Je ne sais rien ou pas grand chose
A Yves La Prairie, avec ma respectueuse amitié
J'aurais aimé fendre les ondes
De la mer mais aussi du ciel,
Avoir le regard ébloui
Des gens rencontrés à Roissy.
Je sais si peu des grands voyages
Et de mes ancêtres marins.
Rien que des rêves d'océans,
Des noms d'îles paradisiaques.
Et rien non plus de la fortune
De l'argent trop vite gagné,
Des jeux aux casinos d'été
Où l'on perd plus et davantage.
Peu m'importe aussi l'insolence
De ceux qui ont tout à foison,
Grands noms, grands trains, grandes écoles,
Grands discours semeurs d'illusions.
Je partage la peine et paix
De ceux qui sèment d'habitude,
Plaisirs petits des braves gens
Et gestes de sollicitude.
Mais j'ai surtout -richesse immense-
Le bonheur de penser par moi,
La grâce d'accepter mon âge
Et mon bel amour de silence
Qui me fait croire à l'au-dela.
Betton (35) 2002
J'aurais aimé fendre les ondes
De la mer mais aussi du ciel,
Avoir le regard ébloui
Des gens rencontrés à Roissy.
Je sais si peu des grands voyages
Et de mes ancêtres marins.
Rien que des rêves d'océans,
Des noms d'îles paradisiaques.
Et rien non plus de la fortune
De l'argent trop vite gagné,
Des jeux aux casinos d'été
Où l'on perd plus et davantage.
Peu m'importe aussi l'insolence
De ceux qui ont tout à foison,
Grands noms, grands trains, grandes écoles,
Grands discours semeurs d'illusions.
Je partage la peine et paix
De ceux qui sèment d'habitude,
Plaisirs petits des braves gens
Et gestes de sollicitude.
Mais j'ai surtout -richesse immense-
Le bonheur de penser par moi,
La grâce d'accepter mon âge
Et mon bel amour de silence
Qui me fait croire à l'au-dela.
Betton (35) 2002
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