A celle qui viendra
Ils sont morts les beaux jours
et leurs chansons si tendres.
L'amour s'en est allé
L'hiver en est venu,
tout pareil au rideau
du théâtre à minuit
quand la pièce est finie.
Le silence est tombé
sur le drame achevé.
Et pourtant ! Et pourtant !
Oui, çà doit exister encore
le drap blanc de l'amour,
le ciel bleu d'innocence,
l'écho de l'espérance
qui grandit chaque jour,
le songe d'insouciance
et le rêve à midi
au jardin refleuri.
Qui viendra me prédire,
m'enseigner le mystère
des beaux jours retrouvés
dans l'espoir ranimé?
Qui saura s'adresser
à l'âme inconsolée
de mon être blessé?
Me faudra-t-il attendre
d'avoir perdu le goût
du temps d'avant,
du temps d'oser,
du temps d'aimer ?
Et que l'ardeur en moi
ait cédé devant l'âge ?
Moi, je veux ranimer
les instants enchantés
et les tendres oeillades
de la complicité.
Les regrets de mon coeur
dont naissent les poèmes
cherchent en vain ce soir
à faire remonter
ces années de bonheur
qui se croyaient de paradis.
Je rêve en mon sommeil
d'une prison d'amour
dont la belle geôlière
serait douce à mourir.
A me faire encor croire
que pour un regard d'elle,
pour un simple sourire,
la promesse des yeux,
le venin d'un baiser,
tout pourrait revenir
et tout recommencer.
Je rêve à celle-là
pareille à mon désir
que je rencontrerai
un soir de désespoir.
Et qui me donnera
tant d'amour à venir
dans l'océan des jours,
que j'en mourrai peut-être,
mais de félicité.
Car moi, quand je mourrai,
c'est d'avoir trop aimé.
Ploufragan le 5 décembre 2017
(jour de la mort de Johnny)
et leurs chansons si tendres.
L'amour s'en est allé
L'hiver en est venu,
tout pareil au rideau
du théâtre à minuit
quand la pièce est finie.
Le silence est tombé
sur le drame achevé.
Et pourtant ! Et pourtant !
Oui, çà doit exister encore
le drap blanc de l'amour,
le ciel bleu d'innocence,
l'écho de l'espérance
qui grandit chaque jour,
le songe d'insouciance
et le rêve à midi
au jardin refleuri.
Qui viendra me prédire,
m'enseigner le mystère
des beaux jours retrouvés
dans l'espoir ranimé?
Qui saura s'adresser
à l'âme inconsolée
de mon être blessé?
Me faudra-t-il attendre
d'avoir perdu le goût
du temps d'avant,
du temps d'oser,
du temps d'aimer ?
Et que l'ardeur en moi
ait cédé devant l'âge ?
Moi, je veux ranimer
les instants enchantés
et les tendres oeillades
de la complicité.
Les regrets de mon coeur
dont naissent les poèmes
cherchent en vain ce soir
à faire remonter
ces années de bonheur
qui se croyaient de paradis.
Je rêve en mon sommeil
d'une prison d'amour
dont la belle geôlière
serait douce à mourir.
A me faire encor croire
que pour un regard d'elle,
pour un simple sourire,
la promesse des yeux,
le venin d'un baiser,
tout pourrait revenir
et tout recommencer.
Je rêve à celle-là
pareille à mon désir
que je rencontrerai
un soir de désespoir.
Et qui me donnera
tant d'amour à venir
dans l'océan des jours,
que j'en mourrai peut-être,
mais de félicité.
Car moi, quand je mourrai,
c'est d'avoir trop aimé.
Ploufragan le 5 décembre 2017
(jour de la mort de Johnny)
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3 commentaires
Philip (Jardin de Lune) · le jeudi 7 décembre 2017 à 07:51
Un poème émouvant, que l'on sent sincère.
Pouvoir mourir d'avoir trop aimé, et sans s'être noyé dans l'océan des jours. Mêler beaux souvenirs qui en valent la peine, les mélanger aux rêves éternels. Puis recommencer.
Ce n'est pas de l'illusion. C'est juste un fil de lumière que l'on suit, sur le chemin de notre vie. Un fil parfois ténu. Pour ne pas de perdre dans ses rêves, mais les garder, nos rêves. Vivants. Ici et maintenant. Et après.
Merci pour ce partage et belle journée à toi, René. Avec mes fidèles amitiés. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
aurorefloreale · le vendredi 8 décembre 2017 à 08:08
rivaudais · le vendredi 17 mai 2019 à 13:04
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