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A l'eau de ta claire fontaine (chanson)

Le samedi 7 mai 2016 à 23:28, posté par René · 673 lectures

Refrain
A l'eau de ta claire fontaine
Tu iras laver nos amours
Et mon souvenir et ta peine
Et que tu m'as juré toujours.

1er couplet
Tu vas partir, on te réclame.
C'est le destin, qui pouvons-nous?
Notre roman casse sa trame.
Exprès j'emploie ce mot trop doux.
Vois-tu ce n'était pas possible.
C'était ou trop tard ou trop tôt.
L'Amour qui nous a pris pour cible
Etait un trop frêle angelot.


2è couplet
Ne disons rien, faisons silence.
Donne ta main et tiens-moi bon.
Ecoute le temps qui balance
Entre l'amour et la raison.
Nous allons compter en nous-mêmes,
Fermer les yeux sur l'illusion,
Retrouver le moment suprême
Où tout est beau, où tout est bon.

3è couplet
Tiens! Hume, sens cette atmosphère.
Je hais cette odeur de départ.
Tu vas partir. Ta voix s'altère.
Mais toi tu as la meilleur' part
Tout bas, comptons jusqu'à soixante.
Après j'ouvrirai grand les bras.
Et tu t'en iras chancelante
Au bout du monde, loin là-bas.

4è couplet
Je commence. Es-tu prête ? Ecoute.
Un. C'est parti. Deux. En avant.
Ensemble on avait pris la route.
Et de trois nous suivons le vent.
Le vent de l 'histoire et des hommes.
Le vent qui n'a jamais cessé
De nous répéter que nous sommes
Déjà dans notre éternité.

5è couplet
Le vent de la mer et du rêve,
Le vent de la sagesse aussi.
Vent de misère et de joie brève,
Vent qui s'attriste et qui sourit.
Tu es un oiseau de lumière.
Ici le ciel est sale et gris.
Au fond je te fus la barrière
Qui te protégeait de Paris.

6è couplet

Un jour de ton île enchantée
Tu m'écriras trois petits mots.
Non pas la phrase refusée,
Interdite par des marmots.
Mais simplement ;"Je suis heureuse"
Et les larmes que je retiens
S'écouleront enfin, nombreuses,
Car ton bonheur sera le mien.

7è couplet
J'ouvre les yeux. Ta lèvre est douce.
Un pleur a roulé sur ma main.
Est-il à toi ? Le sort nous pousse.
Aujourd'hui rentre dans demain.
S'arrête déjà la minute.
Tandis que le temps passe et court,
Se livre en moi l'ultime lutte;
L'esprit est contre et le coeur pour.

8è couplet
Pauvre coeur qui bat la chamade.
Doucement mon vieux compagnon.
Tout doux, tout doux mon camarade.
Attendons d'être à l'unisson.
Tout est fini. L'été s'achève.
Ne dis pas "Au revoir" surtout.
S'en vient de se briser mon rêve.
Comme il fait sombre tout à coup.

9è couplet
Adieu. Voici que l'on se quitte.
Non ! Pas ainsi ! Non, pas déjà !
Quoi, tout est terminé.?!.. Si vite !
On s'aimait tant. Ell' n'est plus là.
Je n'ai plus rien que son image
A jamais au fond de mon coeur.
Chacun regagne son rivage.
Est-il vrai que l'amour en meurt ?

Refrain
A l'eau de sa claire fontaine ,
Elle ira laver nos amours.
Et mon souvenir et sa peine.
Et qu'elle m'a juré : "Toujours !".
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5 commentaires

Ivy · le dimanche 8 mai 2016 à 09:25

Bonjour René,
Une belle chanson dans toute sa mélancolie !

Encore des extraits d'un de mes poèmes auquel elle m'a fait penser.
C'était sur le thème du Printemps des poètes 2008..'D'infinis paysages'

Des mots, un visage,
Rencontrés sur le chemin du hasard,
Suffisaient à imaginer de jolis paysages.

Ils peignaient des rêves aux couleurs intemporelles
Avant que l'amertume, sur le chemin du hasard,
Tourbillonne et soulève un vent cruel;
Donnant aux images un teint blafard.

De voyage en voyage, sur toutes les pages,
Une tempête de sable finit par souffler sur ces infinis paysages
Recouvrant ainsi les mots et le visage.

Bon dimanche, sans nuages !

rivaudais · le dimanche 8 mai 2016 à 14:46

Merci Ivy. Comme souvent, cette chanson -car je l'ai voulue en musique dès le départ. Peut-être pour bercer et supporter ma peine en effet- cette chanson est la résultante d'une histoire. Tout à fait rocambolesque et digne d'un mini feuilleton, mais bien réelle et d'un amour qui aurait pu être. Si j'avais été moins "raisonnable"et surtout moins soucieux de mes responsabilités et engagements. J'ai déjà pensé à écrire cette histoire; j'en avais même fait un brouillon. Il a été perdu mais j'ai toujours "le film" en tête. Avec un peu de regret certes mais la satisfaction d'avoir fait ce qu'il fallait. Regret qui vient aussi du fait que la belle en question ici, une splendide métisse, fut tuée quelques mois plus tard au cours d'un de ces violents orages qui secouent de tant en temps les îles antillaises. Elle était de La Dominique et je n'ai su cette triste nouvelle que longtemps après. Si j'avais cédé à son désir de vie commune, elle serait peut-être encore vivante. Mais j'étais marié et père de famille. Epoux et papa comblé, j'aimais ma femme et mes enfants. Et puis, comme on dit: "c'est le destin".

rivaudais · le dimanche 8 mai 2016 à 14:58

Ivy, cet extrait me donne encore le désir d'en lire davantage. A quelle page de vous puis-je satisfaire ma compréhensible curiosité ?

Ivy · le dimanche 8 mai 2016 à 20:47

Bonsoir René,
Le poème en question "Sur nos pages désertées", se trouve à la page 13 de mon site.
http://www mespoèmes.net/worrell02

Au fait, je suis moi-même originaire des Antilles; l'île de La Barbade !
Bien à vous.

Stella · le lundi 9 mai 2016 à 20:51

Bonsoir René,
Beaucoup d'émotions dans cette chanson et dans le commentaire fait à Ivy...
Une simple Pensée pour cette Belle Dame...
Amicalement.
Stella.

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