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Je ne sais rien ou pas grand chose

Le lundi 11 décembre 2017 à 23:58, posté par René · 327 lectures

A Yves La Prairie amicalement

J'aurais aimé fendre les ondes
De la mer et du ciel aussi.
Avoir le regard ébloui
Des gens rencontrés à Roissy.

Je sais si peu des grands voyages
Et de mes ancêtres marins.
Rien que des rêves d'océans
Des noms d'îles paradisiaques.

Et rien non plus de la fortune
De l'argent trop vite gagné,
Des jeux aux casinos d'été
Où l'on perd plus et davantage.

Peu m'importe aussi l'insolence
De ceux qui ont tout à foison.
Grands noms, grands trains, grandes écoles,
Grands discours semeurs d'illusions.

Je partage la peine et la paix
De ceux qui sèment d'habitude;
Plaisirs petits des braves gens
Et gestes de sollicitude.

Mais j'ai surtout- richesse immense-
Le bonheur de penser par moi,
La grâce d'accepter mon âge
Et mon bel amour de silence

Qui me fait croire à l'au-delà.


Betton Fin d'année 2002



Avec mes bon voeux de fin d'année à tous les amis de mespoemes.net
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4 commentaires

Collectif · le mardi 12 décembre 2017 à 09:28

Meilleurs voeux pour toi aussi, René !
Et quel plaisir de lire encore l'humilité, alors qu'aujourd'hui ils sont si nombreux à croire tout savoir, à croire tout comprendre ...

Rêveuse · le mardi 12 décembre 2017 à 13:31

Un poème Rivaudais qui m'a séduite par sa modestie,
nous ne savons pas grand chose sauf ce que la vie nous enseigne, et le plus important c'est l'amour des autres!
merci beaucoup et belle journée avec mes amitiés!

Micheline 1940 · le dimanche 31 décembre 2017 à 03:55

Un bien joli texte ! Vraiment ! Et qui donne à profonde réflexion... Et puis si bien écrit, que chaque ligne est plaisir !
Bien à vous cher René, et surtout, belle et bonne année 2018 !
Avec amitié,
Micheline.

rivaudais · le vendredi 17 mai 2019 à 12:56

Je prie le Collectif et aussi Rêveuse et Micheline pour ce silence alors que la simple politesse m'obligeait à répondre. J'ai trop souvent, au cours des derniers mois, et même années, eu la tête ailleurs qu'à la relecture des poèmes que je publie. Et quand j'ai un moment j'en publie un nouveau sans forcément prendre connaissance des commentaires. Auxquels je suis pourtant sensible et qui m'aident vraiment dans mes tentatives pour m'améliorer. Soyez-en tous remerciés, amis.

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