Constat et décision
La pluie a chassé les enfants
Et le petit jardin respire.
Je pense encore au bon vieux temps,
Le temps d'avant et je soupire.
Le ciel est triste. Aussi mon âme.
J'ai le spleen des bonheurs perdus.
Qui le souhaite me condamne
Mais où sont mes fruits défendus ?
Trop lentement les jours s'en vont
Déposant leur monotonie
Qui plus jamais ne reviendront.
Mais qui ranimera ma vie?
Les jours s'en vont et je demeure.
Mais pour combien de temps encor ?
Je ne peux que subir chaque heure,
La mort au coeur sans être mort.
Confiné. ?...Pas déconfiné?...
Je suis seul sans être tranquille.
Je ne peux plus positiver :
Je me sens las et inutile.
Le terrible dans la vieillesse
C'est ce sentiment incongru
D'être gênant pour la jeunesse,
D'être transparent, méconnu.
A chaque instant son incrément
De doute et de mélancolie.
A quoi me sert d'être vivant
Si je me sens mort à la vie ?
Je ne me plains pas, je constate :
Jadis on respectait les vieux.
Je me rappelle de la hâte
Que nous avions d'aller vers eux.
Mais pourquoi tout ce temps perdu
Quand j'ai gardé tant de jeunesse ?
Mon coeur est un temple inconnu
Prêt à tressaillir d'allégresse.
Où sont celles que j'ai séduites?
Où sont les filles que j'aimais ?
Mes amours et mes inconduites
Et les rêves que j'avais faits ?
L'argent me manque et je ne peux
Que manger et payer les dettes.
Il m'en faut plus pour être heureux :
De l'aventure en mes emplettes.
Je ne demande pas grand chose,
Seulement pouvoir voyager,
Que la vie enfin me propose
De retourner à l'étranger.
La pluie a chassé les enfants.
Il pleut jusque dedans mon âme.
Mais plus fort que l'âge et le temps
Brûle toujours en moi la flamme.
La flamme de la découverte
Qui me forçait d'aller, d'agir.
Une seule occasion ouverte :
Je me refais un avenir.
Et le petit jardin respire.
Je pense encore au bon vieux temps,
Le temps d'avant et je soupire.
Le ciel est triste. Aussi mon âme.
J'ai le spleen des bonheurs perdus.
Qui le souhaite me condamne
Mais où sont mes fruits défendus ?
Trop lentement les jours s'en vont
Déposant leur monotonie
Qui plus jamais ne reviendront.
Mais qui ranimera ma vie?
Les jours s'en vont et je demeure.
Mais pour combien de temps encor ?
Je ne peux que subir chaque heure,
La mort au coeur sans être mort.
Confiné. ?...Pas déconfiné?...
Je suis seul sans être tranquille.
Je ne peux plus positiver :
Je me sens las et inutile.
Le terrible dans la vieillesse
C'est ce sentiment incongru
D'être gênant pour la jeunesse,
D'être transparent, méconnu.
A chaque instant son incrément
De doute et de mélancolie.
A quoi me sert d'être vivant
Si je me sens mort à la vie ?
Je ne me plains pas, je constate :
Jadis on respectait les vieux.
Je me rappelle de la hâte
Que nous avions d'aller vers eux.
Mais pourquoi tout ce temps perdu
Quand j'ai gardé tant de jeunesse ?
Mon coeur est un temple inconnu
Prêt à tressaillir d'allégresse.
Où sont celles que j'ai séduites?
Où sont les filles que j'aimais ?
Mes amours et mes inconduites
Et les rêves que j'avais faits ?
L'argent me manque et je ne peux
Que manger et payer les dettes.
Il m'en faut plus pour être heureux :
De l'aventure en mes emplettes.
Je ne demande pas grand chose,
Seulement pouvoir voyager,
Que la vie enfin me propose
De retourner à l'étranger.
La pluie a chassé les enfants.
Il pleut jusque dedans mon âme.
Mais plus fort que l'âge et le temps
Brûle toujours en moi la flamme.
La flamme de la découverte
Qui me forçait d'aller, d'agir.
Une seule occasion ouverte :
Je me refais un avenir.
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5 commentaires
José · le samedi 15 août 2020 à 21:05
"Le terrible dans la vieillesse
C'est ce sentiment incongru
D'être gênant pour la jeunesse,
D'être transparent, méconnu"
Les jeunes ont trouvé de nouveaux maîtres : les réseaux sociaux, internet... Soyons honnêtes, les "vieux" aussi ont beaucoup changé dans cette mutation sociétale qui a tendance à cloisonner les générations.
Belle soirée
micheline1940 · le dimanche 16 août 2020 à 00:55
Votre poème émeut, car il touche au plus profond la problématique du temps qui passe bien trop lentement dans la souffrance et bien trop vite dans la joie et le bonheur. À notre niveau, hélas, il ne nous reste plus rien à espérer, et l'attente est bien longue en station de départ, même si le cœur est resté jeune, car le corps ne suit plus... Chercher l'erreur.... Notre cerveau tourne en boucle nos amours et nos joies, mais ceux-ci au lieu de nous réjouir nous font verser des larmes...
Songez à la tendresse que nous donnions à nos grands-parents, alors que maintenant, bien des enfants n'aiment pas même leurs parents...
Nulle valeur n'est à l'honneur, et ce mot "honneur" a t-il une quelconque signification aujourd'hui ?
Comme je vous l'écrivais plus haut, votre texte m'a profondément touchée, et je vous remercie de l'émotion qui m'a fait tressaillir l'âme.
Bonne nuit à vous bien cher René, et croyez à ma fidèle et sincère amitié.
Micheline.
rivaudais · le dimanche 16 août 2020 à 01:24
worrell02 · le mardi 25 août 2020 à 15:26
Tant que brule la flamme ou ne serait-ce une étincelle, il faut donner libre cours à son cœur.
Amitiés, Ivy
rivaudais · le vendredi 28 août 2020 à 19:59
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