La femme du premier ministre (fable)
Avertissement. bien sûr tout çà est totalement imaginaire.
La femme du premier ministre
de ce pays anglo-saxon
ce soir encore est toute triste
rêvant, désabusée et seule en son salon.
Son mari, qu'on envie et imite,
Son mari est encore en visite.
Ce "Winner this elect"
lui est devenu sinistre.
Quand il tire une piste
ce n'est plus avec elle.
Et son coup est pareil
au vol de l'hirondelle
qui ne cesse d'aller et de virevolter
sans jamais prendre hélas ! le temps de se poser.
Pourtant chez lui tout est organisé,
ses discours, ses dîners, ses photos, ses projets.
Jusqu'à ses traits d'humour "so british and perfect",
tout est prévu, réglé, minuté, très correct.
Mais, elle, c'est d'autre chose qu'elle se prend à rêver.
Et ce soir elle pense à ce beau "french lover"
qui l'a complimenté, hier, à Westminster.
Même s'ii n'a -hélas!- embrassé que sa main
sans jamais prononcer ces deux mots : "A demain."
Elle regrette et se dit en savourant son thé :
"Cet ennui naît en moi de la conformité".
Moralité;
Le paraître sans l'être
est bien insuffisant.
C'est vouloir sans pouvoir
Et puis c'est voir peut-être
l'amour sans le vouloir
S'en aller lentement
La femme du premier ministre
de ce pays anglo-saxon
ce soir encore est toute triste
rêvant, désabusée et seule en son salon.
Son mari, qu'on envie et imite,
Son mari est encore en visite.
Ce "Winner this elect"
lui est devenu sinistre.
Quand il tire une piste
ce n'est plus avec elle.
Et son coup est pareil
au vol de l'hirondelle
qui ne cesse d'aller et de virevolter
sans jamais prendre hélas ! le temps de se poser.
Pourtant chez lui tout est organisé,
ses discours, ses dîners, ses photos, ses projets.
Jusqu'à ses traits d'humour "so british and perfect",
tout est prévu, réglé, minuté, très correct.
Mais, elle, c'est d'autre chose qu'elle se prend à rêver.
Et ce soir elle pense à ce beau "french lover"
qui l'a complimenté, hier, à Westminster.
Même s'ii n'a -hélas!- embrassé que sa main
sans jamais prononcer ces deux mots : "A demain."
Elle regrette et se dit en savourant son thé :
"Cet ennui naît en moi de la conformité".
Moralité;
Le paraître sans l'être
est bien insuffisant.
C'est vouloir sans pouvoir
Et puis c'est voir peut-être
l'amour sans le vouloir
S'en aller lentement
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4 commentaires
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mardi 15 mars 2016 à 13:20
Une fable pas si éloignée de la réalité. De surcroît, lorsque l'on connait les règle de l'establishement brittanique, cela accentue soit le tragique, soit le dérisoire de la situation. A un autre niveau, bien sûr, j'ai eu l'occasion d'être confronté à ces milieux un peu "ampoulé" où le langage doit être politiquement correct. Quelle tristesse !
Comme tu le dis, dans le vécu "le paraître sans l'être est bien insuffisant".
Bienheureux sont ceux qui un jour "grands de ce monde" sont enfin retournés à la simplicité rêvée. Merci pour ce texte à plus d'un égard intéressant, René. Prends bien soin de toi. Amitiés. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Loïc · le mardi 15 mars 2016 à 22:39
J'abhorre l'ennui, qui pour moi n'existe qu'en présence de gens qui me le causent : quand je suis seul, jamais ça n'arrive. Bref.
"Cet ennui naît en moi de la conformité".
Bien entendu le terme "conformité" couvre bien des choses ; néanmoins on a compris que récemment, tu éprouves durement le poids de la société. C'est OK d'obéir aux lois tant qu'elles ne sont pas crétines même si elles énervent par leur simple présence... mais ton serviteur en a brisé plus d'une, malgré son statut de flic du site.
Et davantage que la rigidité de la LOI, ce qu'il faut craindre avant tout, c'est tout le reste : la rigidité de la PENSÉE. Tu sais, la pensée unique, les préjugés, tout le toutim. Les LOIS "légales" sont en fait timides ; le vrai danger, c'est ce qu'on essaie de nous faire avaler en DOUCE, par les média.
Ah bah. Sujet bien trop long à explorer ici. En tous cas, ce que tu dis ici sur la femme du PM fait écho en moi, qui ai récemment vécu un désastre face à une personne inféodée à un système, non de loi mais de pensée, qui n'est pas le sien mais lui a été imposé (avec son consentement, parce que c'est comme ça que ça marche).
Peut-être que toi et moi parlons de la même chose.
Bye René, et mes amitiés.
Loïc
http://www.mespoemes.net/cellox
Micheline 1940 · le mercredi 16 mars 2016 à 20:39
Bien à vous et amicalement,
Micheline.
rivaudais · le vendredi 18 mars 2016 à 17:53
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