La révolte des oiseaux
Poésie pour enfants
Ces cloches qui tintinnabulent
Et ces enfants ! Quel tintamarre !
Les oiseaux en conciliabule
Ont déclaré :"Vraiment, c'est marre !
Dès l'aube le coq s'égosille.
Ses femmes sans arrêt caquettent.
Au piano une pauvre fille
Chante -si faux- et à tue-tête.
Le jour, la nuit, les feuilles vibrent,
Le vent sans cesse siffle ou pleure,
La maison craque de ses fibres,
La pendule sonne à toute heure.
Hector le dogue est fou de rage
Qu'agace le roquet Tibère.
Les bébés jamais ne sont sages,
Médisent toujours les commères.
Tiens, encore une micheline !
Fanny la chatte est amoureuse
Les autos font un bruit d'usine.
On entend un machin qui creuse.
A la sortie de la cantine,
Montent les rires des copines.
Même Jeannot le sourd s'en mêle
Et sa voix de muet crécelle.
Vaches, moutons meuglent et bêlent.
Le curé prêche dans sa chaire
Des sermons aux pêcheurs rebelles.
Cà va bien trop mal sur la terre.
Donc à quoi sert notre musique
Puisque chacun nous fait la nique?
Jusqu'à Jeannot le sourd qui beugle
Et braille ainsi que dix aveugles.
Seigneur il nous est impossible
De percer ces bruits diaboliques.
Nous en devenons invisibles,
Révoltés ou mélancoliques.
Nous les chantres de la nature
Aide-nous à nous faire entendre.
Depuis trop longtemps cela dure."
Et le Seigneur de sa voix tendre
Leur a dit :"Vous avez raison.
C'est fini la cacophonie.
Les sons seront à l'unisson.
A vous les clefs de l'harmonie."
Et c'est pourquoi depuis ce temps,
Malgré le bruit toujours présent,
A travers les bois et les champs,
Des oiseaux on entend les chants.
Tous. Excepté Jeannot le sourd
Beuglant toujours comme un tambour.
Ce qui prouve que le silence
N'est pas toujours où on le pense.
Ces cloches qui tintinnabulent
Et ces enfants ! Quel tintamarre !
Les oiseaux en conciliabule
Ont déclaré :"Vraiment, c'est marre !
Dès l'aube le coq s'égosille.
Ses femmes sans arrêt caquettent.
Au piano une pauvre fille
Chante -si faux- et à tue-tête.
Le jour, la nuit, les feuilles vibrent,
Le vent sans cesse siffle ou pleure,
La maison craque de ses fibres,
La pendule sonne à toute heure.
Hector le dogue est fou de rage
Qu'agace le roquet Tibère.
Les bébés jamais ne sont sages,
Médisent toujours les commères.
Tiens, encore une micheline !
Fanny la chatte est amoureuse
Les autos font un bruit d'usine.
On entend un machin qui creuse.
A la sortie de la cantine,
Montent les rires des copines.
Même Jeannot le sourd s'en mêle
Et sa voix de muet crécelle.
Vaches, moutons meuglent et bêlent.
Le curé prêche dans sa chaire
Des sermons aux pêcheurs rebelles.
Cà va bien trop mal sur la terre.
Donc à quoi sert notre musique
Puisque chacun nous fait la nique?
Jusqu'à Jeannot le sourd qui beugle
Et braille ainsi que dix aveugles.
Seigneur il nous est impossible
De percer ces bruits diaboliques.
Nous en devenons invisibles,
Révoltés ou mélancoliques.
Nous les chantres de la nature
Aide-nous à nous faire entendre.
Depuis trop longtemps cela dure."
Et le Seigneur de sa voix tendre
Leur a dit :"Vous avez raison.
C'est fini la cacophonie.
Les sons seront à l'unisson.
A vous les clefs de l'harmonie."
Et c'est pourquoi depuis ce temps,
Malgré le bruit toujours présent,
A travers les bois et les champs,
Des oiseaux on entend les chants.
Tous. Excepté Jeannot le sourd
Beuglant toujours comme un tambour.
Ce qui prouve que le silence
N'est pas toujours où on le pense.
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
3 commentaires
Hélène · le mardi 3 mai 2016 à 15:19
Adulte mais grande enfant, je comprends que le ciel a doté les oiseaux des plus jolis bruits de la terre. Votre poème nous fait prendre conscience du tintamarre perpétuel qui nous entoure au point de nous faire oublier le souffle du vent, le frissonnement discret des arbres, le chant des oiseaux.
Un poème aux images sonores, un conte absolument charmant qui m'a ravi les yeux et le coeur.
Merci à vous,
Cristale
maëlle · le mardi 3 mai 2016 à 18:13
Merci pour cette lecture!
Amitiés !
Maëlle
Philip (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 6 mai 2016 à 11:14
Qu'ils sont apaisants (je ne trouve pas d'autres mots) ces poèmes comme tu aimes parfois les écrire. De petite saynettes, charmantes, dont je ne suis, hélas, jamais le témoin, à la grande ville.
Je pense un peu à Anatole France, un peu à George Sand en te lisant.
Des chants d'oiseaux, un silence palpable....sauf pour Jeannot le sourd, évidemment !
Prends soin de toi René. Amitiés fidèles. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.