Quand les marins sont morts
A Catherine Paysan qui s'interroge: "Que devient le soleil quand les marins sont morts ?"
Quand les marins sont morts,
lors le soleil qui dort
appareille à nouveau
et s'en va sous les flots
où sont les matelots.
Sitôt franchi le port
(le jour sommeille encor)
commence le voyage
fabuleux et sauvage
au grand monde immergé.
Revit le grand ciel d'eau,
immensité glacée,
jalonnée de trésors,
où le silence est d'or.
Là, les bateaux couchés
racontent leurs secrets
et les morts les écoutent,
du rêve plein les soutes.
Quand sombre le soleil
au monde sans pareil
qui mène au Grand Nord
de notre éternité
-le temps se nourrit de la mort-
lors les marins vivent encor
-la vie se nourrit de la mort-
et le soleil vient s'y baigner.
Chaque rayon qui danse
dans le ciel du matin
en est la confidence.
Et la lame expirante
nous porte encor l'offrande
et l'adieu d'un marin.
Quand les marins sont morts,
lors le soleil qui dort
appareille à nouveau
et s'en va sous les flots
où sont les matelots.
Sitôt franchi le port
(le jour sommeille encor)
commence le voyage
fabuleux et sauvage
au grand monde immergé.
Revit le grand ciel d'eau,
immensité glacée,
jalonnée de trésors,
où le silence est d'or.
Là, les bateaux couchés
racontent leurs secrets
et les morts les écoutent,
du rêve plein les soutes.
Quand sombre le soleil
au monde sans pareil
qui mène au Grand Nord
de notre éternité
-le temps se nourrit de la mort-
lors les marins vivent encor
-la vie se nourrit de la mort-
et le soleil vient s'y baigner.
Chaque rayon qui danse
dans le ciel du matin
en est la confidence.
Et la lame expirante
nous porte encor l'offrande
et l'adieu d'un marin.
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3 commentaires
debbie · le lundi 18 mars 2019 à 16:25
" Là, les bateaux couchés
racontent leurs secrets
et les morts les écoutent,
du rêve plein les soutes. "
Wow, je n'ai pas de mots pour te dire combien j'ai aimé ! Alors, merci pour ce superbe partage plus que poétique !
Bel après midi
Amitiés
Debbie
La Mouche Nounouche · le lundi 18 mars 2019 à 23:04
René c'est un grand et beau poème qui mériterait de côtoyer les grands classiques.
Moi je le verrais bien côtoyer le Dormeur du Val.
Merci pour ce sublime partage. Yves
rivaudais · le mardi 19 mars 2019 à 23:04
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