A contre-courant
Trop de bonheur, trop de clarté,
Trop de lumière et trop d'été :
Il manque l'ombre
Où le cœur se plaît à rêver
Et la vie à se ressourcer
Dans la pénombre.
Je n'aime pas la démesure
Foules en délire et rupture.
-Sécurité-
J'ai peur de la folie humaine
Des conséquences qu'elle entraîne
-Intimité-.
Je cherche le temps mort, l'ennui,
Le songe échappant à la nuit
L'aile qui passe.
Quand l'âme peut se recueillir
L'inspiration naît d'un soupir
De l'heure lasse.
Oui, plutôt la mélancolie
Où l'on sent le poids de la vie
Au rythme lent
Des ans et des saisons qui passent
Et qui se perdent dans l'espace
Loin du vivant.
Si je recherche l'aventure
C'est que pour toujours elle dure
Enclose en moi.
J'aime la rime du poème
Libre, sans diapason ni thème,
Rien que l'émoi.
J'aime la voix de l'océan
Et la forêt chantant au vent
Et le murmure
Du ruisselet qui va gaîment,
Petitement, filet d'argent
Dans la nature.
Sensible aux peuples qu'on enchaîne,
Je veux la condition humaine
Meilleure enfin.
C'est pour cela que je me penche
Sur ma voisine, noire ou blanche,
Taisant sa faim.
Trop de lumière et trop d'été :
Il manque l'ombre
Où le cœur se plaît à rêver
Et la vie à se ressourcer
Dans la pénombre.
Je n'aime pas la démesure
Foules en délire et rupture.
-Sécurité-
J'ai peur de la folie humaine
Des conséquences qu'elle entraîne
-Intimité-.
Je cherche le temps mort, l'ennui,
Le songe échappant à la nuit
L'aile qui passe.
Quand l'âme peut se recueillir
L'inspiration naît d'un soupir
De l'heure lasse.
Oui, plutôt la mélancolie
Où l'on sent le poids de la vie
Au rythme lent
Des ans et des saisons qui passent
Et qui se perdent dans l'espace
Loin du vivant.
Si je recherche l'aventure
C'est que pour toujours elle dure
Enclose en moi.
J'aime la rime du poème
Libre, sans diapason ni thème,
Rien que l'émoi.
J'aime la voix de l'océan
Et la forêt chantant au vent
Et le murmure
Du ruisselet qui va gaîment,
Petitement, filet d'argent
Dans la nature.
Sensible aux peuples qu'on enchaîne,
Je veux la condition humaine
Meilleure enfin.
C'est pour cela que je me penche
Sur ma voisine, noire ou blanche,
Taisant sa faim.
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5 commentaires
micheline1940 · le mardi 27 juillet 2021 à 13:30
Un bel exercice de pensées pour nous guider vers le meilleur de soi...
Merci cher René pour ce profond poème qui m'a réellement touchée !
Votre affectionnée amie,
Micheline.
capucine812 · le mardi 27 juillet 2021 à 15:00
Toujours autant de plaisir à vous lire et j adore l avant dernier passage qui parle de l océan et la forêt qui chante au vent
Merci pour ce joli partage
Amitiés poétiques
Maryse
rivaudais · le mardi 27 juillet 2021 à 16:34
Merci Capucine toujours fidèle et si sensible à la poésie. La mienne mais aussi la sienne et celle de beaucoup. Oui, vous êtes une digne fille de Dame Poésie.
fevrier · le mardi 27 juillet 2021 à 18:59
Une poésie qui exprime les petits et les grands bonheurs de notre vie.
Par ailleurs, elle prend la mesure du
temps qui passe.
Amitiés.
rivaudais · le jeudi 12 août 2021 à 11:00
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