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Suite tardive à une lettre à mon amour de jeunesse

Le lundi 6 mai 2019 à 23:19, posté par René · 178 lectures

Vous n'en avez rien su. Vous ne pouviez savoir
Qu'en découvrant l'amour je perdais tout espoir.
Si je vous revoyais, je vous dirais peut-être
Je vous ai tant aimée au fin fond de mon être,
Mais c'était malgré moi, non, je n'y pouvais rien
L'amour fut douloureux à mon coeur lycéen.
C'était à Saint-Brieuc, cité des trois vallées.
Tant de tristesse en moi les aurait submergées.
J'ai su dès cet instant que je n'oublierai pas.
J'y pense encore alors qu'approche le trépas.
Oh oui ! je me souviens ! je vous revois si belle.
Nous avions tous les deux 16 ans, l'âge rebelle.
Mais en vous il n'était que paix, sérénité,
La distinction acquise aux reines de beauté
Où se mêlaient douceur et la fière assurance
De se savoir heureuse et belle de naissance.
Les anges du Bon Dieu malgré leur attirail
N'ont pas cette clarté qui rosit le vitrail.
La lumière et la vie avec vous sont entrées.
Cela fera bientôt soixante-sept années.
Le soleil a gagné le petit magasin,
L'humble boulangerie où je rangeais du pain.
Vous m'avez demandé :" Deux, non, une baguette"..
Je suis resté sans voix, immobile, tout bête.
Et je le suis toujours lorsque je pense à vous.
Mais ce spleen en mon âme, il m'est cruel et doux.


Suite à un poème du livret "Mes amours"
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7 commentaires

liameliavq · le mardi 7 mai 2019 à 05:17

Il est magnifique ce poème en alexandrins réguliers cher René, réussi tant sur la musicalité de ses vers que par la touchante émotion qu'il dégage... une friandise que l'on se déguste en la laissant fondre sur la langue...
Mes bisous du jour.
LN.

liameliavq · le mardi 7 mai 2019 à 05:22

Très respectueusement, je me permets de vous signaler deux Hiatus il me semble aux 4ème et 22ème vers :
...tant aimée_ au fin...
...boulangerie_ où...

rivaudais · le mardi 7 mai 2019 à 11:34

Merci LN. C'EST QUAND MÊME, VOUS ÊTES QUAND MÊME TRÈS SYMPA. Les deux hiatus ?.. Oui bien sûr, le choc est assez désagréable entre les voyelles. Mais - si je me rappelle bien : le temps où j'étudiais la prosodie classique est si loin désormais- il est permis puisqu'il s'agit d'effacer ou plutôt élider le "e" du féminin des deux mots aiméE et boulangeriE. Mais je vous suis reconnaissant de cet intéret que vous portez à ce que j'écris et à cette tentative de m'aider à m'améliorer. Surtout n'hésitez pas à recommencer, j'apprécie totalement, avec assez d'humilité et aussi un peu d'intelligence j'espère, tout geste dans ce but.

rivaudais · le mardi 7 mai 2019 à 12:04

Par contre vous n'avez pa svu cette énormé erreur : j'ai mis lumière et amour avec un pluriel commun -entréEs- au féminin. Je rectifie en mettant vie au lieu de amour et pour éviter la répétition je mets clarté à la place de lumière dans le vers précédent : clarté qui rosit au lieu de lumière où rosit. Ce qui est plus logique. Mais tout çà c'est grâce à votre remarque. Soyez-en remerciée.

plumeflore · le mardi 7 mai 2019 à 17:57

Bonjour René alors celui-là, c'est un vrai chef-d'œuvre, une perle certainement d'amour que de délicatesse, que de tendresse dans chaque mot j'aurais aimé l'écrire, c'est si romantique, si touchant chaque mot est un émoi, chapeau l'artiste de la belle et grande poésie!!
bonne soirée poète!
Marc!

lucid · le lundi 13 mai 2019 à 13:04

Bonjour René, votre poème est vraiment magnifique ! Ces vers transmettent ce spleen et ce ressenti nostalgique que vous exprimez si bien… Merci pour cette lecture ! Bon après-midi, Lucie.

rivaudais · le samedi 18 mai 2019 à 15:39

Merci Marc, merci Lucid (un pseudo bien porté)

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