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SONNET

Le dimanche 3 juillet 2011 à 23:31, posté par René · 742 lectures

Des volutes du songe aux formes du désir,
Les contours indécis des esquisses rétives
Sur les ailes du Temps s'en vont aux nuits furtives :
Existence et vouloirs finissent d'un soupir.

O projets caressés ! Ebauches fugitives !
Promesses du Destin ! Mirages d'avenir !
Que reste-t-il de vous ? Quel sombre devenir
A fait de vos devis ces présences chétives ?

Vivre n'est pas un rêve ou un livre d'images
Et la réalité détrompe les plus sages.
Sous la paix de l'instant, se cache un deuil prochain

Et l'espoir d'aujourd'hui sera déçu demain.
Mais l'homme est ainsi fait que chacun, en lui-même,
Pour son bonheur futur, s'invente un théorème.
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14 commentaires

poesie101 · le lundi 4 juillet 2011 à 00:39

Excellent sonnet, bien balancé tant dans sa forme que dans son fond.

Une chose, le mot "trop" au vers 11 me semble un peu de lourd, d'une part, ça surprend dans un texte aussi fluide, et d'autre part, ça enlève toute la beauté de ce qui précédait et de ce qui suivra.

Merci pour le partage de ce magnifique sonnet.

Maxime

imparfaitlibre · le lundi 4 juillet 2011 à 01:22

-Très beau sonnet, une petite merveille pour l'amatrice de classique que je suis.
je me suis sincèrement régalée à te lire.
Amicalement René.---
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre

René · le lundi 4 juillet 2011 à 16:10

ancien) et justifié par des circonstances hélas ! douloureuses. Le supprimer, çà ferait un poied de moins. Le remplacer par si, tant etc? ce ne serait pas mieux. Mais si vous avez une proposition, j'accepte avec plaisir et reconnaissance.

René · le lundi 4 juillet 2011 à 16:13

Apparemment la 1ère partie de ma réponse à sauter. Peut-être est-ce l'orage mais mon ordi n'arrête pas de se déconnecter. Je continuerai plus tard.

domidom · le lundi 4 juillet 2011 à 23:00

Voilà du beau classique, un très beau sonnet, tant par la forme que par le fond, un enchantement de lecture...
Mes amitiés...Domie...

rivaudais · le mardi 5 juillet 2011 à 00:26

----Même si j'écris toutes sortes de choses, de textes en vers ou prose (y compris poétique - enfin j'espère ) j'aime beaucoup le classique. Qui contrairement à ce qu'affirment certains auteurs à la mode, n'est pas démodé. Le classique ne se démode pas, c'est bien connu. Par contre je crois qu'il est nécessaire et normal de l'adapter non vers un eplus grande exigence mais en accordant plus de liberté au sens, au mot. En s'exonérant si besoin de certaines contraintes qui n ese justifient pas ou plus. Je pense à ces singuliers et pluriels qui n'ont pas le droit de rimer les uns avec les autres . Ou les é avec les er etc etc . De la musqie avant toute chose disait Verlaine. Comment ne pas lui donner raison. Quand elle n'est pas au détriment du sens ni à la profondeur du texte. Je crois qu'au contraire, très souvent elle les sert.
http://www.mespoemes.net/rivaudais

imparfaitlibre · le mardi 5 juillet 2011 à 08:59

-Merci René pour cette réponse et pour tout son bon sens.
Je n'écris qu'en classique en respectant toutes les règles de prosodie et ses diverses formes tout en gardant ma liberté de penser parce que les deux ne sont pas incompatible. Le classique est rigoureux mais il n'est pas rigide. Nous avons la chance d'avoir un dictionnaire riche en mots alors il est toujours possible (même en classique) de trouver les mots qui dessinent notre pensée.
Merci encore pour cet échange.
amicalement.
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre

Loïc · le mardi 5 juillet 2011 à 13:30

Sonnet impeccable ! La forme ABBA-BAAB des quatrains est inhabituelle, mais le système de rimes du sonnet a été décliné à l'infini par les plus grands, donc je suis sûr que tu avais un exemple en tête.

