois en regardant le ciel (qu'il soit bleu, teinté de sang à l'aurore ou au crépuscule, même gris).
Et puis la chute : "NOUS DEVIENDRONS CE QUE NOUS SOMMES
AU FOND DE NOUS. "
Essentiel et cela éclaire l'injonction de Nietzshe : le "deviens ce que tu es".
Et puis, dans le reste du poème, de l'émotion, que de l'émotion comme ce "les yeux ont une réserve de pluie". Et l'évocation/hommage à ton épouse, pleine de pudeur.Et enfin, la découverte (je ne le savais pas) par laquelle tu avais publié un recueil de poésie !
C'est un réel plaisir de lire ta poésie, René, très sincèrement (d'autant que maintenant, ma mémoire ne me fait plus défaut : René c'est Rivaudais ! Sourire) Bonne journée à toi, René. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
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