Aux poètes maudits du XXème siècle
Comment dire la peine et le ressentiment
De ceux qui ont vécu confinés au silence?
Savoir si bien écrire et si juste vraiment
Sans qu'ils aient pu jamais avoir la moindre audience.
Tant et tant de talents, de merveilleux poètes
Ont traversé le siècle en traits intermittents,
Occultant la folie obnubilant leurs têtes
Et sont morts sans avoir accompli tout leur temps.
De n'avoir pu percer les mystères de l'être,
De n'avoir pu donner la parole au mourant,
D'avoir voulu l'amour, sans le trouver peut-être
D'avoir perdu la vie en en désespérant.
Ils n'ont pas respecté le Grand Livre Suprême,
Eux qui ont tant cherché la vérité pourtant,
Sans cesser d'ajouter à leur désarroi même
La musique des mots croisant celle du vent.
Où sont-ils aujourd'hui ceux du vieux millénaire,
Les Chaulot, les Ménard, les Becker, les Mallet ?
Ils ont rejoint Artaud, Péret, Apollinaire,
Bonnefoy, Ponge et Norge, Emmanuel, Fouchet.
Ma connaissance est nulle et ma voix si petite,
Moi qui ne suis que paix -et révolte pourtant-
Mais mon insuffisance a compris et s'agite :
La nature toujours est recommencement.
.
De ceux qui ont vécu confinés au silence?
Savoir si bien écrire et si juste vraiment
Sans qu'ils aient pu jamais avoir la moindre audience.
Tant et tant de talents, de merveilleux poètes
Ont traversé le siècle en traits intermittents,
Occultant la folie obnubilant leurs têtes
Et sont morts sans avoir accompli tout leur temps.
De n'avoir pu percer les mystères de l'être,
De n'avoir pu donner la parole au mourant,
D'avoir voulu l'amour, sans le trouver peut-être
D'avoir perdu la vie en en désespérant.
Ils n'ont pas respecté le Grand Livre Suprême,
Eux qui ont tant cherché la vérité pourtant,
Sans cesser d'ajouter à leur désarroi même
La musique des mots croisant celle du vent.
Où sont-ils aujourd'hui ceux du vieux millénaire,
Les Chaulot, les Ménard, les Becker, les Mallet ?
Ils ont rejoint Artaud, Péret, Apollinaire,
Bonnefoy, Ponge et Norge, Emmanuel, Fouchet.
Ma connaissance est nulle et ma voix si petite,
Moi qui ne suis que paix -et révolte pourtant-
Mais mon insuffisance a compris et s'agite :
La nature toujours est recommencement.
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3 commentaires
plumeflore · le dimanche 2 février 2020 à 23:25
bonne soirée!
Marc!
micheline1940 · le lundi 3 février 2020 à 16:14
Il est vrai que votre texte dit l'entière vérité, à savoir que de merveilleux poètes sont passés comme météores, et malgré leur magnifique talent, ont été oubliés ou bien négligés... Pourtant tous ont souffert, car l'on n'écrit peu, hélas, sous l'emprise de la joie, et les plus beaux textes sont tous pétris d'amours mélancoliques... L'on dit aussi qu'il faut avoir souffert pour bien écrire...
J'aime infiniment votre style cher René, et vos troisième et quatrième strophes sont de pures merveilles !
J'ai adoré !
J'ai répondu avec retard, veuillez me le pardonner, à votre sentiment de lecture sur mon dernier poème. Encore merci d'être si gentiment passé m'en donner votre aimable avis.
Je vous embrasse bien amicalement cher René, et vous souhaite une belle fin d'après-midi comme aussi une délicieuse soirée.
Votre amie,
Micheline.
rivaudais · le mercredi 19 février 2020 à 00:16
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