A une affligée
Quand la nuit douloureuse ira vers sa lumière ,
Que l'aube blanchira le velours des pénombres,
Que le proche horizon éveillera le monde,
Se lèvera le vent quémandeur de prières.
Toi qui crus que le rêve et la vie s'épousaient
Et attends un répit des heures à venir,
Voici que tout à coup tu songes à remplir
Le sursis de ta peine aux jeux de la rosée.
Engrange le soleil étancheur de blessures.
Les parfums de la nuit encensent le matin.
Non ! Ne crains pas demain qui force les serrures.
L'arc-en -ciel est un pont enjambant le destin.
Une saison va naître au chef de sa courbure
Et l'espoir se dresser pour culbuter l'hier.
Comme l'étalon d'or s'ébrouant dans l'azur
Piétine les lichens et les mousses d'hiver.
Tu n'étais que sanglots, souvenirs et naguère,
Seringue plantée pile au cadran des douleurs.
Mais je vois ton fardeau qui se fâne et s'altère
Tels aux fêtes d'antan les beaux tapis de fleurs.
Et ce visage en toi qui te hante, t'obsède,
Sans s'effacer jamais, ne te fera plus mal.
L'oubli ? ... C'est un combat qui réclame ton aide.
Estompe le récit en ton confessionnal.
Certes tu te souviens des lendemains d'absence
Et je sais que ton coeur souffre encor des regrets.
Ceux-ci seront plus doux tant le temps va passer
Et l'intérêt va naître au jour qui recommence.
Car s'il en faut des pleurs pour arroser le monde,
On justifie aussi sa souffrance à l'aimer.
La peine n'a qu'un temps. Celui-ci va sa ronde
Et même les torrents s'assèchent en été.
Va ! Barbouille l'aurore à ta larme dernière !
Au prisme de l'amour, l'univers resplendit.
Sens tout contre tes reins le drap qui s'alanguit
Et l'aube cheminante où perce une prière.
A peine as-tu tracé la moitié de l'histoire.
Ouvre plutôt la page au blanc appellatif.
Mets-y le verbe aimer au mode indicatif.
Ton coeur a fait son deuil, chanté son offertoire.
Lors comme un vol humide, alouette estivale,
Mets ta robe et accours au possible trouvé.
Le petit prince est riche en son charme automnal.
Le présent est d'émail au baiser conjugué.
Mais nul ne pourra rien si ton désir perdure
De honte et de remords, de culpabilité.
Nul ne pourra hélas ! soigner ta déchirure
Si tu tiens à garder ta fièvre tisonnée.
Prends les mots du poème et fais-en un programme.
Que l'épouvante en toi s'apaise à sa dictée.
Un ange va venir en l'heure écartelée
Recueillir l'épieu noir et le sang de ton âme.
Que l'aube blanchira le velours des pénombres,
Que le proche horizon éveillera le monde,
Se lèvera le vent quémandeur de prières.
Toi qui crus que le rêve et la vie s'épousaient
Et attends un répit des heures à venir,
Voici que tout à coup tu songes à remplir
Le sursis de ta peine aux jeux de la rosée.
Engrange le soleil étancheur de blessures.
Les parfums de la nuit encensent le matin.
Non ! Ne crains pas demain qui force les serrures.
L'arc-en -ciel est un pont enjambant le destin.
Une saison va naître au chef de sa courbure
Et l'espoir se dresser pour culbuter l'hier.
Comme l'étalon d'or s'ébrouant dans l'azur
Piétine les lichens et les mousses d'hiver.
Tu n'étais que sanglots, souvenirs et naguère,
Seringue plantée pile au cadran des douleurs.
Mais je vois ton fardeau qui se fâne et s'altère
Tels aux fêtes d'antan les beaux tapis de fleurs.
Et ce visage en toi qui te hante, t'obsède,
Sans s'effacer jamais, ne te fera plus mal.
L'oubli ? ... C'est un combat qui réclame ton aide.
Estompe le récit en ton confessionnal.
Certes tu te souviens des lendemains d'absence
Et je sais que ton coeur souffre encor des regrets.
Ceux-ci seront plus doux tant le temps va passer
Et l'intérêt va naître au jour qui recommence.
Car s'il en faut des pleurs pour arroser le monde,
On justifie aussi sa souffrance à l'aimer.
La peine n'a qu'un temps. Celui-ci va sa ronde
Et même les torrents s'assèchent en été.
Va ! Barbouille l'aurore à ta larme dernière !
Au prisme de l'amour, l'univers resplendit.
Sens tout contre tes reins le drap qui s'alanguit
Et l'aube cheminante où perce une prière.
A peine as-tu tracé la moitié de l'histoire.
Ouvre plutôt la page au blanc appellatif.
Mets-y le verbe aimer au mode indicatif.
Ton coeur a fait son deuil, chanté son offertoire.
Lors comme un vol humide, alouette estivale,
Mets ta robe et accours au possible trouvé.
Le petit prince est riche en son charme automnal.
Le présent est d'émail au baiser conjugué.
Mais nul ne pourra rien si ton désir perdure
De honte et de remords, de culpabilité.
Nul ne pourra hélas ! soigner ta déchirure
Si tu tiens à garder ta fièvre tisonnée.
Prends les mots du poème et fais-en un programme.
Que l'épouvante en toi s'apaise à sa dictée.
Un ange va venir en l'heure écartelée
Recueillir l'épieu noir et le sang de ton âme.
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10 commentaires
peauaime · le vendredi 12 octobre 2018 à 23:52
J'adore vos vers, peut-être parce qu'il me parle au regard de ma réalité.
Mais plus encore par leur pure beauté.
Une grande leçon de vie et d'espoir aux âmes les plus noires blessées par désespoir d'amour.
Un grand et sincère merci pour ce partage.
Poétiquement,
Emmanuel
rivaudais · le samedi 13 octobre 2018 à 00:41
micheline1940 · le samedi 13 octobre 2018 à 04:28
Votre magnifique poème, je l'ai ressenti profondément, intensément, et j'en fus touchée d'incroyable façon, par ce que reçu comme si vous me l'adressiez personnellement... reconnaissant ces états d'âme qui me correspondent tout particulièrement. Il se peut que vous me trouviez bien prétentieuse ! Alors, pardonnez-moi d'avoir osé vous écrire la sensation ciblée que votre merveilleux texte apporta à la pauvre lectrice que je suis.
Toute mon admiration pour votre talent, cher ami, et sachez le plaisir que j'eus à vous lire.
Avec ma toujours bien vive et sincère amitié,
Micheline.
rivaudais · le samedi 13 octobre 2018 à 10:40
Oui j'ai pensé à vous en publiant ce texte -que je crois être effectivement un poème. Pour une fois je 'en suis à peu près sûr-. J'ai pensé à vous, mais je n'ai pas osé vous le dédicacer C'est bien que vous l'ayez apprécié. Le contraire m'aurait contrarié. Mais je savais qu'il allait vous toucher. Croyez en ma sincère amitié, non dénuée d'admiration mais aussi de tristesse : je voudrais vous savoir heureuse
micheline1940 · le lundi 15 octobre 2018 à 18:46
Toujours avec ma bien vive et franche amitié.
Micheline.
micheline1940 · le lundi 15 octobre 2018 à 19:00
Bonne soirée,
M.
marcek · le mardi 16 octobre 2018 à 00:51
Amitiés
rivaudais · le mercredi 17 octobre 2018 à 01:26
liameliavq · le dimanche 28 octobre 2018 à 00:46
Avec toute ma sincère amitié.
LN.
rivaudais · le lundi 5 novembre 2018 à 00:48
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