A la mémoire des poilus de 14/18
Il était parti pour la guerre
Le cœur vaillant
Des rêves plein sa gibecière
Et l'air fringant.
Son devoir était de combattre.
Et par ma foi
Il croyait qu'on pouvait se battre
Comme autrefois.
A subi les rats, les blessures,
La soif, la faim,
Le froid, le gel et leurs morsures,
La boue enfin.
Il a vu les mourants qui râlent,
Les officiers,
Les soldats fauchés par rafales
Les estropiés.
Il a su la mort, la misère,
La peur aussi.
Et les obus qui vous enterrrent
Encore en vie.
Quand il est revenu de guerre
Après trois ans,
Il n'avait plus comme naguère
Le cœur vaillant.
Etaient morts sa femme, sa mère,
Son tout petit.
En avaient péri de misère
Sans rien, sans lui.
Est reparti faire la guerre
Le cœur brisé,
Désespéré, ne voulant guère
Se protéger.
Refusa grades et médailles,
Ne voulant pas
Que par lui des soldats s'en aillent
A leur trépas.
Est pourtant revenu de guerre.
Ses rêves morts
Etaient aussi dessous la terre.
Pas ses remords.
Le cœur vaillant
Des rêves plein sa gibecière
Et l'air fringant.
Son devoir était de combattre.
Et par ma foi
Il croyait qu'on pouvait se battre
Comme autrefois.
A subi les rats, les blessures,
La soif, la faim,
Le froid, le gel et leurs morsures,
La boue enfin.
Il a vu les mourants qui râlent,
Les officiers,
Les soldats fauchés par rafales
Les estropiés.
Il a su la mort, la misère,
La peur aussi.
Et les obus qui vous enterrrent
Encore en vie.
Quand il est revenu de guerre
Après trois ans,
Il n'avait plus comme naguère
Le cœur vaillant.
Etaient morts sa femme, sa mère,
Son tout petit.
En avaient péri de misère
Sans rien, sans lui.
Est reparti faire la guerre
Le cœur brisé,
Désespéré, ne voulant guère
Se protéger.
Refusa grades et médailles,
Ne voulant pas
Que par lui des soldats s'en aillent
A leur trépas.
Est pourtant revenu de guerre.
Ses rêves morts
Etaient aussi dessous la terre.
Pas ses remords.
Note : 10/10
(1 vote)
· connectez-vous pour noter
5 commentaires
capucine812 · le dimanche 21 février 2021 à 02:31
Merci pour ce partage a la mémoire "des poilus"
Pour cet homme qui a côtoyé tant de horreurs et à qui il ne reste plus rien
Que des remord qui le hante pour le reste de sa vie
Amitiés poétiques
Maryse
liameliavq · le mercredi 24 février 2021 à 11:01
Vous avez su avec cette rythmique Martellée rappeller le boucan d'enfer des canons et de la mitraille sur un champ de bataille, ainsi que l'inhumain destin que beaucoup ont du affronter.
Travaillons à un "Plus jamais ça !!! " sans faiblir.
Bisous cher René.
LN.
rivaudais · le mercredi 24 février 2021 à 22:41
liameliavq · le jeudi 25 février 2021 à 08:20
Et je ne suis ni savante, ni reconnue ( et ne tiens pas à l'être ), mais encore merci du compliment, cela me va droit au coeur.
En effet, cette habitude de la rigueur mathématique doit aider dans la motivation ou la volonté du respect du rythme et de la prosodie régulière. Tout comme l'oreille du musicien.
Je suis très médiocre en prose, j'aimerais en écrire de pure fantaisie et fantasmagorique mais suis très déçue du résultat la plupart du temps...
Tiens, je vais tenter d'en créer aujourd'hui... On verra bien...
rivaudais · le samedi 3 avril 2021 à 22:38
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.