A ERWAN, MON PETIT BRETON DE PARIS.
"La terre est bleue comme une orange"
Ainsi la terre est bleue-orange.
Non! Elle est rouge au gris des jours.
C'est une orange où bien peu mangent.
Le ciel est creux comme un tambour.
Elle est sanguine cette orange
Et ruisselle sur son pourtour.
Et cette mécanique arrange
Souvent les puissants et leurs cours.
Le temps accumule la fange.
Pas de quartier! La mort accourt!
Cadavres flottant sur leurs Gange
Noyés dans l'écume des jours.
.
Au vol indifférent des anges
L'espoir est parti sans retour.
Il en est peu que çà dérange
Dans la mer des toits et des tours.
La terre est pareille à l'archange
Qui Dieu se voulut à rebours.
L'écho se tait. Tout se mélange.
Le ciel se mite en son velours.
Pauvre planète!... Une vidange!
Et mon dégoût est sans détours.
La terre pue et rien ne change
Où l'on tait d'autres Ouradour.
Que de regrets! Ni l'or ni l'ange
Ni l'espoir -encor moins l'amour!-
Ne peuvent se draper des franges
De l'idéal trahi toujours.
O toi mon bébé dans tes langes!
Je veux épargner à tes jours
Tous ces maux qui vont en phalanges,
Forgés sur l'enclume des sourds.
Je veux! Je veux! Mais j'appréhende
Pour toi, petit prince d'amour,
De ne pouvoir t'offrir prébende,
Toi, pauvre enfant de troubadour.
Car le seul bien que j'achalande
Dans la mer des pleurs et des jours,
C'est de l'humour en contrebande
Qui résiste à tous leurs discours.
Paris 30 juin 1976.
.
Ainsi la terre est bleue-orange.
Non! Elle est rouge au gris des jours.
C'est une orange où bien peu mangent.
Le ciel est creux comme un tambour.
Elle est sanguine cette orange
Et ruisselle sur son pourtour.
Et cette mécanique arrange
Souvent les puissants et leurs cours.
Le temps accumule la fange.
Pas de quartier! La mort accourt!
Cadavres flottant sur leurs Gange
Noyés dans l'écume des jours.
.
Au vol indifférent des anges
L'espoir est parti sans retour.
Il en est peu que çà dérange
Dans la mer des toits et des tours.
La terre est pareille à l'archange
Qui Dieu se voulut à rebours.
L'écho se tait. Tout se mélange.
Le ciel se mite en son velours.
Pauvre planète!... Une vidange!
Et mon dégoût est sans détours.
La terre pue et rien ne change
Où l'on tait d'autres Ouradour.
Que de regrets! Ni l'or ni l'ange
Ni l'espoir -encor moins l'amour!-
Ne peuvent se draper des franges
De l'idéal trahi toujours.
O toi mon bébé dans tes langes!
Je veux épargner à tes jours
Tous ces maux qui vont en phalanges,
Forgés sur l'enclume des sourds.
Je veux! Je veux! Mais j'appréhende
Pour toi, petit prince d'amour,
De ne pouvoir t'offrir prébende,
Toi, pauvre enfant de troubadour.
Car le seul bien que j'achalande
Dans la mer des pleurs et des jours,
C'est de l'humour en contrebande
Qui résiste à tous leurs discours.
Paris 30 juin 1976.
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4 commentaires
claude · le lundi 12 septembre 2011 à 22:42
rivaudais · le mardi 13 septembre 2011 à 00:10
http://www.mespoemes.net/rivaudais
mamine · le mardi 13 septembre 2011 à 15:56
Rosa
http://www.mespoemes.net/mamine
domidom · le mardi 13 septembre 2011 à 17:09
Un poème subtil qui s'étiole dans l'écume des vagues, ce temps qui passe dans l'indifférence, et voilà, j'aime ce cri, (je veux, je veux,) mais voilà, ce n'est pas vrai, Vouloir ne peut pas toujours dire Pouvoir, une utopie...
A bientôt cher ami...
Au plaisir de te lire...
Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
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