Mon amour du bout du monde
Mon amour du bout du monde
s'en va seule dans sa ville ,
s'en va dans sa rue tranquille,
s'en va dans sa vie sans moi.
Combien la peine est profonde
Que le coeur pleure tout bas.
Mon amour si belle et douce,
tranquille en ses certitudes,
va rêvant à ses études,
riant à d'autres que moi.
Combien la peine est jalouse
Que mon coeur combat tout bas;
Mon amour aux yeux d'enfance
garde dans mon souvenir
le regard de l'innocence,
l'ignorance du désir.
Combien la peine est immense
dans mon coeur triste à mourir.
Mon bel amour de jeunesse
est restée telle à mes yeux
que la sublime déesse
dont je devins amoureux.
Mais que dure est la tristesse
qui pleure au fond de mes yeux.
Mon amour restera belle
comme au temps de mes seize ans.
Indifférente et rebelle
tout autant à mes tourments.
Ah que la peine est cruelle
quand on est las à vingt ans.
Mon amour du bout du monde,
tout là-bas à Saint-Brieuc,
cité courtoise et féconde,
n'a pas su croire ses yeux .
Et l'infortune de fondre
lourde, pesante, sur moi
Le bel amour de mon rêve
n'a pas su que je l'aimais,
Que je l'aimerai sans trêve
et ne le saura jamais.
Elle ignorera toujours
Que c'est elle mes amours.
Elle ignorera mon sort
moi qui vais tenter la ,mort.
Ecrit pendant la guerre d'Algérie.
Du recueil "Mes amours".
s'en va seule dans sa ville ,
s'en va dans sa rue tranquille,
s'en va dans sa vie sans moi.
Combien la peine est profonde
Que le coeur pleure tout bas.
Mon amour si belle et douce,
tranquille en ses certitudes,
va rêvant à ses études,
riant à d'autres que moi.
Combien la peine est jalouse
Que mon coeur combat tout bas;
Mon amour aux yeux d'enfance
garde dans mon souvenir
le regard de l'innocence,
l'ignorance du désir.
Combien la peine est immense
dans mon coeur triste à mourir.
Mon bel amour de jeunesse
est restée telle à mes yeux
que la sublime déesse
dont je devins amoureux.
Mais que dure est la tristesse
qui pleure au fond de mes yeux.
Mon amour restera belle
comme au temps de mes seize ans.
Indifférente et rebelle
tout autant à mes tourments.
Ah que la peine est cruelle
quand on est las à vingt ans.
Mon amour du bout du monde,
tout là-bas à Saint-Brieuc,
cité courtoise et féconde,
n'a pas su croire ses yeux .
Et l'infortune de fondre
lourde, pesante, sur moi
Le bel amour de mon rêve
n'a pas su que je l'aimais,
Que je l'aimerai sans trêve
et ne le saura jamais.
Elle ignorera toujours
Que c'est elle mes amours.
Elle ignorera mon sort
moi qui vais tenter la ,mort.
Ecrit pendant la guerre d'Algérie.
Du recueil "Mes amours".
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5 commentaires
guillaume · le mardi 25 octobre 2016 à 02:48
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mardi 25 octobre 2016 à 05:44
Force incroyable des mots qui nos mettent l'espace d'un douloureux instant, dans la peau du narrateur.
Force, tel un coup de poing, de ces autres mots, au détour d'un vers, tel "que la peine est cruelle quand on est las à vingt ans". Et puis un contexte, celui d'une absurde guerre, déjà loin, mais qui laisse aussi des cicatrices de l'âme, pour celui qui n'a pas souffert dans sa chair, indélébiles.
Ah René, si l'inspiration vient à te manquer - nous avons tous ces manques - ne manque pas de venir sur notre cher site, pour nous faire partager tes anciens poèmes. Nous en aurons grand et sincère plaisir, tu le sais
(le commentaire de Guillaume est bien émouvant). Prends soin de toi, mon ami. Bien à toi et sincèrement. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
plumeflore · le mardi 25 octobre 2016 à 10:15
Marc!
domidom · le mardi 25 octobre 2016 à 17:37
Le temps peut s'écouler, il peut nous contraindre à bien des choses, mais jamais il ne pourra altérer nos plus beaux souvenirs...
Au plaisir, Domie
rivaudais · le mercredi 26 octobre 2016 à 15:00
Philip, voici deux fois que je te fais des longs commentaires. Trop longs peut-être car ils ont disparu quand j'ai essayé de les enregistrer. Ce n'est que partie remise mais je serai plus bref.
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