Velconie *
* Genre littéraire basé sur la supposition
Oh je sortirais bien tout nu
Si je me revêtais de mots
Indécents et pourtant pudiques
Qui me feraient croire ingénu
Et qui réchaufferaient mon dos
Bien mieux que le font les tuniques
Que portent les fakirs indiens
Qui vivent de tout petits riens.
Oui je sortirais bien tout nu
Si je passais inaperçu
Au regard de tous ces gens bien
Qui ne pardonnent jamais rien.
Si je n'avais rien à me mettre
Je resterais à ma fenêtre,
Ou bien peut-être à mon balcon,
A regarder passer les cons.
Mais j'ai toujours quelques habits
Alors je descends et je vis.
C'est-à-dire que je m'envais
Comme Verlaine au vent mauvais
Aux endroits où le vent m'entraîne
-Il me faut bien casser la graine-.
Je marche jusqu'au magasin
Pour chercher des fruits et du pain.
C'est ainsi que depuis trois ans
J'écris ma vie et perds mon temps.
Noisy le Sec Décembre 2014
Oh je sortirais bien tout nu
Si je me revêtais de mots
Indécents et pourtant pudiques
Qui me feraient croire ingénu
Et qui réchaufferaient mon dos
Bien mieux que le font les tuniques
Que portent les fakirs indiens
Qui vivent de tout petits riens.
Oui je sortirais bien tout nu
Si je passais inaperçu
Au regard de tous ces gens bien
Qui ne pardonnent jamais rien.
Si je n'avais rien à me mettre
Je resterais à ma fenêtre,
Ou bien peut-être à mon balcon,
A regarder passer les cons.
Mais j'ai toujours quelques habits
Alors je descends et je vis.
C'est-à-dire que je m'envais
Comme Verlaine au vent mauvais
Aux endroits où le vent m'entraîne
-Il me faut bien casser la graine-.
Je marche jusqu'au magasin
Pour chercher des fruits et du pain.
C'est ainsi que depuis trois ans
J'écris ma vie et perds mon temps.
Noisy le Sec Décembre 2014
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4 commentaires
Micheline1940 · le lundi 16 octobre 2017 à 14:53
Amitiés,
Micheline.
rivaudais · le mardi 17 octobre 2017 à 00:30
Ensuite vos observations (à cause en partie du premièrement) sont extrêmement pertinentes, très fines.
Enfin même si je n'avais que vous à me lire et me suivre, ce me serait suffisant pour continuer à déposer de temps en temps quelques lignes sur le site. Un site que vous contribuez à faire vivre et à améliorer. Merci pour cela aussi. Je suis votre reconnaissant et honoré. Oui, Merci. Et que les ailes de la Poésie vous portent encore longtemps et toujours aussi haut dans le ciel de l'écriture et la beauté où j'essaye, grâce à des encouragements comme les vôtres, de créer mon petit sillon entre nuages et soleil. Que le ciel vous bénisse.
Micheline 1940 · le mercredi 18 octobre 2017 à 04:52
Vous savez que j'aime vous lire, et ce, pour mille raisons. Vous respectez, de plus, la langue Française aussi délicieusement que possible, et j'en raffole littéralement ! Tout se perd sous nos latitudes, et la beauté même, ne s'apprécie plus autant qu'il nous fut permis de le faire dans des temps que je qualifierai du Passé... Le nôtre justement, précieux et souverain !
Allons ! Je me sens devenir nostalgique ! Et s'il m'arrivait d'approfondir le sujet, immanquablement les larmes vont monter brouiller mes yeux... Je vais au contraire penser aux sillons bien droits que vous tracez et tracerez entre nuages et soleil (comme c'est joliment écrit, cela), et attendre, comme vous pouvez vous l'imaginer, bien impatiemment, la foisonnante levée de vos poèmes !
Passez me voir sur ma page où je vous y accueillerai avec plaisir, et je de plus, m'en trouverai totalement enchantée !
Que le Ciel vous bénisse aussi, cher René, et trouvez ici, mon bien sincère et amical souvenir. Bonne journée et à très vite vous lire.
Micheline.
Micheline 1940 · le mercredi 18 octobre 2017 à 05:00
Micheline.
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