Soixante ans plus tard (sonnet)
Pour Lucille dans le plaisir de son retour parmli nous
Elle habite tout près. Je pourrais la revoir.
J'ai d'ailleurs un moment pensé sonner chez elle.
Et l'air embarrassé -me reconnaîtrait-elle?-
J'aurais simplement dit : "Comme il fait doux ce soir." *
Mais çà fait si longtemps qu'est mort en moi l'espoir !
Ma réappartion pourrait être cruelle.
Pour elle. Aussi pour moi. Surtout cette nouvelle
Intrusion dans l'oubli pourrait nous décevoir.
J'ai dû rester pour elle un fol adolescent. * *
Et son image en moi pour toujours sera celle
De la blonde beauté, ma tendre jouvencelle.
Nous voir romprait le charme. Et l'amour pénitent
Ne pourrait plus rêver d'éternelle romance.
En ma mémoire intacte où le déclin commence.
* C'était notre phrase fétiche. La première que je lui ai dite.
* * Je crois qu'elle a cru que j'étais décédé à cause d'un RV manqué, de mon départ pour l'Algérie et du silence forcé, totalement involontaire de ma part, qui s'en est suivi. Et surtout parce qu'un homonyme -inconnu- du pseudonyme que j'utilisais est mort dans un accident à ce moment-là. Ainsi va la vie.
Elle habite tout près. Je pourrais la revoir.
J'ai d'ailleurs un moment pensé sonner chez elle.
Et l'air embarrassé -me reconnaîtrait-elle?-
J'aurais simplement dit : "Comme il fait doux ce soir." *
Mais çà fait si longtemps qu'est mort en moi l'espoir !
Ma réappartion pourrait être cruelle.
Pour elle. Aussi pour moi. Surtout cette nouvelle
Intrusion dans l'oubli pourrait nous décevoir.
J'ai dû rester pour elle un fol adolescent. * *
Et son image en moi pour toujours sera celle
De la blonde beauté, ma tendre jouvencelle.
Nous voir romprait le charme. Et l'amour pénitent
Ne pourrait plus rêver d'éternelle romance.
En ma mémoire intacte où le déclin commence.
* C'était notre phrase fétiche. La première que je lui ai dite.
* * Je crois qu'elle a cru que j'étais décédé à cause d'un RV manqué, de mon départ pour l'Algérie et du silence forcé, totalement involontaire de ma part, qui s'en est suivi. Et surtout parce qu'un homonyme -inconnu- du pseudonyme que j'utilisais est mort dans un accident à ce moment-là. Ainsi va la vie.
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7 commentaires
lucille · le vendredi 27 août 2021 à 00:29
fevrier · le vendredi 27 août 2021 à 02:29
Ce texte m'a ému. J'ai vécu ce genre de
quiproquo. Je n'ai rien oublié. Il me reste
le souvenir à jamais.
Amitiés.
capucine812 · le vendredi 27 août 2021 à 10:29
Magnifique texte qui donne des frissons
Merci pour ce joli partage
Amitiés poétiques
Maryse
José · le lundi 30 août 2021 à 09:18
Merci
rivaudais · le mardi 31 août 2021 à 12:19
rivaudais · le mardi 31 août 2021 à 12:20
liameliavq · le vendredi 24 décembre 2021 à 09:35
Affectueuses pensées.
LN.
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