Pour ce qui est du fameux "trop", c'est évidemment une cheville, mais dans la mesure où il apporte une réflexion supplémentaire au passage, il n'est pas rédhibitoire (ce n'est pas comme si tu avais mis "deuil bien certain" à la place.. ou les "si", "tant" dont tu parles !! Quelle horreur. Par contre, ça a sans doute frappé Maxime à cause de sa séparation du reste par la ponctuation.). Si tu cherches malgré tout à changer le vers, c'est facile : il suffit de trouver à la place de "couve" un verbe qui fasse 2 syllabes, comme "se love", "se cache", que sais-je, et là tu n'as plus besoin de ta cheville.

Quant au débat sur le fond/la forme, tu peux si tu le veux retrouver ce que nos poètes de divers bords avaient à dire, sur la page "Débats" de http://www.mespoemes.net/avisdesmembres .

Amitiés

http://www.mespoemes.net/cellox

Orbel · le mardi 5 juillet 2011 à 17:01

Profond de sonnet. Un beau poème.
Dommage les féminines du premier tercet qui suivent une féminine et le hiatus ou un.
Amicalement

AFF · le mardi 5 juillet 2011 à 20:25

Bonsoir rené,
Voilà que vous allez avoir une admiratrice.
Mais quel sonnet !!!! Superbement bien écrit en forme dans le fond. Tout y est ! Bravo cher poète.
En plus mon martyre est d'écrire tout en Alexandrin.
Je ne peux que vous féliciter de cette belle plume.
Merci !
Excellent
Au plaisir de vous lire
AFF
http://www.mespoemes.net/alpha/

René · le mardi 5 juillet 2011 à 23:53

A Orbel. Merci pour m'avoir fait remarquer ce hiatus auquel je n'avais jamais prêté attention. Les rimes féminines qui se touchent ?.. . Oui, je sais, mais cela ne me dérange pas. Moi . Par contre si c'est considéré comme une faute par les lecteurs, il me va falloir changer cela.
Pourtant, comme le précise très justement Loïc, le sonnet a été décliné de toutes les façons possibles. Alors, disons que clui-ci prend des libertés avec le classicisme pur et dur. Un de ces jours je publierai un texte vraiment classique (sonnet ou autre) Histoire de faire plaisir à ceux qui privilégient cette façon d'écrire. A laquelle je m'abstreins avec plaisir et profit de temps en temps. Et peut-être même en Alexandrins pour plaire à AFF.

Loïc · le jeudi 7 juillet 2011 à 01:58

"Ou-un" est un hiatus accepté, parce qu'il implique un son voyelle nasal ("un"). Ca vaut pour "oin", "ain", "on", etc. Les plus anciens classiques (même Corneille, Boileau ou Racine) ne se sont pas privés pour se servir de cette autorisation subtile. Cela dit, il est généralement considéré "préférable" d'éviter ces semi-hiatus, mais en aucun cas "interdit".

En passant, je ne sais pas si je t'apprends quelque chose, mais : pour éviter que des expressions courantes contenant des hiatus soient d'emblée interdites de poème, Malherbe avait prévu une liste d'expressions autorisées, telles que "ici et là", "une à une", "sang et eau" etc. Ca peut servir.

Détail : je ne sais pas si tu as compris AFF : elle ne déteste pas lire les alexandrins (pas plus que toute autre forme de poésie), mais elle disait qu'en écrire, au contraire, était pour elle une torture !

rivaudais · le mardi 16 octobre 2012 à 23:59

----Je "tmbe sur le commentaire de poésie 101 u 4 juilet 2011 alrs que je cherchais un autre texte pour l'envoyer à un ami à sa demande. Poésie 101 a raison et jenève le pot qui qui effectivement casse la musique du vers.Lire donc "Sous la paix de l'instant se cache un deuil prochain" Lerci de cette critique constructive.
http://www.mespoemes.net/rivaudais

rivaudais · le dimanche 21 avril 2013 à 19:32

.e réponds à poésie 1. Il a raison et je vais supprimer ce "trop" qui est vraiment en trop. Merci de m'aider à m'améliorer.
Hélas je ne peux plus guère venir sur le site je travese des mois difficiles. mais : "çà ira mieux demain" .. peut-être. Si la santé se maintient

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