L'amour silencieux
Ces ligne sont l'introduction d'un roman "L'amour silencieux" commencé il y a bien longtemps et que je n'ai jamais terminé même si je sais comment il finira. Si du moins j'ai le courage d'achever ces pages. Contrairement à ce que j'écris la plupart du temps, il est en partie autobiographique, ceci expliquant peut-être cela.
Ainsi, malgré mon âge et toutes ses cassures,
Quel est donc ce regret qui pardonne au malheur?
Suinte toujours hélas ! la première blessure,
Un vieux rêve enfoui sommeillant dans mon coeur.
J'avais seize ans. Je me rappelle.
Ne dites pas :"Voici longtemps !"
C'était hier : trente-huit ans.
Quand elle est entrée !... Oui je me rappelle.
Je me souviens après ce temps.
J'ai cru défaillir tant elle était belle.
Avec elle entra d'un coup le printemps.
Le soleil moussant inonda la vitre
Et pareillement l'amour en mon coeur.
J'ai compris alors : "C'était pour toujours".
A son frais bonjour je n'ai pu répondre.
Devant la stupeur m'ôtant la parole
Elle a gentiment caché son sourire,
Acceptant, tranquille, je le devinais,
D'avoir l'habitude d'hommages muets.
J'avais sûrement l'air un peu idiot
De ne pas pouvoir prononcer un mot.
Que peut dire l'âme en dévotion,
Le coeur en extase, l'être en déraison,
L'enfant découvrant soudain qu'il est grand
Aux flammes montant du feu de l'amour
Dont il sait déjà qu'il s'y brûlera ?
Et de fait depuis lors l'amour que j'ai pour elle
Plus jamais, jamais, n'a quitté mon coeur.
Paris 1990
Ainsi, malgré mon âge et toutes ses cassures,
Quel est donc ce regret qui pardonne au malheur?
Suinte toujours hélas ! la première blessure,
Un vieux rêve enfoui sommeillant dans mon coeur.
J'avais seize ans. Je me rappelle.
Ne dites pas :"Voici longtemps !"
C'était hier : trente-huit ans.
Quand elle est entrée !... Oui je me rappelle.
Je me souviens après ce temps.
J'ai cru défaillir tant elle était belle.
Avec elle entra d'un coup le printemps.
Le soleil moussant inonda la vitre
Et pareillement l'amour en mon coeur.
J'ai compris alors : "C'était pour toujours".
A son frais bonjour je n'ai pu répondre.
Devant la stupeur m'ôtant la parole
Elle a gentiment caché son sourire,
Acceptant, tranquille, je le devinais,
D'avoir l'habitude d'hommages muets.
J'avais sûrement l'air un peu idiot
De ne pas pouvoir prononcer un mot.
Que peut dire l'âme en dévotion,
Le coeur en extase, l'être en déraison,
L'enfant découvrant soudain qu'il est grand
Aux flammes montant du feu de l'amour
Dont il sait déjà qu'il s'y brûlera ?
Et de fait depuis lors l'amour que j'ai pour elle
Plus jamais, jamais, n'a quitté mon coeur.
Paris 1990
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6 commentaires
ditesmoi · le mardi 17 janvier 2017 à 13:38
Amitiés
rivaudais · le mardi 17 janvier 2017 à 14:02
domidom · le mardi 17 janvier 2017 à 23:02
Perso, je pense qu'il reste gravé au fond du cœur...
Au plaisir de te lire...
Domie
plumeflore · le mercredi 18 janvier 2017 à 07:06
Marc!
Micheline 1940 · le jeudi 19 janvier 2017 à 05:32
De si jolis souvenirs, il ne faut hésiter à se le remémorer sans nulle parcimonie, car il est primordial de se le dire et se répéter qu'ils sont le sel, le souffle, la respiration de notre vie. Sans souvenirs nous serions morts depuis longtemps ! Bien que parfois la mort nous parait, à choisir, préférable à certaine existence sans saveur, sans couleur, sans espoir... J'ai beaucoup aimé votre texte, empli de doux sentiments, et vous m'avez émue aux larmes ! Merci cher Poète pour ce délicieux et émouvant moment de lecture. Avec tous mes compliments,
Micheline.
rivaudais · le samedi 4 février 2017 à 12:21
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