Par une fenêtre de l'hôpital psychiatrique(sonnet)
Pensées d'un soignant- Pavillon des anciens- Rennes
Pas une étoile au ciel. La nuit est tâche d'encre.
Et sous le réverbère, astre microfilmé,
Tremble l'or lumineux d'un feuillage apeuré.
On dirait qu'un vaisseau s'en vient de jeter l'ancre
Comme un fragile espoir que menace le chancre
D'un apocalyptique et fulgurant été.
Se peut-il que demain tout cesse d'exister?
Aux classes du Savoir, l'homme n'est-il qu'un cancre?
Cependant, au dedans, d'immobiles anciens
Réduits par la douleur, par l'âge et la démence,
-C'est ici le mouroir où se dénouent les liens-
N'attendent que la mort en leur stupeur immense.
Et qui sait malgré tout si ces vieillards perdus
Ne nous révèlent pas la raison qu'on n 'a plus?...
Centre hospitalier Guillaume Régnier. Mai 1985
Recueil "En nous l'enseveli" Edition ARDAL
Préface de Ginette Durand Prix Wilfrid Lucas 1986
Pas une étoile au ciel. La nuit est tâche d'encre.
Et sous le réverbère, astre microfilmé,
Tremble l'or lumineux d'un feuillage apeuré.
On dirait qu'un vaisseau s'en vient de jeter l'ancre
Comme un fragile espoir que menace le chancre
D'un apocalyptique et fulgurant été.
Se peut-il que demain tout cesse d'exister?
Aux classes du Savoir, l'homme n'est-il qu'un cancre?
Cependant, au dedans, d'immobiles anciens
Réduits par la douleur, par l'âge et la démence,
-C'est ici le mouroir où se dénouent les liens-
N'attendent que la mort en leur stupeur immense.
Et qui sait malgré tout si ces vieillards perdus
Ne nous révèlent pas la raison qu'on n 'a plus?...
Centre hospitalier Guillaume Régnier. Mai 1985
Recueil "En nous l'enseveli" Edition ARDAL
Préface de Ginette Durand Prix Wilfrid Lucas 1986
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
3 commentaires
José · le samedi 4 août 2012 à 08:18
domidom · le samedi 4 août 2012 à 21:14
Très bien écrit....
Amicalement...Domie...
rivaudais · le mardi 7 août 2012 à 23:02
de ces mourants et du ciel frissonnant a jailli ce poème. Il est de moi certes, mais aussi de cette étrangeté mélancolique qui montait du soir. Je n'en fus que l'interprète
http://www.mespoemes.net/rivaudais
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.